Bandes dessinées, Frissons

Le convoyeur – T.1 Nymphe

Chronique de Le convoyeur – T. Nymphe, de Tristan Roulot et Dimitri Armand.

« – Pour chaque homme que je ramènerai, l’une d’entre vous devra avaler l’œuf que je lui offrirai.

– On connait ta règle, convoyeur, et on sait qu’on peut te faire confiance.

– Alors prenez un papier. Celles qui le souhaitent peuvent noter leur nom et celui de leur homme, cela scellera notre accord. »

Tristan Roulot et Dimitri Armand, Le convoyeur – T. Nymphe, Éditions du Lombard, 2020, p. 19.

Motivations initiales

Une nouveauté de la maison d’Édition du Lombard qui m’a fait de l’œil dès que je l’ai vu ! Alors pourquoi se priver ? Ni une ni deux, voici la BD dans ma pile à lire ! Un moment off, je me lance dans cette lecture très intrigante et énigmatique ! Merci Le Lombard.

Synopsis

Le monde tel que nous le connaissons n’existe plus. Un terrible virus s’est répandu sur la terre, la rouille. Elle s’est attaquée au fer et a détruit peu à peu toutes les infrastructures, les véhicules et même les outils présents dans les villes ou dans les campagnes…

La civilisation a été obligée de s’adapter et de retourner à l’âge de pierre. Mais notre monde n’est plus que violence, vol et marchandage…

Le seul espoir qu’il reste aux gens, c’est le légendaire Convoyeur. Il accepte toutes les missions qu’on lui propose, il se moque des risques. Son prix ? Les commanditaires doivent avaler un œuf étrange qu’il leur donne.

Héros ou bourreau ? Qui est vraiment cet étrange Convoyeur ?

Avis

> Avis 1

Alerte ! Alerte ! Gros coup de cœur !!!

Dès les premières pages, on est happé par cette histoire étrange… On embarque dans une histoire aux relents post-apocalyptiques et on assiste les mains liées à la déchéance de l’humanité. C’est extrêmement effrayant comme histoire, limite ça m’a fait froid dans le dos et pourtant j’aime les choses un peu gore…

Le scénario est hyper bien ficelé – on oscille entre un univers complètement futuriste et un western -, on n’a qu’une envie, tourner les pages sans respirer et en un clin d’œil on arrive – malheureusement – à la fin de ce premier tome ! Tristan Roulot nous livre ici une narration fluide, sans temps mort et captivante qui scotche le lecteur !

Et côté dessin ? Eh bien sans grande surprise, ils sont extras. Et si je dis « sans surprise », c’est parce que Dimitri Armand nous avait déjà conquis avec son album Sykes ! C’est fin, c’est très travaillé, les jeux de couleurs donnent vie aux personnages et à leur (re)sentiment et à cette histoire cataclysmique. Un sans-faute qui nous laisse baba !

Je ne veux pas vous en dire trop sur le fond car j’ai peur de spoiler et selon moi ça mérite d’être lu… Allez, comme je vous aime bien, je vous livre tout de même quelques secrets… J’ai eu un énorme coup de cœur pour le héros – le Convoyeur -, que l’on pourrait décrire comme le croisement de mon chouchou, Undertaker, et de Mad Max. Autant vous dire qu’il s’agit d’un héros qu’il est préférable de respecter, car on sent bien que ça pourrait mal se finir si on tentait de l’entourlouper. Et puis, bon, il fait quand même carrément flipper avec ses œufs à avaler !

Un premier tome tonitruant, donc, et j’espère que la suite va arriver très très très vite ! Une BD à se procurer d’urgence !

> Avis 2

Mais qui est donc ce Convoyeur ? Il semble avoir bien des particularités, outre le fait qu’il accepte toutes les missions qui lui sont confiées… Et, même à la fin de ce premier tome, il est difficile de définir de quel côté il se situe : est-il le mal absolu incarné, ou le dernier espoir de rédemption ? Bien malin qui pourrait l’affirmer avec certitude !

L’univers est sombre. Voilà peut-être la seule certitude à laquelle on peut se raccrocher à la fin de ce premier tome. La « rouille », en s’attaquant au fer, s’est en réalité attaquée à tous les fondements de la société, qu’elle a irrémédiablement fragilisés : non seulement les constructions et l’ensemble des artefacts humains sont atteints, mais les cellules sanguines le sont tout autant.

La civilisation a fait un bon en arrière. Et quel bond ! La religion a repris du poil de la bête – et ce n’est pas brillant – ; les groupes humains qui parviennent à se maintenir sont en permanence sur un fil. Et, naturellement, on ne peut s’empêcher d’établir des parallèles, forcément foireux, mais quand même…

Bref. On a vraiment hâte, en refermant ce premier tome, d’en savoir plus. Beaucoup plus. Qu’est-ce donc que cette rouille ? Quelles sont les spécificités de ces êtres encore capables de concevoir que l’Église semble traquer ? Pourquoi le Convoyeur – et son cheval – ont-ils ces yeux rouges ? Que sont les spores, exactement ?

Probablement, il faudra attendre le tome suivant – voire les tomes suivants – pour y voir plus clair…

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