Psychologique, Thrillers

Fermer les yeux

Chronique de Fermer les yeux, d’Antoine Renand.

« – J’ai toujours aimé les lames. Ça m’a toujours excité de voir le sang couler… Mais ce que j’aime le plus, tu sais ce que c’est ? L’électricité. Et les cris, les cris… Entendre leurs hurlements. Voir leur gueule terrifiée… »

Antoine Renand, Fermer les yeux, Robert Laffont, 2020, p. 381.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Dans la gueule de l’ours

Chronique de Dans la gueule de l’ours, de James A. McLaughlin.

« En fait, son contrat de travail stipulait qu’en tant que gardien de la réserve de Turk Mountain, Rice n’avait pas le droit de porter une arme sur la propriété, sans doute parce que les membres de la direction craignaient qu’un gardien armé d’un pistolet tire sur un intrus et qu’eux-mêmes se retrouvent inculpés. Mais les braconniers étaient des intrus par définition armés et Rice avait envisagé d’emporter la carabine de calibre .22 pour les traquer dans la montagne. »

James A. McLaughlin, Dans la gueule de l’ours, Éditions Rue de l’échiquier, 2020, p. 126.

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Biographies & autobiographies, Historiques, Non classé

Roi par effraction

Chronique de Roi par effraction, de François Garde.

« Depuis ce massacre qui lance sa destinée, et où il gagne le surnom méprisant de Général Vendémiaire, Bonaparte a une dette envers Murat. Sans cette cavalcade et sans ces canons, comment l’affaire aurait-elle tourné, alors que les sectionnaires royalistes alignaient des effectifs armés bien plus importants que ceux fidèles au régime ? Mais jamais Bonaparte ne s’est considéré comme redevable de quoi que ce soit envers quiconque : il a donné un ordre, Murat l’a exécuté. C’est une grande faute que de sauver la mise à un ingrat. Ou en tout cas une grande naïveté. »

François Garde, Roi par effraction, Éditions Gallimard, 2019, p. 37.

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Drame, Roman noir

La soustraction des possibles

Chronique de La soustraction des possibles, de Joseph Incardona.

« Mimi fait traîner son repas, dessert, café, pousse-café. L’heure est propice aux confidences. Elle s’en veut un peu, d’ailleurs, de trahir la spontanéité d’Hélène au nom d’un principe supérieur, celui du clan et de la famille.Elle se rassure en songeant qu’Hélène n’en saura rien et que, de toute façon, elle aura cru rendre service. Ce qui est le cas finalement. Un immense service. »

Joseph Incardona, La soustraction des possibles, Éditions Finitude, 2020, p. 128.

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Policiers, Roman noir

Malamorte

Chronique de Malamorte, d’Antoine Albertini.

« Sous les bourrasques, le maquis ondulait comme le flanc d’un gigantesque animal en train de s’ébrouer. Malgré la température glaciale et le vent qui s’était levé, ma chemise collait à mon dos. J’essayais de contourner la dalle rocheuse en suivant un passage sur le côté droit, à l’endroit où une maigre végétation recouvrait le sol, mais je glissai, ma tête heurta le sol et les nuages virèrent au pourpre puis au noir, mon estomac se contracta et je crachai un filet de bile chargé d’alcool. »

Antoine Albertini, Malamorte, Le Livre de Poche, 2020, p. 64.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Coupable ?

Chronique de Coupable ?, de Laurent Loison.

« – Je me battrai comme jamais sur ce dossier. Et pas uniquement moi. L’intégralité du cabinet va travailler pour toi jour et nuit. Quinze cerveaux d’avocats déterminés à sauver ta peau devraient suffire à contrecarrer un Kingall même gonflé à bloc. Nous trouverons les moyens d’emporter une décision favorable. »

Laurent Loison, Coupable ?, Slatkine et Cie, 2020, p. 213.

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Policiers, Psychologique, Roman, Roman noir

Annabelle

Chronique d’Annabelle, de Lina Bengtsdotter.

« Elle allait prendre contact avec les services sociaux, pensa-t-elle en reprenant le chemin du motel. Elle allait prendre contact avec les services sociaux pour Sara. Mais ça ne changerait sans doute pas grand-chose. S’ils travaillaient encore comme à l’époque où elle-même aurait eu besoin d’eux, ça ne ferait pas vraiment de différence. Tout est quand même resté à peu près pareil, songea Charlie. Le temps a passé, mais rien n’a changé, au fond. »

Lina Bengtsdotter, Annabelle, Le Livre de Poche, 2020, p. 123.

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Drame, Historiques, Roman noir, Témoignages

HS 7244

Chronique de HS 7244, de Lorraine Letournel Laloue.

« – Vous pervertissez nos enfants, salissez l’humanité. Je vais reprendre les paroles de notre cher député pour t’expliquer les choses… « Quand une infection sévit, la grippe par exemple, elle s’empare d’un continent entier, et les pays qui ne veulent pas être contaminés par cette infection font des campagnes de vaccination… » Joli, non ? C’est pourquoi notre puissant pays a mis en place ces traques massives. Pour trouver un vaccin qui protégerait notre population de votre mal. Ton président, celui de ta chère République, a ouvert les portes de l’enfer en légalisant vos pratiques démoniaques. »

Lorraine Letournel Laloue, HS 7244, Éditions Belfond, 2019, p. 262.

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Policiers, Psychologique, Roman noir, Thrillers

Dix petites poupées

Chronique de Dix petites poupées, de B. A. Paris.

« Maintenant il est trop tard. Finn peut passer des heures, des jours, des mois à me chercher, il ne me trouvera jamais. À moins que je lui laisse une sorte d’indice, que j’arrive à le mettre sur la piste. J’ai une poupée russe dans la poche et, alors qu’Ellen prend le dessus sur moi, je parviens à la laisser à un endroit où Finn la trouvera. Elle devrait, enfin, le mener à la vérité sur les poupées russes. Et s’il découvre la vérité derrière les matriochkas, il découvrira ma vérité à moi. »

B. A. Paris, Dix petites poupées, Le Livre de Poche, 2020, p. 274.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Talion

Chronique de Talion, de Santiago Diaz.

« Sous les initiales C. P. sont notées des sommes et des dates.C’est une dette. Elle commence il y a six mois à dix-neuf mille euros, et Nicoleta a réussi à la ramener à treize mille euros deux mois plus tard. Puis elle grimpe encore durant quelques jours pour atteindre vingt mille euros, et ainsi de suite jusquà l’annotation d’hier : la dette s’était maintenue à quinze mille deux cents euros et aujourd’hui elle s’élève à quinze mille cinq cents. Je regarde Nicoleta dormir dans le fauteuil et réalise que sa vie se complique à chaque fois qu’elle se drogue. »

Santiago Diaz, Talion, le cherche midi, 2020, p. 89.

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