Bandes dessinées, Westerns

Ray Ringo – T. 2 La Captive

Chronique de Ray Ringo – T. 2 La Captive, de Eric Corbeyran et Roman Surzhenko.

« Je te trouve bien amer, mon ami ! Pour ma part, je trouve que la guerre est un excellent passe-temps pour les hommes qui, sans ça, passeraient leur vie à tuer des bisons et à geindre que le monde ne tourne pas rond. À ma sortie de West Point, comme tu le sais peut-être, j’ai intégré le second régiment de cavalerie… Aujourd’hui, je suis affecté au 5e régiment de cavalerie. Nous faisons halte 24 heures dans ce trou à tars en attendant de rejoindre les troupes du major général McClellan… »

Eric Corbeyran et Roman Surzhenko, Ray Ringo – T. 2 La Captive, Les Éditions du Lombard, 2026, p. 15.

Motivations initiales

Nous avions déjà eu l’occasion de lire le premier tome de cette série (la chronique du T. 1). Et nous concluions la chronique de ce premier opus en indiquant que les bases posées, nous aurions plaisir à lire la suite. C’est donc avec joie que nous avons reçu, de la part des Éditions du Lombard, ce deuxième tome.

Synopsis

Nous avions laissé, à la fin du premier épisode, Ray Ringo et Jerry, alors qu’ils se mettaient à la recherche de Lean, après avoir retrouvés les trois mormons torturés, visiblement par des Shoshones.

Nous les retrouvons, au début du deuxième tome, quelques mois plus tard. L’hiver – et la neige – est tombé. Ils ont suivis de nombreuses fausses pistes et sont près de faire demi-tour, lorsque, par le plus grand des hasards, Jerry découvre, en ramassant un lièvre pour leur repas, un pendentif. Un pendentif en forme de trèfle à quatre feuilles que Ray à offert à Lean.

Ragaillardis par cette découverte, ls deux hommes reprennent leur traque. Alors qu’ils décident de passer la nuit dans un fortin, Ray Ringo retrouve un camarade de West Point. Celui n’est encore que sous-lieutenant, mais il se fera bientôt connaître, à la fois dans la lutte contre les Confédérés – il se fait remarquer notamment lors de la bataille de Gettysburg – et dans les Guerres indiennes. Devenu lieutenant-colonel – son insubordination, remarquable dès West Point, où il a reçu 726 avertissements, record jamais égalé depuis, l’a pénalisé à plusieurs reprises, et il est passé deux fois en cour martiale -, Custer est finalement tué lors de la bataille de Little Bighorn.

Custer, donc, met à disposition de Ray et de Jerry trois pisteurs Crows, pour les aider à retrouver le clan Shoshone qui a enlevé Lean…

Avis

Ce deuxième tome est construit à l’aide de plusieurs flashbacks, qui nous permettent de reprendre le cours de l’histoire et de découvrir ce qu’il est arrivé aux différents personnages, et notamment à Lean, faite prisonnière par Nayati, l’un des guerriers Shoshone du clan de Chilali. Malheureusement, Nayati est cruel ; il a décidé que Lean serait sienne, quel qu’en soit le prix. Heureusement, le chef du clan, Chilali, la prend sous sa protection…

Ce deuxième tome, qui est l’occasion de découvrir les conditions de vie des femmes blanches faites prisonnières par les indiens, est plus sombre que le premier. Il est fortement marqué par la violence et l’obsession de Nayati. Tout l’album prépare ce qui est inéluctable : le combat final entre Ray Ringo et Nayati.

On retrouve avec plaisir cette ambiance western qui est plus rare de nos jours, mais dans laquelle il fait bon se replonger par moments. L’histoire est efficace, elle nous tiens en haleine, les dessins et les couleurs permettent de bien suivre le déroulement de l’action – les flashbacks sont en général dans des teintes rouge-orangé, évocateurs de la saison où ils se déroulent -, alors que le récit « au présent », qui se déroule en hiver, est traité dans des couleurs plutôt bleutées et grises, froides.

Vraiment une belle série, pour tous les amateurs de western, mais pas que !

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

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