Bandes dessinées, Historiques

Les guerriers de Dieu – T. 4 Le tueur du roi

Chronique de Les guerriers de Dieu – T. 4 Le tueur du roi, de Philippe Richelle et Pierre Wachs.

« – Seuls les idiots ne font jamais d’entorses à leurs principes. Condé était un brillant chef de guerre. Mais je n’avais que du mépris pour l’homme. Sa conversion au protestantisme n’était qu’un moyen d’assouvir ses ambitions démesurées… »

Philippe Richelle et Pierre Wachs, Les guerriers de Dieu – T. 4 Le tueur du roi, Glénat, 2018, p. 10.

Motivations initiales

Nous avions commencé cette série et comme nous avons vraiment aimé l’histoire et les dessins, eh bien nous enchaînons les tomes !

Synopsis

Ce quatrième tome s’ouvre alors que le duc François de Guise, général renommé et chef du parti catholique, a été assassiné. Mettant fin à la première des huit guerres de religion qui vont se dérouler en 1562 et 1598, à l’occasion de la signature de l’édit d’Amboise, ce meurtre n’adoucit pourtant pas les antagonismes, bien au contraire. Les Guise réclament vengeance : ils veulent notamment obtenir la tête de l’amiral de Coligny. Mais Catherine de Médicis, dont certains historiens font encore l’instigatrice de cet assassinat, pèse de tout son poids pour que Coligny soit innocenté, quitte à mécontenter le parti catholique.

Toujours préoccupée de pousser en avant son fils favori, Catherine obtient de Charles IV la nomination de son frère François, duc d’Anjou, au poste de lieutenant général du royaume : les rivalités qui divisent l’Europe – catholiques contre protestants – s’invitent au cœur même de la cour de France. Et, pendant ce temps, les conflits se poursuivent, entrecoupés de périodes de « paix » plus ou moins armées. Mais aucun des deux camps ne parvient à porter le coup décisif qui marquerait sa victoire totale ; alors que, deux fois, le parti catholique semble en mesure d’écraser définitivement les protestants, il ne peut mener les choses à leur fin, pour des raisons d’argent.

S’engage alors une lutte souterraine, dans laquelle tous les coups sont permis. Renseignement, espionnage, trahison, tous les coups sont permis ! Et Arnaud de Boissac, que nous suivons depuis le début de cette série, se retrouve confronté à un terrible choix. Le cardinal de Lorraine, un Guise, lui rappelle un courrier par lequel, quelques années plus tôt, il avait engagé sa loyauté, afin de le contraindre à entrer dans l’entourage de Coligny pour le trahir…

Avis

> L’avis de C

J’aime vraiment cette série ! Ce qui est très appréciable, c’est le respect de la chronologie et de l’histoire des guerres de religion, croyez-moi c’est rare de voir des livres traitant d’une période historique et qui ne commettent pas d’erreurs !

Dans ce tome, on est encore emportés à toute vitesse dans l’histoire, propulsés au cœur des intrigues et des conflits, on ne voit pas les pages défiler…

Je crois que l’atout majeur de cette série est sans nul doute le fait de suivre une histoire individuelle – celle d’Arnaud de Boissac – dans une grande Histoire – celle du royaume de France. Dit comme cela, on a l’impression que le lecteur peut se perdre mais pas du tout ! C’est tellement bien fait que l’on s’y retrouve parfaitement !

Encore une fois on tombe sous le charme des dessins, un grand bravo !

Bref, j’attends la sortie du tome 5 avec impatience car je veux savoir comment les auteurs vont boucler l’histoire !

> L’avis de T

S’il est une période embrouillée de l’histoire de France, c’est bien celle des guerres de religion, à l’occasion de laquelle frères ou cousins pouvaient se retrouver à se déchirer du fait de leur appartenance à des camps différents. Et cette complexité est rendue ici compréhensible, perceptible, déchiffrable, ce qui constitue un premier excellent point à noter.

Et, en effet, le scénario suit précisément la chronologie de ces conflits successifs, tout en illustrant la sorte de va-et-vient qui s’établit entre les deux camps. Le jeu trouble, pour le moins, de Catherine de Médicis, qui contribue à empoisonner le conflit, est également clairement illustré.

Ainsi, d’un point de vue historique, l’ensemble est rendu de façon très pédagogique.

Le fait de nous avoir donné à suivre l’histoire individuelle, dans cette grande Histoire, d’Arnaud de Boissac, permet également de focaliser l’intérêt. En effet, par sa posture neutre et un peu détachée, il nous permet vraiment de nous attacher à lui.

Les dessins, sans surprise, sont toujours aussi réussis. Ils accompagnent bien le scénario, font ressortir les points saillants. Bref, ils soulignent parfaitement l’histoire.

Alors ? Alors voila une série de bande dessinée qu’il faut lire. À la fois pour revenir sur l’histoire de France, mais aussi parce que le sujet reste extrêmement actuel : comment penser une société dans laquelle les antagonismes sont ainsi exacerbés et dans laquelle les manœuvres et manipulations des uns et des autres s’avèrent souvent contre-productives ?

Le prochain tome, le 5e, sera, notons-le pour finir, le dernier de la série…

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