Aventures, Fantastiques

Chroniques de l’étrange – T. 1 Les quatre-vingt-un frères

Chronique de Chroniques de l’étrange – T. 1 Les quatre-vingt-un frères, de Romain d’Huissier.

« Il existe à Hong Kong une bonne douzaine de fournisseurs pour le type d’articles que je recherchais – notamment les balles à tête en bois sacré, qui sont le fruit d’un artisanat bien particulier – mais l’un d’entre eux s’avérait particulièrement populaire auprès des fat si de la ville. Surnommé l’Armurier céleste, Paul Cheng était un exorciste à la retraite qui, après avoir remisé au placard son épée de saule, avait ouvert une vaste boutique à Wong Tai Sin – c’était un cas plutôt rare dans une corporation où l’on n’a qu’exceptionnellement l’occasion d’atteindre un âge avancé. »

Romain d’Huissier, Chroniques de l’étrange – T. 1 Les quatre-vingt-un frères, Gallimard (Folio SF), 2018, p. 46.

Motivations initiales

Quand une libraire qui, visiblement, connait bien le livre dont elle vous parle, vous dit « Compte tenu de ce que vous me dites avoir apprécié, celui-là, il est pour vous », vous faites quoi, vous ? Eh bien, moi, je prends le livre et hop, direction la PAL. Pas vous ? Ahhhhhh, je suis faible, je n’ai aucune volonté !

Synopsis

Johnny Kwan est un fat si. Un quoi ? Un fat si, c’est à dire un exorciste taoïste. Il exerce ses talents – élimination de fantômes, chasse de démons, purification des lieux souillés par des décès… – à Hong Kong, en lien avec une structure spéciale de la police, qui se charge de faire en sorte que les faits paranormaux restent, aux yeux du grand public, de vieilles légendes oubliées.

Un jour, son contact, l’inspecteur-chef Daniel Sung le met en contact avec Anthony Chau, un milliardaire amateur d’art ancien, dont un entrepôt a été attaqué, probablement par des monstres.

Sans le savoir, Johnny Kwan vient de mettre le doigt dans un engrenage bien plus complexe qu’il n’y parait, sur les traces d’une organisation secrète, les Quatre-vingt-un frères…

Avis

> L’avis de T

Ce livre est intéressant à plusieurs titres. D’abord, parce qu’il propose un système de magie d’une grande cohérence – et pour cause, il est éprouvé par les siècles de mythologie chinoise, rien que cela ! -. Mais également parce qu’il nous rend accessible cette culture si particulière.

Romain d’Huissier, d’après ce que l’on trouve en ligne à son sujet, est un fin connaisseur de la culture asiatique et du cinéma coréen. Cela se sent bien, l’ensemble me rappelant assez l’ambiance du film Le secret des poignards volants, de Zhang Yimou, par exemple.

On passe avec bonheur de gros combats dont la relation ne manque pas d’humour – lorsque notre ami Johnny Kwan, par exemple, se retrouve confronté, avec son épée de bois, à un tueur à gages armé d’une classique arme à feu -. La transformation des artefacts actuels en objets adaptés à la magie – le GPS transformé qui repère l’énergie hei dont les non-humains sont riches – est également bien trouvée.

Bref, une bonne énigme – en mode « mais qu’allait-il faire dans cette galère » -, un style alerte, une série de péripéties qui s’enchaînent et vous tenez un très bon moment de lecture.

Conclusion ? Eh bien, c’est simple : il va falloir se procurer rapidement le tome 2 de ces chroniques, La résurrection du dragon. Déjà tout un programme, non ?

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