Aventures, Drame, Historiques

Mamma Roma

Chronique de Mamma Roma, de Luca Di Fulvio.

« En un éclair, elle se perdit dans ses souvenirs qui remontaient d’un lointain passé, comme si elle se noyait dans un tourbillon ou était attirée par le vide, et elle était surprise qu’ils soient restés aussi vifs, bien qu’elle les ait ensevelis très profondément en elle afin de devenir ce qu’elle était devenue. Une autre. La comtesse. »

Luca Di Fulvio, Mamma Roma, Slatkine & Cie, 2021, p. 120.

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Historiques, Roman

La fabrique des souvenirs

Chronique de La fabrique des souvenirs, de Clélia Renucci.

« Dans son désespoir, il s’en était persuadé, tant que la mort d’Oriane ne serait révélée à personne, elle resterait en vie. Le désir de découvrir de nouveaux souvenirs se rattachant à elle et aux camps l’obsédait. Si sa conscience se refusait à accepter la vérité, son inconscient, lui, n’en doutait plus et c’était la raison pour laquelle son équilibre mental vacillait. Instable, il souffrait sans répit. »

Clélia Renucci, La fabrique des souvenirs, Éditions Albin Michel, 2021, p. 236.

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Aventures, Roman

Le sortilège de Stelatta

Chronique de Le sortilège de Stelatta, de Daniela Raimondi.

« À deux reprises, il fut victime de blessures légères et comprit vite que la guerre n’était pas faite que d’héroïsme, de drapeaux tricolores et d’actes de bravoure, et qu’elle comptait son lot de peur, de plaies purulentes, de solitude. La guerre, c’était le froid et la faim, les cris des blessés, la folie qu’il apercevait dans les yeux des mourants. »

Daniela Raimondi, Le sortilège de Stelatta, Slatkine & Cie, 2021, p. 56.

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Aventures, Bandes dessinées, Historiques

Valois – T. 2 Si Deus pro nobis, quis contra nos ?

Chronique de Valois – T. 2 Si Deus pro nobis, quis contra nos ?, de Thierry Gloris, Jaime Calderon et Felideus.

« Je n’ai aucune allégeance à honorer, ni prébendes à mendier, à un quelconque prince. Seule m’importe ma terre de Montone et ceux qui y vivent. Mon métier c’est la guerre. Je me bats pour qui peut payer. »

Thierry Gloris, Jaime Calderon, Felideus, Valois – T. 2 Si Deus pro nobis, quis contra nos ?, Éditions Delcourt, 2019, p. 11.

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Historiques, Roman

Le train des enfants

Chronique de Le train des enfants, de Viola Ardone.

« – … Et vos mamans qui vous ont fait monter dans ce train pour partir loin, à Bologne, Rimini, Modène, c’est de l’amour.

– Pourquoi ? Ceux qui se débarrassent de toi ils t’aiment ?

– Ameri’, parfois ceux qui te laissent partir t’aiment plus que ceux qui te retiennent. »

Viola Ardone, Le train des enfants, Éditions Albin Michel, 2021, p. 76-77.

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Historiques, Prix littéraires, Roman

Concours pour le Paradis

Chronique de Concours pour le Paradis, de Clélia Renucci.

« C’était à lui qu’incombait donc la tâche de montrer que, quoiqu’il arrive, Venise se devait de donner au monde un visage toujours neuf, et toujours identique. Il avait déjà commencé les travaux de rénovation et sa présence pour décider de l’avenir de la salle la plus imposante en même temps que la plus symbolique du Palais allait de soi. Arrivèrent ensuite les autres membres de la commission. »

Clélia Renucci, Concours pour le Paradis, Le Livre de Poche, 2020, p. 16-17.

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Historiques, Policiers

Le sang de l’hermine

Chronique de Le sang de l’hermine, de Michèle Barrière.

« – Il n’est pas question que Léonard de Vinci m’échappe, reprit le roi. C’est le plus grand artiste et le meilleur philosophe de tous les temps. Il sera un ornement primordial pour le royaume de France.

Quentin fit la moue. Il comprenait mal l’engouement de François pour ce vieillard. Il l’avait rencontré à Bologne : un fou ! »

Michèle Barrière, Le sang de l’hermine, Le Livre de Poche, 2013, p. 41.

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Aventures, Bandes dessinées

Darnand, le bourreau français – T. 3

Chronique de Darnand, le bourreau français – T. 3, de Patrice Perna.

« J’ai été témoin de la vie de ce héros. Je l’ai vu avec une désinvolture incroyable, une élégance de seigneur, faire face au barbare allemand. Se comporter au combat avec un mépris souverain de la mort. Nous l’aimions tellement. Comment a-t-il cessé d’être un héros ? Si les politiciens et les généraux n’avaient jamais signé l’armistice, il aurait continué à tuer des allemands. Je ne leur pardonnerai jamais d’avoir privé la résistance de cet admirable compagnon d’armes, de cet admirable chef. »

Patrice Perna, Darnand, le bourreau français – T. 3, Rue de Sèvres, 2019, p. 35.

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Roman

Dévorer le ciel

Chronique de Dévorer le ciel, de Paolo Giordano.

« Je dis :

– Tu ne t’en rends peut-être pas compte maintenant. Mais dans cinq, dix ou vingt ans, peu importe, tu finiras par ressentir l’absence de ce que je t’ai enlevé et tu me détesteras. Parce que je t’aurai gâché la vie.

– Tu délires, Teresa. C’est la déception qui parle à ta place. Rentre à la maison et repose-toi. Nous ferons un autre voyage, une autre tentative. »

Paolo Giordano, Dévorer le ciel, Éditions du Seuil, 2019, p. 259.

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Historiques, Prix littéraires, Roman

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

«Il faisait beau, Ysabel et Fernando, vos rudes souverains catholiques, ont dormi dans l’Alhambra ; Fernando a ôté son armure pour monter sa royale femelle, dans la plus belle chambre du palais, après avoir fait donner une messe victorieuse où tous ses chevaliers entrés dans la citadelle pour se battre, priaient avec ferveur. Trois mois après, alors que nous avions vu les nobles Espagnols s’installer dans la médina, on nous chassa. Le départ, la conversion, ou la mort. Nous respections les chrétiens. Il y avait des pactes, des accords. Disparus en une nuit.»

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Babel, 2013, p. 31.

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