Policiers

La trilogie de Lewis

« Une fois encore, il se rendait compte à quel point il était aisé d’être isolé au milieu de la foule. Peu importait qui étaient ces gens, il ne les connaissait pas, et il n’était plus l’un d’entre eux. »

Peter May, L’île des chasseurs d’oiseaux, Babel Noir, p. 129, 2011.

Motivations initiales

Chez mon libraire, ils ont l’habitude de proposer leurs « coups de coeur », sous la forme d’un petit mot manuscrit attaché au livre. J’adore cette collection, je fais en général confiance à ces recommandations : bref, j’avais toutes les raisons d’acheter. J’ai donc acheté l’Île des chasseurs d’oiseaux, premier tome de la trilogie de Lewis.

Synopsis

Fin MacLeod est inspecteur de police à Edimbourg. Il est envoyé sur l’île de Lewis, un meurtre ayant été commis. Mais il est, d’abord et avant tout, un homme blessé : son fils unique a été tué par un chauffard à peine un mois plus tôt ; conséquence de ce drame, son mariage vole en éclat. Et cette enquête est aussi l’occasion de revenir sur son île natale pour la première fois depuis 18 ans. Une île gaélique rude, brumeuse, aux traditions encore fortement ancrées, comme ce voyage initiatique organisé chaque année sur l’îlot isolé d’An Sgeir.

Que va trouver Fin MacLeod à Lewis ? La spirale de la dépression ou une forme de rédemption ? Quoi qu’il en soit, il doit, d’abord, se confronter au passé, au travers de son ami d’enfance, de son premier amour, de ses anciens « meilleurs ennemis »… un passé qu’il avait alors fui et essayé d’oublier, mais auquel il va devoir enfin faire face.

Avis

> L’avis de T

Peter May était surtout connu pour une série de romans policiers se déroulant en Chine. Cette série chinoise, je ne l’ai pas lue, mais j’ai dévoré tous ses autres livres, toujours avec bonheur.

Dans la Trilogie de Lewis, il s’agit d’une enquête, certes, ou, plus exactement, de trois enquêtes. Mais il s’agit d’abord et avant tout d’une quête, la quête existentielle d’un être humain qui, pour survivre au drame qu’il traverse, n’a pas d’autre choix que de faire face aux fantômes de son passé. Magnifiquement écrit, on ressent jusque dans sa chair l’ambiance de cette île de l’archipel des Hébrides extérieures.

Il y a de la dureté, mais aussi beaucoup d’humanité. Il y a toute la violence de l’enfance, que nous n’avons pas toujours su gérer, et qui revient nous tirer par les pieds. Il y a la déception des histoires (amour, amitié) que l’on n’a pas su mener à bien. Il y a tout ce que l’on a essayé d’enterrer sous le tapis mais qui resurgit.

C’est exactement le type de livres qui compte, pour moi. Et qui ferait partie du voyage si je devais partir sur une île déserte… et pas uniquement si celle-ci se situait au large de l’Ecosse !

peter may

1 réflexion au sujet de “La trilogie de Lewis”

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