Aventures, Bandes dessinées, Fantastiques, Policiers, Science-fiction

Paris by night – T. 1 Scarface

Chronique de Paris by night – T. 1 Scarface, de Pascal Davoz et Olivier de March.

« J’vais te répondre scaro mio. De toi à moi, un mec qui monte, c’est un mec à descendre. Toi t’es un bon, tu montes. Tu montes trop. Ça fait de l’ombre. Pour bien faire il faudrait que tu continues ton ascension. Jusqu’au ciel, pour bien faire. »

Pascal Davoz et Olivier de March, Paris by night – T. 1 Scarface, Idées + Éditions, 2020, p. 17.

Motivations initiales

Repérée lors d’une opération Masse critique de Babelio, nous avons postulé pour la recevoir, et ainsi fut fait. Occasion, donc, de découvrir cette maison d’édition et cette série…

Synopsis

Paris, en 2159. Devenue capitale fédérale, Paris n’a pas changé : les truands sont toujours là, et ils ressemblent furieusement aux bandits des années 1930. Les monuments sont toujours là, mais il a fallu les reconstruire à diverses reprises. Les policiers sont enfin équipés d’exosquelettes « corps entier »… mais il reste quelques soucis de mise au point. Parmi les hommes politiques, il s’en trouve toujours quelques uns pour endosser les pires postures, si cela permet d’obtenir un poste.

Mais ce qui est nouveau, c’est que, parmi les humains, de nouvelles races apparaissent. Après les avoir combattus, il s’agit désormais de trouver une place aux orcs et aux elfes. Et c’est ainsi que le lieutenant Grégory Karpov, dont la coéquipière vient justement d’être victimes des ratés des exosquelettes, se retrouve à faire équipe avec le sous-lieutenant Nina Payne, une elfe à la plastique avantageuse… le tout, alors que lui tombe sur le dos une drôle d’affaire : treize hommes du clan Tataglia, dont Luigi « Bull » Tataglia lui-même, viennent d’être refroidis du côté du Père-Lachaise…

Avis

Amateurs d’histoires bien carrées et bien bordées, passez votre chemin ! Ici, au contraire, on a l’impression d’abord d’un gentil trip sous acide, qui nous fait revisiter à peu près toute l’histoire de la bande dessinée.

D’abord, on a le sentiment d’un télescopage temporel. En effet, si, dès l’entrée, on sait que l’histoire se situe dans un futur qui respecte certains codes du genre – véhicules futuristes, prothèses bioniques, montres qui projettent des hologrammes… -, on est très vite marqués par une esthétique très « années 30 » du côté des voyous. Et puis l’un des personnages présente des caractéristiques que ne renieraient pas les héros de Marvel. Plusieurs personnages ont une apparence qui me renvoie également aux mangas, impression renforcée par le Dragon rouge. Le lieutenant, lui, me fait plutôt songer à Bob Morane ; un personnage féminin, en page 14, n’est pas sans rappeler Laureline, de la série Valérian ; et les hommes masqués, vers la fin du tome 1, au personnage de L’ombre du Mangou. Enfin, le ministre François-Pierre Desrillac semble incarner un extrêmisme qui rappelle des – mauvais – souvenirs, jusque dans son pendentif qui n’est pas sans évoquer une sorte de croix celtique…

Ma culture bédéphilique restant superficielle, j’ai comme l’impression d’avoir possiblement raté plusieurs clins d’œil… Et, pour boucler la boucle, j’ai par moment presque eu l’impression d’être dans le Paris des merveilles de Pierre Pevel.

On pourrait donc avoir l’impression de se perdre dans tout ces éléments qui semblent partir dans tous les sens. Et pourtant, l’ensemble est plutôt plaisant, rythmé. Les personnages sont intéressants, autant du côté des « méchants » que de celui des « gentils », ce qui est toujours agréable. Bref, un premier tome qui pose le cadre d’une histoire comme on les aime !

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