Aventures, Drame, Roman, Roman noir

Le paradis des vauriens

Chronique de Le paradis des vauriens, de Wendall Utroi.

« Elle tenta bien de discuter avec son garçon mais les mots semblaient vides de sens. Li ne s’expliquait pas ce qu’on lui reprochait, les autres n’étaient rien que des tas de viande qui grouillaient sous ses yeux et qui se donnaient le droit de le juger, de l’insulter, de le malmener. Ne pas leur répondre revenait à lur accorder du crédit et Hugo préférait se battre contre plus grand, quitte à perdre, plutôt que de baisser pavillon. »

Wendall Utroi, Le paradis des vauriens, Slatkine & Cie, 2021, p. 97.

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Aventures, Drame, Historiques

Mamma Roma

Chronique de Mamma Roma, de Luca Di Fulvio.

« En un éclair, elle se perdit dans ses souvenirs qui remontaient d’un lointain passé, comme si elle se noyait dans un tourbillon ou était attirée par le vide, et elle était surprise qu’ils soient restés aussi vifs, bien qu’elle les ait ensevelis très profondément en elle afin de devenir ce qu’elle était devenue. Une autre. La comtesse. »

Luca Di Fulvio, Mamma Roma, Slatkine & Cie, 2021, p. 120.

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Anticipation, Drame, Dystopie

Le calendrier de l’après

Chronique de Le calendrier de l’après, de Nicolas Feuz.

« L’œil rouge du drone fixait Alexis. L’engin faisait du sur place à deux mètres de lui, à la hauteur de son visage, comme pour le défier en combat singulier. Si le canon se mettait à tirer, l’élu savait qu’il n’avait aucune chance. Il se souvenait de l’homme qui avait pris Adélaïde en otage. L’ADS l’avait aussitôt neutralisé. »

Nicolas Feuz, Le calendrier de l’après, Slatkine & Cie, 2020, p. 69.

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Aventures, Roman

Le sortilège de Stelatta

Chronique de Le sortilège de Stelatta, de Daniela Raimondi.

« À deux reprises, il fut victime de blessures légères et comprit vite que la guerre n’était pas faite que d’héroïsme, de drapeaux tricolores et d’actes de bravoure, et qu’elle comptait son lot de peur, de plaies purulentes, de solitude. La guerre, c’était le froid et la faim, les cris des blessés, la folie qu’il apercevait dans les yeux des mourants. »

Daniela Raimondi, Le sortilège de Stelatta, Slatkine & Cie, 2021, p. 56.

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Policiers, Roman, Roman noir, Thrillers

Heresix

Chronique de Heresix, de Nicolas Feuz.

« Le 22 juillet 1210, les portes de Minerve s’ouvrirent aux croisés. Centre quatre-vingts parfaits refusèrent d’abjurer. Sur ordre de Simon de Montfort qui appliqua la sentence d’Amaury, ils furent brûlés sur un grand bûcher collectif dressé dans le lit de la Cesse, le premier d’un longue série. La légende rapporte que nombre d’entre eux se jetèrent volontairement dans les flammes et moururent sans crier. »

Nicolas Feuz, Heresix, Slatkine & Cie, 2021, p. 106.

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Policiers, Roman noir

L’été froid

Chronique de L’été froid, de Gianrico Carofiglio.

« À la réflexion, le problème était peut-être plus grave encore, et c’était plus que l’impossibilité d’avoir des enfants. D’ailleurs, elle venait de le dire : il ne faut jamais rien tenir pour acquis. Ce qu’elle voulait dire par là, c’était : il ne faut pas tenir les émotions et les sentiments pour acquis, il faut les partager, les décrire et les rendre tangibles. Il ne faut pas tenir l’amour pour acquis. »

Gianrico Carofiglio, L’été froid, Slatkine & Cie, 2021, p. 33.

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Policiers, Psychologique, Roman

Vert Samba

Chronique de Vert Samba, de Charles Aubert.

« J’ai passé une main sur la cicatrice qui barrait ma joue. Je connaissais Lizzie depuis à peine plus d’une année et j’avais déjà été assommé, attaché, bâillonné. On avait saboté mon matériel de plongée. On m’avait accusé d’une série de meurtres, mis en garde à vue. On m’avait même tailladé le visage avec un couteau, roué de coups de pied et braqué des pistolets sous le nez. »

Charles Aubert, Vert Samba, Slatkine & Cie, 2021, p. 54.

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Historiques, Roman

Le Stradivarius de Goebbels

Chronique de Le Stradivarius de Goebbels, de Yoann Iacono.

« Comme dans les camps d’extermination nazis, des unités spéciales japonaises mènent des expériences sur des humains. La plus célèbre est l’Unité 731 dirigée par Shiro Ishii où, à son arrivée, chaque détenu se voit attribuer un numéro et perd son statut d’homme. Ces cobayes vivants sont appelés marutas, billot de bois, ou bûche en japonais, car les paysans locaux sont censés croire que ce camp est une gigantesque scierie où sont livrés des stères de bois. Ces bûches sont des humains. Les expériences portent sur le choléra, le typhus et la peste. […] Quand un détenu survit à une expérience, il est soumis à une autre jusqu’à ce que mort s’ensuive. »

Yoann Iacono, Le Stradivarius de Goebbels, Slatkine & Cie, 2021, p. 18.

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Roman

L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs

Chronique de L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs, de Daniel Fohr.

« J’ai conscience que le sujet d’une sensibilité masculine ou féminine est délicat et peut paraître stéréotypé, voire infondé. Pourtant, si les femmes lisent beaucoup, elles ne lisent pas tout, et l’éducation a tôt fait son travail d’orientation et créé des préférences de vagabondage qui semblent naturelles. Je ne suis pas un lettré, je l’ai déjà dit, et je ne prétends pas avoir de grandes connaissances. J’aime des livres que beaucoup de gens ont aimés, des auteurs reconnus, rien de très original, mais, même ainsi, il existe des livres que je suis maintenant le seul à connaître, parce qu’aucune femme ne les lit. »

Daniel Fohr, L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs, Slatkine & Cie, 2021, p. 37.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

La loi des hommes

Chronique de La loi des hommes, de Wendall Utroi.

« Les hommes sont lâches. Le cocher m’a expédiée sans un regard dans une ruelle des bas-fonds de la ville. Les boyaux de pavés grouillaient de mendiants, d’ouvriers tous aussi pauvres que moi. Ça sentait la misère, l’urine, les excréments, les relents d’alcool et de mauvais tabac. J’ai erré plusieurs jours, avec mon châle, mon baluchon et Timothy, emmitouflé dans un panier d’osier, avec ce qu’il me restait de nourriture. »

Wendall Utroi, La loi des hommes, Slatkine & Cie, 2020, p. 68.

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