Bandes dessinées, Historiques, Humour

Henriquet, l’homme-reine

« La guerre, la vengeance, tous n’ont que ces mots en bouche ! Vois où cela nous a menés. Le sang appelle le sang. Je n’aspire à présent qu’à la paix. »

Richard Guérineau, Henriquet, l’homme-reine, Delcourt, p. 36, 2017.

Motivations initiales

Ayant apprécié – au moins dans sa dimension « teuléenne » – Charly 9, la curiosité de cette forme de suite l’a emporté…

Synopsis

Dans la lignée de Charly 9, qui fait l’objet d’une chronique, Richard Guérineau poursuit l’histoire, et s’attaque au règne de Henri III, que les livres d’histoire et le cinéma nous présentent systématiquement comme entouré par ses « mignons ».

Pris entre les « Ligueurs » d’Henri de Guise, viscéralement opposés au protestantisme, et Henri de Navarre, futur Henri IV, entre les intrigues de sa mère, Catherine de Médicis et celles de ses frères et cousins, Henri III semble hors du temps, hors du monde, hors de la vie.

On le suit alors qu’il se débat dans ces toiles d’araignées dans lesquelles il semble parfois se débattre, mais auxquelles il semble aussi, parfois, se résigner.

Avis

> L’avis de C

Essayer de faire du Teulé quand on est pas Jean Teulé, ça se ressent rapidement et ça devient lourd et indigeste pour moi !

De mon point de vue, cette BD a plusieurs défauts : le premier concerne les dessins, on est ici typiquement dans le style de dessins que je n’apprécie pas. Ca me lasse très vite. En plus, je suis trop fan de Teulé pour ne pas trouver que tenter de l’imiter est un jeu dangereux, et, ici, cela ne me parait pas vraiment réussi. Enfin, j’ai eu l’impression d’un certain nombre d’approximations historiques, et je trouve cela dommage : il y a dans cette BD beaucoup de clichés, qui n’apportent pas grand chose…

Bref, je n’ai pas du tout aimé, je n’ai ressenti que de la déception en refermant l’album et je trouve cela dommage car le prix de l’ouvrage est relativement elevé – 22 euros quand même !!! -.

> L’avis de T

A la fois avantage et inconvénient, on retrouve ici les principales « ficelles » employées dans Charly 9 : les dessins sont du même tonneau, le procédé qui consiste à intercaler dans l’histoire des passages plus « cartonnesques » (le dessin se rapproche alors de celui que l’on retrouve dans les Schtroumpfs)… Et cela renvoie aux mêmes commentaires : ce qui peut être de la finesse dans un texte suivi finit par me lasser et me sembler lourd, appuyé, répétitif.

J’aurais aimé un scénario plus creusé, qui soit moins appuyé sur les clichés qui ont souvent cours concernant Henri III, et qui aurait pu permettre de donner accès à une vision plus complète, moins caricaturale, de la vie de ce monarque…

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1 réflexion au sujet de “Henriquet, l’homme-reine”

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