Chronique de Blackwater – T.5 La fortune, de Michael McDowell.
« Miriam fut auréolée d’un tout nouveau prestige au sein de la famille. Les Caskey lui étaient reconnaissants non tant d’avoir convaincu la Texas National Oil de faire venir ses hommes et ses machines dans un marécage perdu à trente kilomètres de nulle part et de leur donner de l’argent pour ce qui, de toute façon, n’aurait été utile à personne, mais plutôt de s’être assurée – avant même que l’affaire soit conclue – que chaque membre recevrait une part égale des bénéfices. »
Michael McDowell, Blackwater T.5 – La fortune, Monsieur Toussaint Louverture, 2023, p. 225.
Motivations initiales
J’ai entamé cette saga un peu par hasard mais, finalement, j’ai totalement accroché à l’histoire et j’adore picorer un tome par ici et par là…
Synopsis
À Perdido, le clan Caskey est désormais la plus riche famille de la bourgade. Miriam se démène pour faire prospérer la scierie et, depuis qu’Élinor lui a dit que du pétrole se cachait dans le marais d’un des terrains dont les Caskey sont propriétaires, elle n’a qu’une idée en tête : accroître encore la richesse de la famille.
En parallèle des affaires familiales qui prospèrent, Frances et son mari Billy attendent un enfant. Mais, derrière cet heureux événement, se profile un triste destin pour Billy, alors que cette naissance changera Frances à tout jamais… L’argent n’achète pas le bonheur !
Avis
En lisant les premiers chapitres de ce tome, une chose me frappe : nous sentons que le dénouement est proche et que la saga va bientôt s’achever !
Ici tout s’accélère, des clés de compréhension supplémentaires sont données au lecteur mais l’auteur veille à bien garder quelques atouts dans sa manche pour nous surprendre encore… Cette série est totalement addictive et se lit à vitesse grand V. Je prends du plaisir à cette lecture et, à chaque tome, je me surprends à dire « quoi, c’est déjà fini ? » Bref, encore une fois, ce tome est une réussite et la magie a opéré.
Ce que j’aime le plus dans Blackwater, ce sont incontestablement les portraits de femmes que nous offre Michael McDowell. Toutes ces femmes du clan Caskey ont chacune leur caractère bientrempé. Elles sont toutes passionnantes mais attention cela ne veut pas dire que ce sont des tendres ! On ne peut que saluer le parti pris par l’auteur qui est de mettre à la tête de la famille Caskey des femmes alors que, rappelons-le, à cette époque – le milieu de XXe siècle – celles-ci sont en général sous domination masculine.
Allez, venez avec moi sauter dans la Perdido et prendre un bain de boue, c’est très bon pour la peau !
Pour en savoir plus
Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

