Aventures, Heroic fantasy, Médiéval fantasy

Les secrets du premier coffre

Chronique de Les secrets du premier coffre, de Fabien Cerutti.

« Achevant les blessés sous leurs bottes, les soudards humains ont envahi les bois. La poix brûlante des catapultes a réduit les chênes en cendre tout autant que leurs défenseurs ; les piques et les épées, à douze contre une, ont cloué les ventres et les cœurs des guerriers mentërilans. Fiers, imberbes et sacrés, ils se sont battus en tournoyant jusqu’à la mort, entraînant dans leur sillage sanglant, gens d’armes et seigneurs armoriés. »

Fabien Cerutti, Les secrets du premier coffre, Éditions Mnémos, 2020, p. 122.

Motivations initiales

Après avoir dévoré les quatre tomes du premier cycle du Bâtard de Kosigan, la question de lire ce recueil de nouvelles se posait-elle réellement ? Évidemment que non… Alors, naturellement, quand Mnémos nous a proposé de le découvrir… aucune hésitation ! Et, à réception, quand je découvre que, dans ce livre, on retrouve (éventuellement retravaillées) les nouvelles que je n’ai pas réussi à récupérer des recueils des Imaginales… tout est bien !

Synopsis

La fin du premier cycle n’a pas répondu à toutes les questions, naturellement. Et nombre d’histoires n’ont pas encore été racontées. D’où vient Mendorallen Ilbarimen ? Pourquoi Lotario dei Conti, devenu le pape Innocent III, lance-t-il les croisades noires contre les races antiques ? Comment se sont déroulés les début de la carrière du Bâtard comme mercenaire ? Comment a-t-il gagné l’argent nécessaire pour fonder sa propre compagnie ? Pourquoi le comté de Champagne est-il un havre pour les anciennes races ?

Et puis, s’il fallait encore nous convaincre, on retrouve la capacité remarquable du Bâtard à tirer les ficelles des intrigues les plus alambiquées, anticipant et exploitant toutes les failles de l’être humain… mais sans se départir jamais d’une forme d’humanité, même si celle-ci est à géométrie variable !

Avis

Il me semble important de vous donner à lire une vieille lettre conservée dans la famille, et dont je n’avais pas mesuré l’importance éventuelle jusqu’à aujourd’hui. Elle est datée de 1934 ; c’est mon arrière-grand-mère qui l’avait écrite, mais jamais envoyée, quelques jours avant d’être renversée par une voiture.

« Madame Hardy,

Monsieur Christian Pfister, qui a été mon maître à l’École des chartes, m’a confié des documents que vous lui aviez adressés, documents édifiants dont la traduction a dû vous donner bien des traces. Curieusement, il est mort dans des circonstances mystérieuses quelques jours après me les avoir confiés, et alors qu’il m’avait confié avoir eu l’impression, à plusieurs reprises, d’être suivi. Il m’a indiqué comment vous faire parvenir discrètement cette réponse.

Vous ne serez pas étonnée d’apprendre que j’ai été passionnée par le contenu de ces manuscrits. Et que cela va dans le sens des travaux que nous avons – discrètement – menés avec Christian Pfister, notamment dans les fonds les plus anciens de l’École des Chartes. Mais je ne souhaite pas en dire davantage ici.

Si vous avez l’occasion de venir à Paris, j’aimerais beaucoup que nous puissions nous rencontrer pour en discuter de vive voix. Cela me semble important. D’autant que, depuis quelques jours, j’ai également l’impression de parfois sentir sur moi une sorte de surveillance. Je crains de développer la même paranoïa que mon regretté maître…

N’hésitez pas, bien évidemment, à me faire parvenir les traductions des documents des autres coffres, je les attend avec une immense curiosité. Je sens que nous sommes à la veille d’événements importants. »

La lettre est signée. Et, au dos, griffonnés à la va-vite, plusieurs noms, à côté d’une date (1933), et d’une croix (mortuaire) :

– Christian Pfister

– Paul Féval fils (Félifax, l’homme-tigre)

– Gaston de Pawlowski (Le secret des fouilles de Glozel)

– Maurice Besnier

– Ernest Hébrard

– Axel Wallensköld

– Gustave Chauvet

– Amélie Élie

– Erik Nordenskiöld

– Stefan Kekulé von Stradonitz

– Gérard de Fayolle

Mais, alors, se demanderont certains… que veut dire cet avis ? À lire ou à laisser ? Eh bien, en fait, c’est simple. Si vous n’avez rien compris, mais alors rien de rien, passez à notre chronique suivante, ce livre n’est probablement pas pour vous. Si, au contraire, vous avez (généreusement) sourit ici ou là, alors… il y a des chances que ce livre comble vos désirs les plus fous, vos attentes les plus secrètes, ou l’inverse…

Mais, tout de même, une mention spéciale : écrire une pièce de théâtre, alors que l’on est dans une publication de type « médiéval fantastique » (eh, M’sieur Cerutti, z’avez vu, j’ai pas dit heroic fantasy, hein !), c’est juste… hors du temps !

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