Non classé

Forêt

Certains s’en rappelleront peut-être, en 2009, Brice Hortefeux avait fait polémique avec une phrase prononcée à l’occasion des Universités d’été de l’UMP, « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». La question s’était posée alors de savoir si le ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy parlait des arabes ou, comme l’avait affirmé l’homme politique, des auvergnats. Pourtant, eut-il parlé des arbres et des forêts, nul n’aurait pu s’offusquer, et il n’aurait pas eu besoin d’aller jusqu’en Cassation pour être blanchi…

Lire la suite « Forêt »

Non classé

La dame de Reykjavik

Chronique de La dame de Reykjavik, de Ragnar Jonasson.

« Ce n’était pas l’indifférence des médias qui la gênait, mais l’impression tenace que son collègue avait été négligent. Alexander. Elle n’avait jamais vraiment cru en ses capacités. Il n’était ni consciencieux ni particulièrement brillant, et s’il était parvenue à garder son poste au sein de la brigade criminelle, il le devait seulement à un mélange d’obstination et de relations soigneusement entretenues. Dans un monde plus juste, elle aurait été sa supérieure – plus intelligente, plus scrupuleuse, plus expérimentée… »

Ragnar Jonasson, La dame de Reykjavik, Éditions Points, 2020, p. 35.

Lire la suite « La dame de Reykjavik »

Non classé

L’affaire écossaise

Chronique de L’affaire écossaise, de Stéphane Genêt.

« Dans un horizon constellé d’îles, la ville apparut comme appuyée sur les rochers. La partie basse reposait sur des pilotis avec des canaux qui rappelaient ceux de Hollande. Dans la cité haute, les maisons se serraient les unes sur les autres en amphithéâtre, très peu en brique, la plupart d’un bois peint en rouge. »

Stéphane Genêt, L’affaire écossaise, auto-édité, 2020, p. 53.

Lire la suite « L’affaire écossaise »

Essai, Historiques, Non classé

Le syndrome de la dictature

Chronique de Le syndrome de la dictature, de Alaa El Aswany.

« Une recherche publiée en 2017 par Freedom House sur la base de la Déclaration universelle des droits de l’homme montre que, sur les 195 États couverts par cette étude, l’on compte 87 pays libres, 49 non libres et 59 partiellement libres. Sur une population mondiale de 7,4 milliards d’habitants, seulement 39% jouissent d’une complète liberté, alors que 36% sont privés de libertés et 25% bénéficient d’une liberté partielle. »

Alaa El Aswany, Le syndrome de la dictature, Actes Sud, 2020, p. 23.

Lire la suite « Le syndrome de la dictature »

Non classé

Épidémie

La montée en flèche des ventes de La Peste, d’Albert Camus, ces derniers mois, d’abord en Italie, puis en France, a été suffisamment marquante pour être évoquée par les grands médias mainstream. Mais, plus largement, on peut retrouver dans la presse plusieurs références à des livres qui ont connu un retour en grâce à cette occasion. Ainsi, dans l’Obs du 17 mars 2020, sous la plume de Sylvain Courage, on retrouve cette interpellation, « Pourquoi il faut relire Camus et Machiavel en ces temps de coronavirus », évoquant le dernier livre écrit par ce dernier en 1527, La description de la peste de Florence ; dans Le Monde du 3 mars 2020, c’est L’aveuglement, de José Saramago, qui est mis en avant auprès du roman de Camus. Ainsi, l’épidémie nous ramène vers la littérature… mais, pareillement, la littérature convoque volontiers l’épidémie…

Lire la suite « Épidémie »

Biographies & autobiographies, Historiques, Non classé

Roi par effraction

Chronique de Roi par effraction, de François Garde.

« Depuis ce massacre qui lance sa destinée, et où il gagne le surnom méprisant de Général Vendémiaire, Bonaparte a une dette envers Murat. Sans cette cavalcade et sans ces canons, comment l’affaire aurait-elle tourné, alors que les sectionnaires royalistes alignaient des effectifs armés bien plus importants que ceux fidèles au régime ? Mais jamais Bonaparte ne s’est considéré comme redevable de quoi que ce soit envers quiconque : il a donné un ordre, Murat l’a exécuté. C’est une grande faute que de sauver la mise à un ingrat. Ou en tout cas une grande naïveté. »

François Garde, Roi par effraction, Éditions Gallimard, 2019, p. 37.

