Drame, Thrillers

D’après une histoire vraie

« On refusait les rendez-vous, les propositions d’écriture. On refusait de parler des sujets sur lesquels les écrivains sont souvent sollicités. On était en plein travail. »

Delphine de Vigan, D’après une histoire vraie, Editions Le Livre de Poche, p. 232, 2017.

Motivations de l’achat

Sous l’influence des très bonnes critiques de ce livre sur les réseaux sociaux, j’ai craqué, je l’ai acheté. L’effet mouton de Panurge ?

Synopsis

Depuis la sortie et le succès rencontré par son dernier roman, Delphine est en panne d’inspiration. Elle sent monter l’angoisse de la page blanche et voit son quotidien d’écrivain sombrer dans la spirale de la dépression et du vide. Elle a bien une vague idée, une histoire de télé-réalité, mais elle sent bien que ce n’est pas à la hauteur de « Rien ne s’oppose à la nuit », son précédent roman avec lequel elle a obtenu le triomphe.

Accentuant son mal-être, des lettres anonymes menaçantes et d’une violence extrême lui parviennent. Qui se cache derrière ces lettres ? Un membre de la famille qui s’est senti sali par les révélations de l’auteure dans son dernier roman ? Une personne jalouse de son succès ? Ou un anonyme qui tente de l’impressionner ?

Dans sa vie privée, elle se sent isolée : ses enfants sont en transition entre adolescence et âge adulte, ils découvrent et profitent de leur indépendance fraichement acquise ; François, son compagnon, absorbé par son métier de reporter, est souvent à plusieurs milliers de kilomètres. Alors pour combler cette solitude, cette perte d’inspiration, elle sort beaucoup, va de soirées mondaines en soirées mondaines dans Paris.

C’est lors de l’une de ces soirées qu’elle rencontre L. Intrigante, étonnante, attirante, mais aussi inquiétante, qui est donc L. ? Si Delphine retrouve, auprès d’elle, le sourire et le goût de la vie, où cette relation l’emmène-t-elle ? De plus en plus présente, jusqu’à l’emprise, jusqu’à la dépendance, L. lui veut-elle du bien ?

Avis

> L’avis de C

Ce livre me laisse un sentiment mitigé. On est d’abord intrigué, interpelé même par ce que l’on entrevoit de l’histoire. On veut comprendre, on veut savoir qui est L., dont au départ, on ne sait rien, même pas s’il s’agit d’une homme ou d’une femme. Et que cherche donc cette personne ? Existe-t-elle vraiment ou Delphine fait-elle en fait un dédoublement de personnalité ? Et, surtout, s’agit-il d’une fiction, d’une histoire vraie, d’un délire de Delphine de Vigan, d’une histoire vraie romancée, d’une totale fiction ? On se laisse prendre au jeu, mais ce qui domine, tout au long de la lecture, c’est une sorte de malaise latent.

Le déroulement est intelligent et rythmé. Cependant, autant j’avais adoré le style de Delphine de Vigan dans No et moi, par exemple, autant dans celui-ci, j’ai eu le sentiment d’une plus grande froideur. Bref, autant je recommande sans hésiter la lecture de Delphine de Vigan, autant celui-ci n’est pas mon préféré.

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