Drame

Bye Bye Blondie

« Punkette destroy et skin psychopathe, ils avaient de l’allure. »

Virginie Despentes, Bye Bye Blondie, Editions Le Livre de Poche, p. 95, 2016.

Motivations initiales

T était en train de lire Vernon Subutex, de Virginie Despentes, et, visiblement, passait un bon moment. Alors, pour ne pas être en reste, en passant dans une célèbre librairie parisienne, j’ai craqué, et j’ai acheté Bye Bye Blondie !

Synopsis

Gloria, la « punkette prolo », se retrouve internée en hôpital psychiatrique. Là, elle rencontre Éric, fils de bourgeois, qui, notamment par rébellion, est très peu fréquentable. Ils ont 16 ans. Alors qu’il est convaincu que les filles qu’il peut rencontrer là ne peuvent pas le rendre heureux, il a très envie d’avoir raison contre le reste du monde. S’en suit une plongée dans l’univers punk, autour des Béruriers Noirs que les adolescents suivent en concert, avec tous ses attributs (rêve de Londres, crêtes colorées, Doc Martens…). Mais leur histoire les tire vers le bas, et ils finissent par se quitter, et se perdent de vue.

Mais vingt ans plus tard, par hasard, leur chemins se croisent à nouveau. Elle est encore dans la même mouvance, au RMI, lui est devenu une vedette de la télévision. Seule la drogue semble les rapprocher encore. Peuvent-ils se retrouver, ou la vie les a-t-elle définitivement éloignés ?

Avis

> l’avis de C

Je ne connaissais Virginie Despentes que de nom, mais je n’avais encore jamais ouvert un de ses livres. Et, dès les premières pages, j’ai adhéré à l’histoire. Une histoire triste, touchante et parfois franchement « dégueulasse » de la vie de Gloria, la galérienne de la vie, dès ses jeunes années et encore alors qu’elle a atteint la trentaine.

Virginie Despentes montre une grande maîtrise dans sa peinture du mouvement punk, remarquablement décrit ; elle pointe également du doigt l’opposition très actuelle entre le milieu prolétaire dont est issue Gloria et le milieu aisé, voire bourgeois, d’Éric !

Le style de Virginie Despentes est très particulier, et même franchement clivant. Cette histoire trash risque d’en laisser plus d’un sur le bord du chemin. Et si, pour ma part, j’ai plutôt passé un bon moment, mon avis reste mitigé : l’histoire est touchante et même révoltante, mais le style, s’il ne peut pas laisser de marbre, m’a laissé une impression de « too much« .

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