Fantasy

Le Sorceleur – Livre 1 Le Dernier vœu

Chronique de Le Sorceleur – Livre 1 Le Dernier vœu, de Andrezej Sapkowski.

« – C’est un peu comme si tu pensais qu’un scorpion est plus beau qu’une araignée parce qu’il a une si jolie queue, dit-il. Prends garde, Geralt ! Tu n’es pas le premier à la juger de cette manière, sans savoir qu’elle a fait une arme de son charme et de sa beauté. »

Andrezej Sapkowski, Le Sorceleur – Livre 1 Le Dernier vœu, Bragelonne, 2019, p. 269.

Motivations initiales 

Comme beaucoup, ma première rencontre avec l’univers du Sorceleur s’est faite par le biais de la série Netflix. L’enthousiasme des débuts a pourtant fini par retomber, jusqu’à un décrochage progressif. Et puis, dans un véritable mood fantasy ces dernières semaines, l’envie est revenue, avec l’envie, cette fois, de découvrir les livres. J’avais besoin de comprendre ce qui se cachait derrière la figure de Geralt, au-delà de l’adaptation, et de découvrir l’œuvre originale dans toute sa richesse.

Synopsis 

Dans un monde où monstres, malédictions et magie font partie du quotidien, Geralt de Riv est un sorceleur, un chasseur de créatures formé dès l’enfance et transformé par des mutations. Solitaire, cynique en apparence, il parcourt les routes pour accomplir des contrats souvent bien plus complexes qu’ils n’y paraissent. Chaque rencontre, chaque mission, révèle un univers moralement ambigu, où le bien et le mal ne sont jamais clairement définis. Le récit se déploie à travers plusieurs intrigues, parfois indépendantes, parfois subtilement liées, dessinant peu à peu les contours d’un monde dense et profondément humain.

Avis 

Dès les premières pages, Le Sorceleur – Livre 1 s’est imposé comme une lecture impossible à lâcher. L’un des grands atouts du roman réside dans son univers, à la fois familier pour les amateurs de fantasy et singulier dans son traitement. Andrzej Sapkowski prend le temps. Le temps de poser son monde, ses règles, ses légendes, sans jamais donner l’impression de ralentir le récit.

La construction du livre, faite de plusieurs intrigues qui s’entrelacent ou se répondent, fonctionne remarquablement bien. Ce choix narratif permet d’explorer différentes facettes de Geralt, mais aussi de questionner sans cesse la notion de monstruosité. Les créatures ne sont pas toujours celles que l’on croit, et les humains se révèlent souvent bien plus cruels que les bêtes qu’ils redoutent.

Geralt est un personnage fascinant, porté par une écriture nuancée. Derrière son détachement apparent se cache une profonde lucidité sur le monde qui l’entoure, ainsi qu’une forme de mélancolie discrète. L’auteur ne cherche jamais à le rendre héroïque de manière artificielle : il le laisse évoluer, douter, subir les conséquences de ses choix.

Cette première immersion dans l’univers du Sorceleur est une réussite totale. Loin du rythme parfois inégal de la série, le roman offre une narration maîtrisée, riche et immersive. C’est une lecture qui donne immédiatement envie de poursuivre la saga, quitte à voir son budget livresque fondre et sa bibliothèque se remplir dangereusement. Une chose est sûre : Geralt de Riv n’a pas fini de m’accompagner.

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

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