Romantasy

Assistant to the vilain

Chronique de Assistant to the vilain, de Hannah Nicole Maehrer.

Un autre visage se dessina dans son esprit. Son patron, le Vilain. Evie n’arrivait pas à croire qu’elle allait l’abandonner au moment où il avait le plus besoin d’elle. Qui avait le faire sourire malgré lui désormais ? Alors qu’une larme solitaire glissait le long de sa joue, Evie se dit que c’était peut-être la chose la plus triste de toutes.

Hannah Nicole Maehrer, Assistant to the vilain, Calix, pp. 95-96.

Motivations initiales

Je suis incapable d’entrer dans une librairie sans repartir avec au moins un livre. Vraiment incapable. Et forcément, Assistant to the Villain a fini entre mes mains presque malgré moi.

Entre la couverture, le titre complètement absurde et la promesse d’une romantasy humoristique avec un “Vilain” comme love interest… disons que ma curiosité n’a pas tenu très longtemps.

Synopsis

Evie Sage cherche désespérément un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille. Alors lorsqu’une rencontre improbable avec le plus redouté des Vilains du royaume débouche sur une proposition de travail, elle accepte sans trop réfléchir.

Son nouveau quotidien ? Gérer l’administration du mal incarné. Entre employés terrifiés, créatures étranges, menaces d’assassinat et morceaux de cadavres qui traînent parfois dans les couloirs, Evie découvre rapidement que travailler pour le grand méchant du royaume est bien plus compliqué que prévu.

Mais derrière l’image du Vilain cruel et impitoyable se cachent aussi de nombreux secrets… et peut-être quelque chose d’un peu plus troublant pour Evie, qui commence dangereusement à s’attacher à son patron.

Avis

Imaginez Bridget Jones propulsée dans une fantasy où son patron serait littéralement le grand méchant du royaume. Voilà. Vous avez déjà une petite idée du chaos qu’est ce livre.

Le postulat de départ peut sembler complètement barré — et honnêtement, il l’est un peu — mais c’est justement ce qui fait tout le charme du roman. Parce que derrière son humour absurde et son ambiance décalée, Assistant to the Villain cache une histoire bien plus addictive qu’elle n’en a l’air.

Très rapidement, je me suis retrouvée exactement dans cette situation dangereuse du : « Encore un chapitre. » Puis deux. Puis cinquante. Impossible de refermer ce livre sans savoir ce qui allait arriver ensuite.

Ce que j’ai particulièrement adoré, c’est l’humour omniprésent. Hannah Nicole Maehrer réussit à être drôle du début à la fin sans jamais devenir lourde ou répétitive. Les dialogues fonctionnent extrêmement bien, les situations absurdes s’enchaînent naturellement et la dynamique entre Evie et le Vilain est un vrai régal.

Et pourtant, le roman ne repose pas uniquement sur son aspect comique. Derrière les blagues et les situations improbables, il y a aussi quelque chose de très touchant dans les personnages. Evie notamment est une héroïne pleine de maladresse, de sincérité et de tendresse, qui contraste parfaitement avec l’image froide et intimidante de son patron.

Quant au Vilain… eh bien disons simplement que ce livre comprend parfaitement l’art de créer un personnage à la fois inquiétant, agaçant et terriblement charismatique.

Et honnêtement, une romance qui prend le temps de se construire, ça fait énormément de bien. Ici, pas de relation précipitée ou artificielle : la tension monte progressivement, au fil des échanges, des regards et des moments absurdes qu’ils partagent ensemble. Et ça fonctionne parfaitement.

Le roman mélange finalement très bien humour, fantasy, romance et mystère, tout en gardant ce côté léger et extrêmement divertissant qui donne envie de dévorer les pages.

Je ne regrette absolument pas cette découverte. D’ailleurs, je ne regrette tellement pas que les deux tomes suivants sont déjà dans ma PAL… ce qui, connaissant mon sens de l’organisation livresque, est soit une excellente idée, soit le début d’un nouveau problème.

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

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