Historiques, Roman

Le Stradivarius de Goebbels

Chronique de Le Stradivarius de Goebbels, de Yoann Iacono.

« Comme dans les camps d’extermination nazis, des unités spéciales japonaises mènent des expériences sur des humains. La plus célèbre est l’Unité 731 dirigée par Shiro Ishii où, à son arrivée, chaque détenu se voit attribuer un numéro et perd son statut d’homme. Ces cobayes vivants sont appelés marutas, billot de bois, ou bûche en japonais, car les paysans locaux sont censés croire que ce camp est une gigantesque scierie où sont livrés des stères de bois. Ces bûches sont des humains. Les expériences portent sur le choléra, le typhus et la peste. […] Quand un détenu survit à une expérience, il est soumis à une autre jusqu’à ce que mort s’ensuive. »

Yoann Iacono, Le Stradivarius de Goebbels, Slatkine & Cie, 2021, p. 18.

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Roman

L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs

Chronique de L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs, de Daniel Fohr.

« J’ai conscience que le sujet d’une sensibilité masculine ou féminine est délicat et peut paraître stéréotypé, voire infondé. Pourtant, si les femmes lisent beaucoup, elles ne lisent pas tout, et l’éducation a tôt fait son travail d’orientation et créé des préférences de vagabondage qui semblent naturelles. Je ne suis pas un lettré, je l’ai déjà dit, et je ne prétends pas avoir de grandes connaissances. J’aime des livres que beaucoup de gens ont aimés, des auteurs reconnus, rien de très original, mais, même ainsi, il existe des livres que je suis maintenant le seul à connaître, parce qu’aucune femme ne les lit. »

Daniel Fohr, L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs, Slatkine & Cie, 2021, p. 37.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

La loi des hommes

Chronique de La loi des hommes, de Wendall Utroi.

« Les hommes sont lâches. Le cocher m’a expédiée sans un regard dans une ruelle des bas-fonds de la ville. Les boyaux de pavés grouillaient de mendiants, d’ouvriers tous aussi pauvres que moi. Ça sentait la misère, l’urine, les excréments, les relents d’alcool et de mauvais tabac. J’ai erré plusieurs jours, avec mon châle, mon baluchon et Timothy, emmitouflé dans un panier d’osier, avec ce qu’il me restait de nourriture. »

Wendall Utroi, La loi des hommes, Slatkine & Cie, 2020, p. 68.

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Aventures, Livres jeunesses

Les aventuriers de l’Autre Monde

Chronique de Les aventuriers de l’Autre Monde, de Luca di Fulvio.

« Les trois compagnons reprirent leur exploration. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les buissons et les arbustes devenaient plus denses. Les branches sèches et épineuses rendaient leur progression difficile. Il y eut des t-shirts accrochés, des jambes et des bras égratignés.

– « Mais il n’y a rien ici ! finit par râler Max, épuisé. C’est pour ça qu’on l’appelle le Néant, il n’y a que dalle ! Allez, on rentre… » »

Luca di Fulvio, Les aventuriers de l’Autre Monde, Slatkine & Cie, 2020, p. 66-67.

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Drame, Policiers

Les protégés de Sainte Kinga

Chronique de Les protégés de Sainte Kinga, de Marc Voltenauer.

« Les croyances et les convictions étaient pour lui les principaux dangers qui guettaient l’humanité. Persuadé de détenir la vérité, chacun s’enlisait dans ses propres certitudes, renforçant ainsi sa propre ignorance. Hugo aimait bien la sentence socratique, « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Reconnaître son ignorance comme postulat de base était l’attitude nécessaire pour s’ouvrir à une quête du savoir intelligente et demeurer critique à l’égard de soi-même.

Pour Hugo, les membres du Bloc identitaire suisse illustraient à merveille le concept de savants ignorants qui pensaient tout savoir. Plus ils s’enfermaient dans leurs convictions, plus leur ignorance des choses de ce monde se renforçait. »

Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga, Slatkine & Cie, 2020, p. 379.

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Drame, Psychologique, Roman

Presque génial

Chronique de Presque génial, de Benedict Wells.

« Nous les mères ne savions pas en principe de qui venait le sperme. Tous les donneurs, nous disait-on, étaient beaux, en bonne santé et athlétiques. Ils avaient des pseudonymes tels que Donor Brian ou Donor Michael, et nous disposions de vagues informations sur leur profession, leur QI et leurs centres d’intérêt. On n’en savait pas davantage. […] Mais Monroe avait un assistant, un type falot appelé Andy, qui était amoureux de moi. Il a dérobé le dossier de ton père dans le bureau de Monroe. Ton père était diplômé de Harvard, il jouait du violon et avait un QI de 170. »

Benedict Wells, Presque génial, Slatkine & Cie, 2020, p. 102.

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Drame, Psychologique, Roman

Château charbon

Chronique de Château charbon, de Yasha Breen.

« Disséminés çà et là, de grands lampadaires drapaient l’ambiance d’une teinte lugubre, un chouïa orangée, et assombrissaient la Nationale 3 durant la nuit. Pour être aussi sordides aujourd’hui, ces lampadaires avaient probablement été de splendides toucans chantant sous des cieux ensoleillés, des centaines d’années auparavant. C’est ce que nous nous disions au Château. »

Yasha Breen, Château charbon, Slatkine & Cie, 2020, p. 43.

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Policiers, Roman noir

L’engrenage du mal

Chronique de L’engrenage du mal, de Nicolas Feuz.

« Il s’était juré de le lui faire payer. Il y pensait sans arrêt. La note serait tellement salée que toutes les larmes de son corps lui sembleraient bien douces. Sa vengeance était imminente. Un de ses contacts lui avait fait passer un message en prison. Il avait retrouvé la trace d’Alba, l’avait suivie et avait découvert sa faille, son talon d’Achille : sa mère et son fils, une vieille femme et un enfant en bas âge qui vivaient dans un appartement de Lausanne. »

Nicolas Feuz, L’engrenage du mal, Slatkine & Cie, 2020, p. 37.

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Nouvelle, Psychologique

La vérité sur le mensonge

Chronique de La vérité sur le mensonge, de Benedict Wells.

« Au commissariat, ils ont été surpris et pas qu’un peu quand ils ont constaté que je n’avais aucun existence officielle. Ma vraie carte d’identité venue du futur leur est apparue comme un faux et ma date de naissance les a fait rire. Mais alors i je n’étais pas moi, j’étais qui, bordel ? »

Benedict Wells, La vérité sur le mensonge, Slatkine & Cie, 2019, p. 124.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Coupable ?

Chronique de Coupable ?, de Laurent Loison.

« – Je me battrai comme jamais sur ce dossier. Et pas uniquement moi. L’intégralité du cabinet va travailler pour toi jour et nuit. Quinze cerveaux d’avocats déterminés à sauver ta peau devraient suffire à contrecarrer un Kingall même gonflé à bloc. Nous trouverons les moyens d’emporter une décision favorable. »

Laurent Loison, Coupable ?, Slatkine et Cie, 2020, p. 213.

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