Bandes dessinées, Policiers, Thrillers

Oki, souvenirs d’une jeune fille au pair – T. 2 Un mort de trop

Chronique de Oki, souvenirs d’une jeune fille au pair – T. 2 Un mort de trop , de Erik Juszezak et Christian Godard.

« Césaire Lefort, c’est aussi une légende. Celle de sa collection de tableaux ! Une collection inouïe. C’est le père qui a commencé. Il a surfé sur la vague des non-figuratifs, les a revendus à temps et a racheté des impressionnistes à la place. Il n’y avait plus qu’à pousser. Une sorte de Wildenstein bis… »

Erik Juszezak, Christian Godard, Oki, souvenirs d’une jeune fille au pair – T. 2, Éditions Glénat, 1999, p. 15.

Motivations initiales

Il y a un certain temps, je vous avais parlé du tome 1. Et j’avais conclu la chronique en signalant que l’on s’attache assez facilement aux personnages, Oki, bien sûr, et Lambert Lambert – non, il n’y a pas d’écho : ses parents ont bien trouvé habile de lui donner pour prénom Lambert alors qu’il s’agit également de son nom de famille…

Synopsis

Lambert Lambert, qui a contribué à sortir Oki des griffes des protagonistes du premier tome, retrouve la jolie asiatique, dont le charme ne le laisse visiblement pas indifférent. Celle-ci est toute heureuse de lui annoncer qu’elle se remet petit à petit de l’épouvante qu’elle a connu, et que, grâce à un compatriote japonais, elle a trouvé un travail. Elle est en effet la dame de compagnie de Nicette Lefort, la femme de Césaire Lefort.

Cette femme est terriblement malade, et son homme d’affaires et collectionneur de mari ne recule devant rien pour essayer de la sauver. Mais quelque chose dans la façon dont Oki le raconte met la puce à l’oreille de l’inspecteur Lambert.

En effet, il ne peut s’empêcher de craindre que cette bonne nouvelle ne soit en réalité un piège…

Avis

> L’avis de T

On retrouve dans ce deuxième tome la plupart des ingrédients du premier. Une histoire plutôt bien ficelée – en tout cas, on imagine assez facilement que les choses pourraient se passer ainsi.

Du côté du dessin, on se retrouve également assez bien. Les dessins sont assez clairs, on suit sans problème les personnages.

Pourtant, lors que j’avais dit avoir bien accroché au premier tome, autant, ici, je reste plus en retrait. En effet, cette série, dans ces deux premiers tomes, souffre d’un problème lié à sa construction même. Les deux scénarios fonctionnent pourtant très bien… du moins s’ils sont pris indépendamment. Mais il s’agit d’une série. Et les auteurs ne se sont pas simplifié la vie. En effet, si vous prenez un inspecteur ou un  commissaire de police comme héros central, pas de souci, son métier permet aisément d’expliquer pourquoi, après avoir résolu une première affaire, peut se retrouver confronté à un nouveau criminel.

Mais les auteurs ont fait le choix de placer au centre de leurs histoires Oki, cette jeune japonaise à la plastique avantageuse. Et comment imaginer que, quelques mois après avoir échappé au méchant du premier tome – non, je ne spoilerai pas ! -, puisse se retrouver embarquée dans une histoire dont on sait très vite qu’elle va être sanglante. On peut également signaler que la fin se précipite, et donne aussi, un petit peu, cette impression de pas complètement « fini ».

Du coup, on perd en crédibilité. Et c’est bigrement dommage, parce que tout le reste est de bon niveau. Cela ne m’empêchera pas de continuer cette série, mais la graine du doute ayant été plantée, j’aborderai le prochain en me disant « pourvu que l’on n’en rajoute pas une fois de plus sur ce qui ressemble essentiellement à une quasi impossibilité… Mais ici, la façon dont Oki se retrouve impliquée dans l’histoire me laisse un peu sur faim, vous l’aurez compris…

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