Lire la suite « Roi par effraction »

Non classé

Oiseau

L’oiseau occupe une place à part, du point de vue des humains. Il est celui qui vole, qui est proche des cieux, qui est entre le ciel et la terre. En cela, il s’oppose au serpent qui, ancré dans la terre, incarne le monde terrestre. Par leur légèreté, les oiseaux symbolisent les états spirituels, ce sont des messagers du ciel. Dans la littérature chinoise, on retrouve souvent la figure de l’oiseau bleu qui est en réalité une fée ou un messager céleste. C’est d’ailleurs cette même idée que l’on retrouve dans la Rome antique, où le vol et le chant des oiseaux est interprété comme présage, comme auspice.

Lire la suite « Oiseau »

Non classé

Bilan 2019

C’est l’heure des vœux et des résolutions. Des souhaits et des décisions. Des retours sur l’année écoulée et des projections sur celle qui vient.

Sur le blog Ô Grimoire, 2019 a été marquée par 148 billets, dont 109 chroniques de livres, 26 chroniques de bandes-dessinées, 5 thèmes traités pour la rubrique « À travers livres », 4 billets sur des soirées ou salons, 1 interview d’auteur, et 3 billets divers, comme celui-ci.

En 2019, vous avez également pu « découvrir » (ou pas, l’éternel mystère n’étant pas une vaine formule de style) deux nouveaux contributeurs et leurs centres d’intérêt, G et Bébéchat. Merci à eux, et au plaisir de les retrouver. Ils vous ont, chacun, proposé 6 chroniques.

T et C, ou C et T, ont trouvé un équilibre parfait : chacun de nous a rédigé 65 chroniques en 2019. Dont 7 en commun.

Nous nous sommes également amusés à évaluer ce que tout cela représente en terme de nombre de pages. Et nous parvenons au chiffre respectable de 29730 pages lues en 2019. Imaginez le poids que cela peut représenter, le nombre d’étagères nécessaires…

Et, pour être transparents, et comme c’est un sujet qui resurgit régulièrement ici et là, les 135 livres que nous avons chroniqués en 2019 ont été achetés dans 67 cas, reçus de nos éditeurs partenaires dans 31 cas, lus dans le cadre des jurys auxquels nous participons ou avons participé – Prix des lecteurs des éditions Points, Grand Prix des lectrices ELLE, en 2019 – pour 23 d’entre eux, 7 ont été reçus dans le cadre des opérations Masse critique de Babélio, 2 ont été récupérés dans des arbres à livre, 3 nous ont été offerts, 1 nous a été proposé directement par l’auteur, et 1 nous a été prêté.

Nous profitons de l’occasion pour saluer les éditeurs qui ont décidé, en 2019, de nous accompagner pour faire un bout de chemin : Agullo, Le Livre de Poche, notamment. Salut également à ceux qui, sur cette année, ont rejoint les lecteurs réguliers de ce blog !

Et, puisque ce billet, commencé en 2019, se termine alors que nous sommes déjà en 2020, il est d’autant plus normal de vous parler de nos résolutions pour cette année qui débute. Nous allons changer dans la continuité, ou continuer dans le changement. Nous réfléchissons à une nouvelle rubrique, mais il est encore un peu tôt pour en dire davantage ; nous souhaitons également relancer l’idée des interviews d’auteurs… Et, naturellement, nous continuerons à vous emmener avec nous lors des salons et des soirées auxquelles nous assisterons !

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter, à toutes et tous, une très belle et heureuse année 2020, joie, succès, santé… et plein de belles lectures !

Capture d’écran 2020-01-01 à 00.32.52

Non classé

Joyeuses fêtes !

christmas-4668747_1920
(image : aga2rk – pixabay.com)

Ô Grimoire – et les deux Ô Grimoiriens – vous souhaitent de très belles fêtes de fin d’année, en famille, entre amis, en amoureux… Nous avons aussi une pensée plus particulière pour ceux qui, pour une raison ou une autre, les passeront seul(e)s.

De notre côté, nous allons pratiquer un petit peu de digital detox, et, à l’exception d’un billet de bilan de notre année de lecture 2019 dans les jours à venir, nous serons silencieux…

Joyeux Noël et à très bientôt !

Non classé

Feu

Pour quelle raison Prométhée a-t-il été condamné à se faire dévorer le foie chaque jour par un aigle du Caucase – lequel foie repousse chaque nuit ? Pour avoir dérobé aux dieux de l’Olympe le feu ! Mais si le châtiment peut sembler sévère – il s’agissait après tout de rattraper l’incurie de son frère Epiméthée, qui n’avait rien donné aux hommes pour se défendre – c’est bien parce qu’il a osé voler les dieux qu’il est puni, et non pour avoir offert le feu aux hommes. Lire la suite « Feu »