Espionnage, Roman noir

La guerre est une ruse

Chronique de La guerre est une ruse, de Frédéric Paulin.

« Elle est en colère contre Tedj et contre les français. Peut-être parce qu’elle leur doit la possibilité de reprendre son souffle à la terrasse d’un café. Elle leur doit cette chance, mais elle ne leur a rien demandé et ne veut rien leur devoir. »

Frédéric Paulin, La guerre est une ruse, Agullo Éditions, 2018, p. .

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Livres jeunesses

Les Quinzebille, une famille comme les autres

Chronique de Les Quinzebille, une famille comme les autres, de Rémi Chaurand.

« Par chance, il a aussi fait une salade en entrée. Une salade laitue, lardons, bananes et fraises confites au chorizo, très bonnes, sauf les fraises qui donnent un goût bizarre au chorizo. Une fois la salade terminée, il est temps de passer à la suite. Mais là il y a un petit problème… »

Rémi Chaurand, Les Quinzebille, une famille comme les autres, Éditions Milan, 2019, p. 16.

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Historiques, Policiers

Menaces sur le roi

Chronique de Menaces sur le roi, de Jean d’Aillon

« Il s’agit certainement d’un plan préparé de longue date, sire. Charles IV, se sachant menacé, l’a élaboré pour vous contraindre à ne pas utiliser la force contre lui. Du Châtelet a peut-être tenté d’incriminer votre fils en Lorraine, mais sans y parvenir. Nous ne savons rien d’autres tentatives qui auraient échoué. Il a dû juger que ce serait plus facile à Paris. »

Jean d’Aillon, Menaces sur le roi, 2018, Éditions 10/18, p. 110.

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Ô grimoire en goguette

Ô Grimoire en goguette, acte 5

« Pour moi une ville, c’est comme un personnage. Pour pouvoir maîtriser au mieux le lieu où se déroule mon intrigue, je marche vingt-cinq kilomètres par jour, voire plus… »

Frédéric Couderc

Le 14 juin, l’un des deux Ô Grimoiriens était chez Babelio pour écouter Frédéric Couderc nous parler de son nouveau roman Je n’ai pas trahi aux éditions Pocket Jeunesse.

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Drame, Psychologique, Roman, Roman noir

Cadres noirs

« J’étais sans doute intervenu prématurément, mais il était trop tard pour regretter. J’avais offert une brèche à M. Delambre et il s’y était engouffré.

– Alors le gros bras ! m’a-t-il dit. Elle est où, ta belle organisation ? Hein, ducon, elle est où ?

Je ne peux pas vous dire quelle a été la réaction des autres, parce que je gardais les yeux fermés.

– C’était pourtant bien au point, quel dommage ! Ta petite équipe, tes caméras, tes écrans, tes mitraillettes à la mords-moi-le-nœud. »

Pierre Lemaitre, Cadres Noirs, Le Livre de Poche, 2010, p 231.

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Ô grimoire en goguette

Ô Grimoire en goguette, acte 4

« Les romans avec des noms d’animaux pour le moment c’est fini ! »

Laure Manel

Jeudi 13 juin se tenait chez Michel Lafon une soirée en partenariat avec Le Livre de Poche à l’occasion de la sortie du nouveau roman de Laure Manel. Nous étions donc entre blogueurs attablés autour de bonnes victuailles et de boissons – on a même fait sauter les bouchons de champagne – pour écouter le parcours de Laure Manel ! Lire la suite « Ô Grimoire en goguette, acte 4 »

Aventures, Jeunesses, Livres jeunesses

Les Sœurs Carmines – T.1 Le complot des corbeaux

Chronique des Sœurs Carmines, T.1, d’Ariel Holzl.

« Aujourd’hui, j’ai aidé l’Homme Bleu à retrouver sa famille. Enfin, juste sa femme. Mais ce n’était pas vraiment sa femme. Sa femme, c’est la Reine. Elle, il ne voulait pas la voir. »

Ariel Holzl, Les Soeurs Carmines – T.1 Le complot des corbeaux, Les Éditions Mnémos, 2017, p. 126.

