Drame, Historiques, Roman

Les guérir

Chronique de Les guérir, d’Olivier Charneux.

« L’homosexualité s’explique par un manque de testostérone. Si je conçois une glande artificielle qui comble ce déficit par une diffusion constante d’hormone, je pourrai guérir les patients. Il suffira de l’implanter sous la peau et le problème sera réglé. »

Olivier Charneux, Les guérir, Éditions Robert Laffont, 2016, p. 43.

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Drame, Policiers, Prix littéraires, Roman, Roman noir

Grossir le ciel

Chronique de Grossir le ciel, de Franck Bouysse.

« – On te dira qu’il faut prendre la vie comme elle vient… conneries… la vie, c’est elle qui te prend, sans te laisser le choix, et par les couilles, encore. Le temps qui passe fait que la mémoire s’use un peu, mais le problème, c’est qu’elle s’use pas sur les mauvaises choses qu’on a vécues, elle s’attarde plutôt sur les bonnes, plus tendres. C’est pas à toi que je vais l’apprendre. »

Franck Bouysse, Grossir le ciel, Le Livre de Poche, 2018, p. 179.

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Drame, Roman

Le gang des rêves

Chronique de Le gang des rêves, de Luca Di Fulvio.

« Pardonne moi de ne pas avoir su croire en nous. Mais nous avons existé. Et en moi, nous existerons toujours. Maintenant, je quitte notre banc. Christmas. Christmas. Christmas. Christmas. J’aime le dire et le redire. Je t’aime. À toi, et pourtant jamais à toi, Ruth. »

Luca Di Fulvio, Le gang des rêves, Pocket, 2017, p.637.

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Aventures, Drame, Roman

Golden Hill

Chronique de Golden Hill, de Francis Spufford.

« Le feu à présent, passé le stade du déchaînement sauvage, s’allait réduisant à une forme plus mélancolique de colline tout orange écarlate, à l’orageux éclat. Il composait maintenant un fort estimable portrait d’un paysage de l’enfer, d’autant plus que par moments, à travers son éblouissement de four infernal, apparaissaient les contours noirs, dansants, hésitants, chancelants, des serviteurs du feu. »

Francis Spufford, Golden Hill, Slatkine & Cie, 2019, p. 83.

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Roman

Les prénoms épicènes

Chronique de Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb

« Sois fière d’avoir aimé maman. La personne qui aime est toujours la plus forte. »

Amélie Nothomb, Les prénoms épicènes, Albin Michel, 2018, p. 152.

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Roman

Minute, papillon !

Chronique de Minute, papillon !, d’Aurélie Valognes.

« – J’ai besoin de savoir qui est mon père. Ça devient urgent.

– Je ne comprends pas…

– Rose, écoute, Jessica est enceinte. Je vais être papa.

– HEIN ??? Qu’est-ce qu’il a dit ? »

Aurélie Valognes, Minute, papillon !, Le Livre de Poche, 2018, p. 90.

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Roman

Céline & Céline

Chronique de Céline & Céline, de Michel Ruffin.

« Ils élargirent la discussion en évoquant les rapports entre la littérature, la politique et la morale. Censurer la première au profit des secondes c’est exactement ce que font tous les régimes autoritaires ou les idéologies fascisantes. Des idées sont déclarées révolutionnaires, des livres sont brûlés pour le même motif, des procès sont intentés contre des hommes libres. […] Cela amena les autorités de l’État de Virginie à mettre à l’index Robin des Bois pour propagation des idées communistes en 1953, Staline à interdire le 1984 de Georges Orwell, etc. »

Michel Ruffin, Céline & Céline, Éditions Chum, 2018, p 160-161.

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Drame, Psychologique, Roman, Roman noir

Cadres noirs

« J’étais sans doute intervenu prématurément, mais il était trop tard pour regretter. J’avais offert une brèche à M. Delambre et il s’y était engouffré.

– Alors le gros bras ! m’a-t-il dit. Elle est où, ta belle organisation ? Hein, ducon, elle est où ?

Je ne peux pas vous dire quelle a été la réaction des autres, parce que je gardais les yeux fermés.

– C’était pourtant bien au point, quel dommage ! Ta petite équipe, tes caméras, tes écrans, tes mitraillettes à la mords-moi-le-nœud. »

Pierre Lemaitre, Cadres Noirs, Le Livre de Poche, 2010, p 231.

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Classique, Roman

Le ventre de Paris

Chronique de Le ventre de Paris, d’Émile Zola.

« C’était un monde de bonnes choses, de choses fondantes, de choses grasses. D’abord tout en bas contre la glace, il y avait une rangée de pots de rillettes, entremêlés de pots de moutarde. Les jambonneaux désossés venaient au-dessus, avec leur bonne figure ronde, jaune de chapelure, leur manche terminé par un pompon vert. Ensuite arrivaient les grands plats : les langues fourrées de Strasbourg, rouges et vernies, saignantes à côté de la pâleur des saucisses et des pieds de cochon ; les boudins, noirs, roulés comme des couleuvres bonnes filles ; les andouilles, empilées deux à deux, crevant de santé ; les saucissons pareils à des échines de chantre, dans leurs chapes d’argent ; les pâtés, tout chauds, portant les petits drapeaux de leurs étiquettes ; les gros jambons, les grosses pièces de veau et de porc, glacées, et dont la gelée avait des limpidités de sucre candi. »

Émile Zola, Le Ventre de Paris, Folio classique, 2018, p. 82.

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Historiques, Prix littéraires, Roman

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

«Il faisait beau, Ysabel et Fernando, vos rudes souverains catholiques, ont dormi dans l’Alhambra ; Fernando a ôté son armure pour monter sa royale femelle, dans la plus belle chambre du palais, après avoir fait donner une messe victorieuse où tous ses chevaliers entrés dans la citadelle pour se battre, priaient avec ferveur. Trois mois après, alors que nous avions vu les nobles Espagnols s’installer dans la médina, on nous chassa. Le départ, la conversion, ou la mort. Nous respections les chrétiens. Il y avait des pactes, des accords. Disparus en une nuit.»

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Babel, 2013, p. 31.

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