Humour, Roman

Villa Gloria

Chronique de Villa Gloria, de Serena Giuliano.

« Nos clients ont toujours des histoires à raconter. Ok, certaines sont chiantes à mourir, alors je les remodèle à ma sauce pour les rendre intéressantes. D’autres, en revanche, valent leur pesant d’or et n’ont nullement besoin d’être pimpées. Espérons que cette semaine soit un bon cru ! »

Serena Giuliano, Villa Gloria, Robert Laffont, 2025, p. 14.

Motivations initiales

Je pense que j’ai besoin de vacances, de soleil et peut-être bien d’Italie ! 

Synopsis 

À la Villa Gloria, Iris et sa mère – l’âme de la maison – accueillent leurs invités comme s’ils faisaient partie de la famille. Cette semaine d’avril ne déroge pas à la règle, avec une galerie de personnages hauts en couleur.

Il y a Gregorio, éternel insatisfait, pour qui rien ne semble jamais assez bien. Valentina et sa petite Bianca, toutes deux marquées par les épreuves, cherchent à retrouver un peu de  légèreté. Doria et Edoardo, couple énigmatique, dissimulent des secrets derrière leurs sourires réservés. Quant à Carla, elle s’est imposé un silence troublant, dont on devine qu’il cache bien plus qu’une simple excentricité.

À première vue, ils ne se connaissent pas et n’ont rien en commun, si ce n’est d’avoir choisi ce havre pour une parenthèse inattendue.

Mais à la Villa Gloria, il ne faut jamais se fier aux apparences : au-delà du confort et de la douceur de vivre, une part de magie flotte dans l’air… et elle pourrait bien changer leurs vies.

Avis 

Avec Villa Gloria, Serena Giuliano nous offre une bulle de douceur et d’émotions, comme un parfum d’Italie qui réchauffe l’âme…

Dès les premières pages, on pousse la porte de cette maison d’hôtes nichée dans les Pouilles, accueillis par Iris et sa mère, Gloria, qui insufflent à ce lieu une atmosphère à la fois chaleureuse, tendre et un brin magique.

Au fil d’une semaine hors du temps, une galerie de personnages tous très différents va peupler la villa : Gregorio, éternel râleur ; Valentina et la petite Bianca, cabossées par la vie ; Doria et Edoardo, le couple discret dont le silence en dit long ; et Carla, mystérieusement enfermée dans le mutisme. Chacun porte en lui des blessures invisibles, et les traces des épreuves subies, car la vie ne les a pas épargnés. Pourtant, à Villa Gloria, sous le soleil italien, les âmes s’effleurent, se dévoilent, parfois se réparent.

Ce qui frappe dans ce roman, c’est la délicatesse avec laquelle Serena Giuliano traite ses personnages : sans jamais forcer l’émotion, elle laisse leurs failles apparaître avec pudeur et tendresse. Et surtout, elle rappelle que parfois, il suffit d’un lieu, d’une main tendue ou d’un simple sourire pour rallumer la lumière intérieure.

C’est un livre qui fait du bien, sans être naïf. Une ode à la résilience, à la beauté des rencontres, et à l’Italie qui, une fois de plus sous la plume de Serena Giuliano, devient un personnage à part entière. Entre le chant des cigales, l’odeur du café, la chaleur des murs blanchis par le soleil, on ressent presque physiquement ce petit supplément d’âme qui fait la magie du sud.

Villa Gloria est de ces romans qu’on referme le cœur un peu plus léger, avec le sourire aux lèvres et, pour ma part, parfois les larmes aux yeux. Un très beau moment de lecture, lumineux, humain, profondément vivant, merci Serena !

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site lisez.com.

2 réflexions au sujet de “Villa Gloria”

  1. J’avais lu Un coup de soleil et passé un super moment en Italie déjà, léger et frais et ça m’a donné envie de lire d’autres romans de l’autrice, notamment celui-ci depuis sa sortie ! Ton avis me conforte dans cette envie 😀

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