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Classique, Roman

Le ventre de Paris

Chronique de Le ventre de Paris, d’Émile Zola.

« C’était un monde de bonnes choses, de choses fondantes, de choses grasses. D’abord tout en bas contre la glace, il y avait une rangée de pots de rillettes, entremêlés de pots de moutarde. Les jambonneaux désossés venaient au-dessus, avec leur bonne figure ronde, jaune de chapelure, leur manche terminé par un pompon vert. Ensuite arrivaient les grands plats : les langues fourrées de Strasbourg, rouges et vernies, saignantes à côté de la pâleur des saucisses et des pieds de cochon ; les boudins, noirs, roulés comme des couleuvres bonnes filles ; les andouilles, empilées deux à deux, crevant de santé ; les saucissons pareils à des échines de chantre, dans leurs chapes d’argent ; les pâtés, tout chauds, portant les petits drapeaux de leurs étiquettes ; les gros jambons, les grosses pièces de veau et de porc, glacées, et dont la gelée avait des limpidités de sucre candi. »

Émile Zola, Le Ventre de Paris, Folio classique, 2018, p. 82.

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Aventures, Heroic fantasy, Jeunesses

Triskell

Chronique de Triskell, d’Anbleizdu.

« Alaric lui tend alors un petit sac de cuir relié par un cordon. Léna l’ouvre délicatement et en sort un magnifique bracelet en cuir entièrement gravé, orné d’un triskell en argent avec une petite pierre verte au centre. Sur le cuir, de chaque côté, on peut voir un arbre finement représenté au milieu d’entrelacs celtiques. »

Anbleizdu, Triskell, Vert Pomme éditions, 2019, p. 42.

Motivations initiales

Triskell, voilà qui fleure bon les légendes celtiques, voire carrément arthuriennes. Alors quand ce livre a figuré dans la dernière Masse critique de Babélio, pourquoi ne pas le découvrir ?

Synopsis

Léna est au collège, en 4e, et habite à Angers. C’est la fin d’année. Sa meilleure amie s’appelle Lana, elle est la fille d’un riche industriel. Comme tous les ans, Léna va aller passer ses grandes vacances chez ses grands-parents, les parents de son père décédé dans un accident de voiture. Ils habitent en Bretagne, à côté de la forêt de Brocéliande.

Léna fait parfois de drôles de cauchemars, avec des druides, et, notamment, un certain Myrddin. Mais elle n’y prête pas vraiment attention. Et pour cause : elle ne sait pas encore que, dans sa famille, l’année de ses 13 ans, il se passe quelque chose de spécial. Quelque chose qui va lui ouvrir les portes d’un autre monde, dans lequel Myrddin, Yggdrasil et Yggdig ont une autre existence… mais également Angra Mainya. Et, en ce qui concerne ce dernier, c’est beaucoup moins sympa !

Léna parviendra-t-elle à sauver Yggdrasil – et le monde ? Saura-t-elle combattre le mal et affronter les mauvaises surprises que réserve la vie ?

Avis

> L’avis de T

Je n’ai rien contre les livres pour adolescents. J’ai lu plusieurs séries, dont j’ai pu parler ici ou non. Et je suis fan des légendes arthuriennes, donc tout devrait m’amener à trouver ce livre sympa.

Pourtant, je ne vais pas y aller par quatre chemins, il y a un mais. Et, pour moi, un gros mais !

Bon, vous l’aurez compris, le fil de l’histoire n’est pas forcément d’une infinie originalité, mais ce n’est pas un problème. J’ai dû lire quatre ou cinq versions des légendes arthuriennes : ce n’est donc pas la première que je lis une histoire de ce type, je connais à peu près le cadre, je n’attendais pas une surprise sur la trame de la narration.

