Thrillers

Bone

« Parfois, il ne voyait rien du tout, un vide étrange et inquiétant dans les yeux de ces hommes et de ces femmes affalés dans l’ombre des entrées d’immeubles, ou qui avançaient sur le trottoir en traînant les pieds, tels des zombies. Des dizaines d’ivrognes étaient étalés sur le bitume, certains vomissaient dans le caniveau. La rue de Bowery semblait bordée d’épaves humaines […]. »

George C. Chesbro, Bone, Rivages/Noir, p. 195, 1993.

Motivations initiales

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir George Chesbro – je vous parlerai un autre jour de Mongo le Magnifique -, et je n’ai donc pas hésité un seul instant quand j’ai trouvé Bone dans les rayons de la librairie…

Synopsis

Un beau matin, dans Central Park. Deux agents des services sociaux sont en face d’un homme, pratiquement nu, un fémur à la main, couvert de sang, lorsque celui-ci reprend conscience de lui-même. Mais il est amnésique : il ne se souvient ni de ce qui s’est passé dans les semaines précédentes, ni de qui il est. Et, naturellement, une série de crimes affreux ont eu lieu : la police est sur la piste du maniaque qui, la nuit, décapite des sans-abris.

Avec l’aide, mâtinée de méfiance, d’une femme des services sociaux, Bone va se lancer dans une quête : la quête de sa vie, la quête de la vérité. Est-il le monstre ? Est-il une victime ? Ce n’est que dans le monde parallèle des marginaux qu’il aura une chance de trouver ses réponses…

Avis

> L’avis de T

On présente souvent George Chesbro comme un peintre des pires côtés de la société américaine, et, effectivement, sa fibre sociale affirmée l’amène en général à décrire des marginaux, des sans-abris, des personnes qui, justement, évoluent en marge de la société – je vous en reparlerai quand je m’attaquerai à la série avec Mongo le magnifique -. Mais Bone est, d’abord et avant tout, une incroyable quête d’identité. Bone est en quête de lui-même. Est-il un monstre ou un héros ? Outre le courage qu’il faut pour oser se confronter à une telle question, il se retrouve confrontée à l’humanité dans ce qu’elle compte de plus troublant : ceux qui ont fait « un pas de côté ».

Bone c’est, pour moi, un véritable roman initiatique. Confronté à un destin qu’il n’a pas choisi – comme si les dieux se jouaient de lui comme d’une marionnette -, il avance, pour se découvrir. Il s’agit, indéniablement, de l’un des livres que j’emmènerais sur une île déserte.

Bone

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