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The marked society

Chronique de The marked society, de Aurore Payelle.

« Nous reprenons notre pouvoir. Non par la force, mais par la seule chose qu’Alaric n’a jamais pu nous arracher : le choix de nous aimer »

Aurore Payelle, The marked society, Hugo Roman, 2026, p. 422.

Motivations initiales

Première lecture choisie collectivement par notre bookclub, Slow Burns. Et honnêtement, ce n’est probablement pas un roman vers lequel je me serais tournée spontanément seule. Comme quoi, sortir un peu de sa zone de confort et faire confiance aux personnes qui nous entourent réserve parfois de très bonnes surprises.

Synopsis

Lorsque Evelyn découvre, quelques jours avant sa rentrée, que son inscription à l’université a mystérieusement été annulée, elle pense d’abord à une erreur. Mais une étrange invitation l’attend : intégrer Saint Eden College, une institution réservée à une élite aussi influente qu’inaccessible.

Derrière l’image parfaite du campus se cache en réalité The Marked Society, un cercle secret réunissant les héritiers des familles les plus puissantes du pays. Entre traditions opaques, jeux de pouvoir et alliances dangereuses, Evelyn comprend rapidement que son arrivée à Saint Eden n’a rien d’un hasard.

Plus elle s’enfonce dans les secrets du cercle, plus elle découvre que son propre passé semble intimement lié à cette société… quitte à remettre en question tout ce qu’elle pensait savoir sur elle-même.

Avis

Bienvenue à Saint Eden, l’université où les héritiers des familles les plus riches et les plus influentes se côtoient dans une ambiance aussi fascinante qu’étouffante. Et croyez-moi : derrière les beaux uniformes et les soirées mondaines se cachent surtout de sacrés fous du bus.

Moi qui adore les personnages dérangeants, ambigus et parfois franchement toxiques, j’ai été servie. Entre Alaric et Cassius, l’autrice nous offre exactement le genre de personnages qu’on adore détester… ou détester aimer.

The Marked Society est une dark academia extrêmement efficace dans son rythme. Une fois les premières pages tournées, difficile de décrocher. L’autrice maîtrise parfaitement l’art du page turner : les chapitres courts s’enchaînent avec fluidité, les révélations arrivent au bon moment et cette tension permanente donne constamment envie de continuer.

L’ambiance fonctionne particulièrement bien. Entre société secrète, héritiers sous pression, secrets de famille et rapports de force malsains, le roman coche toutes les cases du genre sans devenir totalement indigeste. Et évidemment, le trope enemies to lovers fonctionne encore une fois terriblement bien sur moi.

Cela dit, tout n’est pas parfait. J’ai trouvé que la fin arrivait un peu trop rapidement et qu’elle aurait mérité davantage de développement pour laisser certains enjeux respirer. Par moments aussi, le récit reste un peu en surface, notamment sur certains personnages ou dynamiques qui auraient gagné à être davantage creusés.

Mais malgré ces quelques réserves, ça reste une lecture que j’ai vraiment dévorée. Le format one shot fonctionne très bien, le rythme ne retombe quasiment jamais et l’ensemble possède ce côté addictif qui donne envie de lire “juste un dernier chapitre”… avant de réaliser qu’il est deux heures du matin.

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

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