Drame, Roman

Le gang des rêves

Chronique de Le gang des rêves, de Luca Di Fulvio.

« Pardonne moi de ne pas avoir su croire en nous. Mais nous avons existé. Et en moi, nous existerons toujours. Maintenant, je quitte notre banc. Christmas. Christmas. Christmas. Christmas. J’aime le dire et le redire. Je t’aime. À toi, et pourtant jamais à toi, Ruth. »

Luca Di Fulvio, Le gang des rêves, Pocket, 2017, p.637.

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Théâtre

Les poissons rouges

Chronique de Les poissons rouges, de Jean Anouilh.

« Il doit me trouver hargneuse, méchante. Quand je le vois, c’est plus fort que moi : j’ai envie d’aboyer. Son odeur… C’est curieux, je n’y prêtais pas attention autrefois. Ni au bruit qu’il fait en mangeant… (Elle ajoute, lointaine.) Ce n’est pas que je n’aime pas l’odeur de la transpiration chez certains êtres… Ce jeune homme, l’autre jour, chez les Montmachou, qui venait de jouer au tennis… »

Jean Anouilh, Les poissons rouges, Folio, 2008, p. 38.

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Aventures, Drame, Roman

Golden Hill

Chronique de Golden Hill, de Francis Spufford.

« Le feu à présent, passé le stade du déchaînement sauvage, s’allait réduisant à une forme plus mélancolique de colline tout orange écarlate, à l’orageux éclat. Il composait maintenant un fort estimable portrait d’un paysage de l’enfer, d’autant plus que par moments, à travers son éblouissement de four infernal, apparaissaient les contours noirs, dansants, hésitants, chancelants, des serviteurs du feu. »

Francis Spufford, Golden Hill, Slatkine & Cie, 2019, p. 83.

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Drame, Roman

Quatre lettres d’amour

« … il l’expliqua plus tard aux lévriers quand il fut allongé près d’eux sur la couverture de leur cabane et qu’il prit conscience, non sans surprise, du mystère révoltant de son propre cœur : d’une certaine façon, dès qu’Isabel s’était éprise de lui, il s’était dépris d’elle. »

Niall Williams, Quatre lettres d’amour, Éditions Points, 2019, p. 196.

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Aventures, Roman

La chanson d’Arbonne

« Et, un soir venteux, alors que le tonnerre grondait au loin dans les collines au nord de Mignano, il y avait eu la chevelure couleur de nuit de Lucianna Delonghi au bout de la table du banquet, le scintillement de ses bijoux et l’éclat de son esprit, ses propos semés de pièges et de doubles sens, son rire moqueur puis, de façon stupéfiante, ce qu’elle devenait ensuite, ailleurs, sous le baldaquin rehaussé de peintures de son lit, vêtue seulement de ses bijoux étincelants… ce qui se produisait lorsque le rire cessait d’être moqueur, mais rire demeurait. »

Guy Gavriel Kay, La chanson d’Arbonne, Librairie l’Atalante, 2019, p. 212.

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Aventures, Romance, Science-fiction

La nuit des temps

« Je suis entré et je t’ai vue. Et j’ai été saisi aussitôt par l’envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi […] attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais. Et pourtant je voulais aussi qu’ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais, merveilleusement, incroyablement belle. Te montrer à l’univers, le temps d’un éclair, puis m’enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l’éternité. »

René Barjavel, La nuit des temps, Éditions Pocket, 1999, p. 87.

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Roman

La femme qui ne vieillissait pas

« Mais d’abord et avec un indicible plaisir, je vais jeter tout ce qui encombre le rebord du lavabo ; les crèmes anti-âge, antirides, liftantes, reliftantes, repulpantes, gainantes, les sérums contour des yeux, contour des lèvres, je vais tout jeter, sauf mes crèmes hydratantes et solaire, la base, dit Odette, la base, sans quoi tu es morte. »

Grégoire Delacourt, La femme qui ne vieillissait pas, Le Livre de Poche, 2019, p. 107.

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Drame, Roman

L’or du chemin

« Tu sais, moi aussi, il m’arrive de parler à ma petite femme morte. Et tu sais ce qu’elle me dit ? « Sois heureux comme j’aimerais que tu sois heureux si j’étais là. Aime la vie, ton travail et le bon vin comme j’aimerais les aimer avec toi et donne-les à aimer autour de toi. » Ta Léonora aurait sans doute des mots plus raffinés, mais je suis sûr qu’elle pense pareil. »

Pauline de Préval, L’or du chemin, Éditions Albin Michel, 2019, p. 122.

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Drame, Roman

Le triomphe de Thomas Zins

« … il n’envisage pas de vivre plus longtemps sans posséder la fameuse pièce d’identité qui autorise un adulte à s’asseoir au volant d’un véhicule automobile, puis à tourner la clé de contact pour démarrer le moteur avant de desserrer le frein à main, d’appuyer sur la pédale de débrayage, d’enclencher la première vitesse, puis d’exercer une légère pression du pied droit sur l’accélérateur tandis que du gauche on embraye, série d’opérations grâce à quoi l’on conduit sur la route une voiture d’un point à un autre… »

Matthieu Jung, Le triomphe de Thomas Zins, Éditions Points, 2018, p. 807.

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Biographies & autobiographies, Drame, Historiques, Prix littéraires, Roman

Charlotte

« Merci pour tes dessins. Ils sont naïfs, approximatifs, inaboutis. Mais je les aime pour la puissance de leur promesse. Je les aime car j’ai entendu ta voix en les regardant. J’ai ressenti une forme de perte et une incertitude aussi. Peut-être même l’esquisse d’une folie. Une folie douce et docile, sage et polie, mais réelle. Voilà. Ce que je voulais te dire. Nous sommes un très beau début. »

David Foenkinos, Charlotte, Folio, 2018, p. 104.

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