L’idée d’une jeune fille qui découvre à 13 ans que, dans sa famille, pour diverses raisons, on se transmet un secret dans lequel la magie a à voir, très bien. J’ai déjà adoré cela dans Harry Potter, mais également dans L’héritage des rois-passeurs, de Manon Fargetton, pour ne citer que ces deux exemples. Jusque là, tout va bien.

Une fois que la révélation est faite, commence l’entraînement. Allez, supposons que, vraiment, Léna soit douée au point que, en quelques jours, elle maîtrise les arts du combat comme une vieille pro. Après tout, pourquoi pas. Là où certains rament – on peut penser à Ron dans Harry Potter… -, pour elle, c’est intuitif. Et en deux chapitre, c’est bon. Naturellement, elle n’est pas vraiment prête, mais bon, quand faut y aller, faut y aller. Et c’est parti pour la première défaite.

Tout est un peu rapide. On voudrait que ce soit un petit peu plus compliqué. Qu’il faille un peu plus d’efforts : il est assez rare, dans la vie, que les choses vous tombent toutes crues dans le bec, non ? Eh bien, là, c’est tout comme. Surtout dans un livre pour ados, parler un peu du sens de l’effort, cela pourrait pourtant avoir du sens – ok, disons que je sois réac, ce sera pire à la fin de cette chronique.

Parce qu’en effet, mon premier gros souci, c’est que Merlin nous est présenté comme franchement pas très futé. Certes, il dissimule les plans qui vont permettre de rejoindre Yggdrasil, l’arbre entre les mondes que les méchants veulent détruire – ils ont déjà réussi à sérieusement abîmer deux de ses trois racines. Mais (de la page 200 à la page 204), il détaille complaisamment à un personnage qui est censée n’être au courant de rien de toute cette magie l’ensemble de l’histoire et du combat historique qui se joue. Et, naturellement, ce personnage se trouve être contrôlé par le côté obscur de la Force ! Franchement, pour un type qui vit depuis quelques centaines d’années, c’est franchement limite !

Mais, surtout, ce qui me pose davantage un problème de fond, c’est l’idéologie quasiment politique qui transparait dans ce livre. D’autant qu’il s’adresse à des adolescents. Extrait (c’est Merlin qui parle, et les Assakus sont des démons, page 130) :

« – Ce n’est pas compliqué : les médias publics appartiennent aux gouvernements qui sont contrôlés par les Assakus depuis des décennies. Quant aux médias privés, ils appartiennent à des grands groupes industriels, contrôlés eux aussi par les Assakus. L’information est muselée et transformée sans vergogne.

– Mais pourtant, sur le net, il y a des infos qui filtrent.

– C’est vrai. Et c’est souvent le travail de gens comme ton père. Pendant longtemps, on a cru que la démocratisation d’internet allait changer les choses mais on avait tort. L’apparition des réseaux sociaux a tué cet espoir dans l’œuf. »

Participer à l’éducation politique des jeunes – parce que, la lecture, c’est évidemment aussi cela – avec du « tous pourris, les puissants, hommes politiques et patrons sont des démons, ou manipulés par eux », c’est tout de même assez caricatural. Et, autant j’aurais vraiment apprécié une réécriture « écologique » de ces légendes arthuriennes, un thème qui est abordé dans ce livre mais pas suffisamment creusé à mon goût, autant, là, je ne peux pas valider.

Bref, j’en reviens à mes propres lectures quand j’avais 13 ans : pourquoi ne pas plutôt redécouvrir la version des légendes arthuriennes de Mary Stewart, avec Le roi de lumière ?

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Jeunesses

Éloi & Dagobert

Chronique de Éloi & Dagobert, de Rémi Chaurand.

« – Bonsoir, monsieur Momo ! lance-t-il.

Une petite mamie, qui passait juste à ce moment-là, lui serre la main en pensant que c’est pour elle.

– Eh bien, mon petit, tu es bien petit, mais je ne m’appelle pas MOMO. Je m’appelle MADELEINE. Bonne journée quand même. »

Rémi Chaurand, Éloi & Dagobert, Éditions Milan, 2019, p. 46-47.

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