Aventures, Bandes dessinées, Policiers

New York Cannibals

Chronique de New York Cannibals, de Jerome Charyn (récit) et François Boucq (adaptation).

« – Pas besoin de vous faire un dessin, sergent, vous avez compris qu’on m’a mis dans l’obligation de relâcher Quinto et sa ribambelle de nymphettes.

– Après des mois à enquêter sur cet enfoiré, voilà comment on se le fait souffler. Il vous a donné les raisons, au moins ??

– Non, mais sans le savoir, on aurait marché sur les plates-bandes d’une opération en cours… Laquelle ? Il ne m’en a pas dit plus. Alors notre histoire de trafic de came, on peut joyeusement s’asseoir dessus ! »

Jerome Charyn et François Boucq, New York Cannibals, Les Éditions du Lombard, 2020, p. 49.

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Aventures, Heroic fantasy, Médiéval fantasy

Le chant des cavalières

Chronique de Le chant des cavalières, de Jeanne Mariem Correze.

« Il ne sert à rien de s’inquiéter des choses sur lesquelles tu n’as aucune emprise, bel arbrisseau. Rage et tempête tout ton saoul contre la course du soleil dans le ciel, personne n’arrête l’astre du jour. La roue des saisons tourne, immuable, sans daigner ralentir pour les mortelles que nous sommes. Nous nous angoisserons pour le voyage du retour le temps venu, en attendant, Zinia possède bien des secrets et des trésors qui valent la peine d’être vus, au moins une fois. »

Jeanne Mariem Correze, Le chant des cavalières, Les moutons électriques, 2020, p. 193.

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Roman noir, Témoignages

Chienne

Chronique de Chienne, de Marie-Pier Lafontaine.

« Le père adore jouer. Les jeux l’excitent. Les stratagèmes élaborés lui plaisent au plus haut point. Il en a mal aux testicules. Repousser les limites de l’interdit lui demande beaucoup d’ingéniosité. Comment agresser ses enfants sans les pénétrer. »

Marie-Pier Lafontaine, Chienne, Le Nouvel Attila, 2020, p. 13.

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Aventures, Jeunesses

Mortel un jour, mortel toujours

Chronique de Mortel un jour, mortel toujours, de Mr Tan et Diane Le Feyer.

« Il dirige le Détecteur vers Maman et lui. L’appareil se met à clignoter encore plus fort, et l’aiguille cogne contre le rebord : le score maximum ! Je n’en reviens pas ! Je bondis de mon lit pour me mettre debout !

Papa me montre le résultat sur le cadran du détecteur :

– Tu aurais dû le tester sur nous !

Mes parents ? MORTELS ? Alors là, je ne l’aurais jamais cru. »

Mr Tan, Diane Le Feyer, Mortel un jour, mortel toujours, Bayard jeunesse, 2020, p. 80-81.

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Drame, Psychologique, Roman

Château charbon

Chronique de Château charbon, de Yasha Breen.

« Disséminés çà et là, de grands lampadaires drapaient l’ambiance d’une teinte lugubre, un chouïa orangée, et assombrissaient la Nationale 3 durant la nuit. Pour être aussi sordides aujourd’hui, ces lampadaires avaient probablement été de splendides toucans chantant sous des cieux ensoleillés, des centaines d’années auparavant. C’est ce que nous nous disions au Château. »

Yasha Breen, Château charbon, Slatkine & Cie, 2020, p. 43.

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Historiques, Policiers

Le cœur et la chair

Chronique de Le cœur et la chair, d’Ambrose Parry.

« Elle ne le connaissait que depuis peu de temps, mais cela lui avait suffi pour le cataloguer comme un digne représentant de ses semblables : égocentrique, enclin à la grandiloquence et persuadé que son instruction le plaçait au-dessus de ceux qui n’avaient pas bénéficié des mêmes chances que lui. Elle repensa à son arrogance, quand il avait repoussé son conseil dans la salle d’attente. Il découvrirait rapidement qu’il valait mieux l’avoir comme amie que comme ennemie, mais elle était prête à être l’une ou l’autre – cela dépendrait de lui. »

Ambrose Parry, Le cœur et la chair, Éditions Points, 2020, p. 94.

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Policiers, Roman noir

Les effarés

Chronique de Les effarés, de Hervé Le Corre.

« À genoux, Richard pleure avec une voix de môme et avance comme un pénitent vers le corps qui ne bouge plus et il le secoue en lui ordonnant de cesser de faire le con, de se réveiller, un costaud pareil descendu par un petit mec qui lui rend vingt centimètres et trente kilos, on croirait un manager qui tente de remettre son poulain sur pieds pour la quinzième reprise, merde, merde, tu dormiras plus tard. »

Hervé le Corre, Les effarés, Éditions Points, 2020, p. 24.

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Aventures, Médiéval fantasy

Le royaume de Pierre d’Angle – T. 3 Les adieux

Chronique de Le royaume de Pierre d’Angle – T. 3 Les adieux, de Pascale Quiviger.

« La route était belle et les dorures de l’automne donnaient à Ema l’impression d’avancer dans une enluminure. Le terrain accidenté, les cimes agitées, l’empreinte des sabots dans le sol argileux : tout l’invitait à revenir habiter le monde. L’air vif qui lui mordait le visage allégeait sa peine pourtant si profonde. »

Pascale Quiviger, Le royaume de Pierre d’Angle – T. 3 Les adieux, Éditions du Rouergue, 2020, p. 61.

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Roman noir

Le goût de la viande

Chronique de Le goût de la viande, de Gildas Guyot.

« Je n’étais ni une veuve, ni un orphelin, je ne demandais ni grâce, ni pitié, je voulais simplement qu’on me bousille. Comment ce paladin de mes deux avait-il pu se méprendre à ce point ? Pourquoi avait-il foutu ses godillots dans ce trou ? Ses pieds dans mon plat ? Il avait l’air malin maintenant de s’être mêlé de choses qui ne le regardaient pas : une jolie fleur de coquelicot au milieu du visage. Ça lui apprendra à ne pas savoir faire la différence entre une juste cause et une cause perdue. Bravo, mon salaud ! »

Gildas Guyot, Le goût de la viande, Éditions Points, 2020, p. 38.

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Policiers, Roman noir

Les mains vides

Chronique de Les mains vides, de Valerio Varesi.

« – Un conseil, reprit sérieusement Gerlanda, ne jouez pas les Don Quichotte. Que vous le vouliez ou non, vous faites partie de la police et la police a toujours été du côté des puissants. Depuis quand la police change le monde ? Dites plutôt qu’elle a empêché que ça change !

Il y avait un mélange de cynisme et d’amertume dans les propos de Roger, mais ce qui blessait surtout le commissaire, c’était d’être obligé d’admettre, une fois encore, un fond de vérité à ses propos. »

Valerio Varesi, Les mains vides, Éditions Points, 2020, p. 137.

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