Bandes dessinées, Westerns

Ray Ringo – T. 1 La Porte du diable

Chronique de Ray Ringo – T. 1 La Porte du diable, de Eric Corbeyran et Roman Surzhenko.

« La nuit où ces brutes m’ont attrapée, ils m’ont jetée en travers d’une selle pour me conduire jusqu’ici… J’ai cru que mon corps allait se disloquer au cours du trajet ! »

Eric Corbeyran et Roman Surzhenko, Ray Ringo – T. 1 La Porte du diable, Éditions du Lombard, 2025, p. 32.

Motivations initiales

Parfois, c’est nous qui demandons aux Éditions du Lombard tel ou tel titre que nous avons repéré et/ou qui s’inscrit dans une série que nous suivons. Et puis, parfois, ce sont eux qui nous envoie un album que nous n’avions pas encore repéré. À chaque fois, au moment d’ouvrir le paquet, c’est donc l’occasion d’être surpris. Cette fois, c’est le tome 1 de Ray Ringo qui est sorti du colis, en même temps que Sherlock Holmes contre Arsène Lupin. Une nouvelle série à découvrir, donc !

Synopsis

Parmi les convoyeurs de diligences, Ray Ringo est une légende. Mais les temps changent et la compagnie qui l’emploie, la Wells Fargo, confrontée à la concurrence du train – ou est-ce seulement pour maintenir sa rentabilité ? – réduit progressivement les équipages, au détriment de la sécurité des passagers.

Il décide donc de démissionner, mais accepte finalement de mener une dernière mission, simplement parce qu’elle lui permet de prendre la direction du relais d’Independence Rock, où son amie, Eleanor McLean, également conductrice de diligences, est soignée après avoir été blessée lors d’une attaque. Pour ce dernier voyage, Ray Ringo est chargé d’escorter le secrétaire d’État du Nevada, un proche d’Abraham Lincoln, et son frère… qui deviendra célèbre plus tard, sous le nom de Mark Twain. Le voyage se fait avec un tout jeune conducteur, Jerry, et avec un tireur.

Mais en arrivant au relais, Ray découvre que celui-ci a été attaqué. Tout le monde a été tué, sauf un homme qui a réussi à se cacher, et Eleanor, qui a été capturée et emmenée. L’homme n’a pas vu grand chose, mais a repéré que le chef des agresseurs avait des bottes en peau de serpent. Ray Ringo n’hésite pas : il envoie la diligence se réfugier au fort Laramie, malgré les protestations de ses clients, avant de se mettre sur la piste des tueurs…

 Avis

Que fait la bande de Rattlesnake Dick dans les parages ? Et que viennent faire dans le coin les trois mormons – un père et ses deux fils – que Ray croise au début de sa quête ? Ce ne sont que quelques-unes des questions auxquelles Ray va devoir trouver des réponses.

L’histoire est bien construite, les dessins de Roman Surzhenko sont une invitation au voyage – même si la vie dans les grandes plaines du Far West nous est présentée sous un jour plus cru que triomphal. On entre de plain-pied dans cette série qui est à la fois une suite et un hommage au personnage créé par William Vance en 1965, et qui avait alors connu trois aventures en autant d’albums.

Cette revisite, qui reprend les principaux marqueurs de la série d’origine, nous propose un western au goût du jour, avec de l’action, des rebondissements, des brutes épaisses, des indiens… Que demander de plus ?

Le petit clin d’œil à Mark Twain (Samuel Clemens) – même si celui-ci n’a pas signalé ce voyage en diligence avec le célèbre Ray Ringo dans son récit de voyage, À la dure – est particulièrement bien trouvé.

C’est solide, c’est bien fait, ça apporte également de l’épaisseur aux personnages (on apprend des choses sur l’enfance et l’adolescence d’Eleanor, notamment). Le jeune Jerry – Sipi, de son nom indien – semble pour sa part décidé à faire un bout de chemin avec notre héros. Bref, un premier tome qui pose efficacement les bases pour une série que l’on aura plaisir à suivre !

Alors si vous aussi vous êtes décidés à retrouver Eleanor, il ne vous reste qu’à prendre votre plus beau Stetson, à vérifier que votre fusil est bien chargé, et à cheval !

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

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