Bandes dessinées, Historiques

La jeunesse de Staline T.2 – Koba

« Enfin j’étais élu !! Moi « Ivanovitch » comme ils me nommaient sous mon nom de code. Moi, au comité central ! J’y écrivais mes premiers éditoriaux en tant que l’un des premiers dirigeants nationaux du bolchevisme ! Je parvenais enfin à mon but ! »

Arnaud Delalande, Eric Liberge et Hubert Prolongeau, La jeunesse de Staline, T.2 Koba, Les Arènes BD, p. 54, 2017.

Motivations initiales

Le tome 1 nous avait tellement emballé qu’il était impossible de passer à côté de la lecture du second tome – qui, si j’ai bien compris, vient clore cette brillante série -.

Synopsis

1905. Staline poursuit son ascension violente vers un accès au pouvoir. Ses idées politiques l’amène à constituer des « factions » qui s’opposent farouchement au Tsar : déclenchement de grèves dans les usines, actions de sabotage ou encore rapts dans les banques, les convois ferroviaires ou par voie de mer afin de trouver des fonds pour financer le parti de Lénine. Sosso, ou Koba comme l’appelle ses camarades, ne recule devant aucun sacrifice pour ses idéaux, il se fait donc malmener par l’Okhrana – la police secrète du Tsar – et sera déporté en Sibérie – « un homme n’est pas russe tant qu’il n’a pas connu la Sibérie ! » -… On assiste à cette montée en puissance du bolchevisme et à l’ascension dans les.plus hautes sphères de l’État pour Staline.

C’est toute cette histoire intime du « petit père des peuples » que tente de retranscrire son secrétaire. Mais ce  » petit peintre  » comme aime à l’appeler Staline cache un secret… Un secret qui pourrait lui coûter l’exil en Sibérie ou bien est-ce de connaître les détails – au moins en partie – cruels de la vie du sanguinaire Staline qui lui fait risquer sa vie ?

Avis

> L’avis de C

Inutile de vous rappeler que le tome 1 nous avait plus que conquis, T et moi ! Eh bien pour faire simple : idem pour le second tome de la série…

Les dessins sont toujours aussi réussis – très réalistes – et aussi accrocheurs. Même si, dans ce second volume, on quitte les dessins en noir et blanc, les couleurs sont utilisées à bon escient et ont pour mérite de percuter le lecteur !

Pour ce qui est de l’histoire, pas de doute, on apprend beaucoup… En effet, je ne connais pas grand chose de la fin de la Russie tsariste, mis à part les grandes lignes ! On apprend aussi à resituer les mouvements, mencheviks, bolcheviks, et les principaux leaders. C’est d’une clarté et d’une précision incroyable !

Par contre, cette BD n’est pas à conseiller pour les adeptes de la paix car à toutes les pages, on sent la violence, on voit la violence, on lit la violence… Staline nous apparaît d’une cruauté particulière : il a l’air intouchable, ne fait jamais preuve d’empathie – il se console très rapidement de la mort de sa femme en entrant dans la couche d’une autre… -. Bref, un Staline pour qui seuls comptent la révolution, l’élimination des traîtres et son petit moment de gloire…

Bref, je conseille cette mini-série à tous les amateurs d’histoire et plus particulièrement de la révolution rouge… J’avoue que moi qui croit en mon prochain, voir tant de violence chez un seul homme me laisse sans voix…

Une très belle réussite, un scénario extrêmement bien ficelé, des personnages très travaillés, on se délecte. Seul bémol : on arrive trop rapidement à la fin de l’album…

IMG_4652

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s