Chronique de Le Seigneur des anneaux, de J. R. R Tolkien.
« Éomer et Aragorn s’arrêtèrent un moment devant les portes. Le tonnerre grondait au loin, à présent. Des éclairs clignotaient encore dans les distantes montagnes du Sud. Un vent pénétrant soufflait au nord. »
J. R. R Tolkien, Le Seigneur des anneaux, Éditions Pocket, 2018, p. 744.
Motivations initiales
Je l’avais dit et je l’ai fait ! J’avais dit que le premier été après ma soutenance de thèse, je me ferais une petite excursion en Terre du Milieu… Allez, c’est parti !
Synopsis
Le Hobbit, dont la rédaction commence vers 1920 est finalement publié en 1937 et rencontre un véritable succès, aussi bien auprès de la critique que des lecteurs. L’éditeur réclame alors une suite à J. R. R. Tolkien, que celui-ci décline – il ne veut pas faire une suite, mais il est prêt à raconter d’autres histoires sur le monde qu’il imagine et façonne depuis plus de vingt ans, la Terre du Milieu – c’est ce matériau qui constituera finalement Le Silmarillion. Il commence donc à écrire ce qui deviendra le Seigneur des anneaux, qu’il mettra douze ans à écrire, et cinq de plus à faire publier…
Soixante ans après le retour de Bilbo de son périple jusqu’à la Montagne solitaire, celui-ci s’apprête à célébrer son 111e anniversaire. Mais ce qu’il est le seul à savoir, c’est qu’il a décidé de profiter de la cérémonie pour disparaître – ce qu’il fait véritablement en utilisant une dernière fois son anneau. Gandalf l’ayant incité à laisser celui-ci sur place – la Comté semble encore être un lieu sûr -, c’est Frodo qui hérite et de la maison, et de l’objet magique.
Mais dix-sept ans plus tard, Gandalf surgit. Désormais convaincu que l’anneau découvert par Bilbo n’est autre que l’Anneau unique forgé par Sauron, le danger est devenu trop grand. Il faut à tout prix parvenir à l’emmener jusqu’à Fondcombe (Imladris), le royaume sur lequel règne l’elfe Elrond. Ce sont finalement quatre hobbits qui s’embarquent dans cette aventure : Frodo, Sam Gamegie, Pippin et Merry. Mais les dangers sont nombreux, comme ils ne tardent pas à s’en rendre compte, croisant une première fois la route d’un des Nazgûl, les Chevaliers noirs, serviteurs de Sauron, qui ne sont autres que neuf rois humains pervertis grâce au pouvoir de l’Anneau unique. La rencontre de Grand-Pas (Aragorn) leur permet d’échapper à plusieurs dangers.
Lorsque les quatre hobbits parviennent à Fondcombe – où ils retrouvent Bilbo -, Frodo a été blessé, et il faut tout le pouvoir d’Elrond pour le soigner. Mais même Elrond sait qu’il ne sera pas capable de protéger l’Anneau : la seule solution consiste à le détruire, en le jetant dans la lave de la Montagne du Destin, en plein cœur du Mordor, pays de Sauron. La Communauté de l’Anneau, composée de représentants de tous les peuples libres de la Terre du Milieu, est alors mise sur pied, composée des quatre hobbits, d’Aragorn, Gandalf, d’un homme du Gondor, Boromir, d’un nain, Gimli et d’un elfe, Legolas.
Les périls seront grands, à la hauteur de l’enjeu entre le Bien et le Mal…
Avis
Voici déjà une trentaine de minutes que je passe mon temps à effacer les lignes que j’écris… Pas facile de parler d’un tel monument et alors que tout ou presque a déjà été dit. Bon, aller, je me lance !
J’avais déjà lu la trilogie il y a plus de vingt ans, mon père avait un peu insisté pour me faire découvrir Tolkien. Je me rappelle avoir souffert sur certains passages mais, globalement, j’avais adoré ma lecture et ce monde, créé de toute pièce par l’écrivain il y a maintenant plus de cent ans, n’avait pas manqué de m’impressionner.
Alors qu’en est-il vingt ans plus tard ? Eh bien, je n’ai pas boudé mon plaisir et les 1430 pages se sont enchainées à une allure folle ! Première sensation ressentie, se dire que cette histoire vieillit très bien – 70 ans après sa toute première édition – et qu’elle ne perd rien de son charme malgré les films de Peter Jackson qui manipule par moments la chronologie et les événements.
Certes, certains passages s’étirent vraiment en longueur – je pense notamment aux descriptions de la Comté, au passage de la communauté en forêt de Lorthien… Mais tout cela est vite oublié grâce à l’univers qui s’offre à nous : les créatures magiques en tous genres, la loyauté des hommes, la beauté des elfes, tout est fait pour séduire le lecteur mais également le faire déconnecter du monde et ça marche divinement bien !
La lecture est riche à la fois par sa densité mais également par tout ce que nous fait voir Tolkien. Pour ma part, j’ai eu des sensations incroyables en parcourant les terres du Rohan ou encore en traversant la Moria. Bref, je n’ai pas vu le temps passer en dévorant ce livre captivant, une très belle redécouverte !
Une œuvre monumentale à lire et/ou relire sans modération, allez-y, osez l’immersion en Terre du Milieu, vous ne serez pas décu(e) !
Pour en savoir plus
Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

