Drame, Policiers, Psychologique

Rosy & John

« Le garçon est assez rustique, évidemment immature (cette idée de l’Australie est stupide comme un rêve d’adolescent), mais il est loin d’être bête. Et si sa menace se confirme, sa capacité de nuisance est prodigieuse. »

Pierre Lemaitre, Rosy & John, Le Livre de Poche, 2014, p.42-43.

Motivations initiales

Bon, je pense que depuis deux trois mois, vous avez compris que j’ai développé une addiction à Pierre Lemaitre. J’aime absolument tout chez ce monsieur, son écriture, son esprit tordu et imaginatif, sa perspicacité lors de ses interviews et son degré d’empathie. Et puis comme j’étais en train de lire la série du commandant Verhoeven, vous pensez bien que je vais prendre un immense plaisir à vous chroniquer les quatre tomes !

Synopsis

Paris. Le 20 mai. 17h. Une explosion vient d’avoir lieu rue Joseph-Merlin. L’attentat aurait pu être meurtrier mais heureusement, on ne compte qu’une petite vingtaine de blessés. L’instigateur de cette explosion était présent sur les lieux et a même filmé la scène sur son smartphone.

Jean Garnier, âgé de vingt-sept ans, se présente très rapidement à la police et indique qu’il est l’auteur de l’explosion, il n’a qu’une seule et unique demande – pour l’instant – : ne parler qu’au commandant Camille Verhoeven. Très rapidement, il se « met à table » et explique à Verhoeven comment il s’y est pris pour trouver des obus datant de la Première Guerre mondiale et organiser les attentats. En effet, il y a six autres bombes attendant d’exploser, une par jour tant qu’il n’aura pas ce qu’il exige : la libération de sa  mère Rosie et qu’on leur donne plusieurs millions d’euros pour fuir en Australie.

Avis

> L’avis de C

D’après ce que j’ai entendu dans un interview ou lu dans la presse – je ne sais plus car je lis tellement de choses sur Pierre Lemaitre -, ce court roman est une commande particulière que l’on a faite à l’auteur. On peut donc aisément se laisser aller à imaginer que ce petit roman noir sera moins abouti que les autres…

Autant le dire d’entrée, ce n’est pas mon préféré de cette trilogie mais, tout de même, « rendons à César ce qui est à César « , c’est quand même agréable à lire et très surprenant !

Ce qui surprend en premier lieu, c’est la petite taille du roman – à peine cent-quarante pages… – mais même en si peu de pages, c’est bien mené et très intense ! Effectivement, cela est bien mené car le lecteur est pris dans l’histoire, dans cette course contre la montre pour anticiper les prochains attentats et une fois de plus on se retrouve en apnée avec l’impression que les minutes sont des heures…

Pierre Lemaitre remplit donc le contrat et captive son lecteur jusqu’à la dernière page… Il n’y a aucun temps mort, aucune lourdeur ou lenteur bref la pression est à son comble jusqu’au dénouement de l’histoire !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce thriller, c’est sans aucun doute ressentir la confiance de la plume de Pierre Lemaitre, car on ressent de nouveaux sentiments encore inexploités dans les autres thrillers, à savoir l’apathie et un soupçon de cynisme, le tout avec une écriture froide, tranchante et sans chichi !

En revanche, c’est bien le premier thriller de Pierre Lemaitre où je sens la fin arriver… Un tout petit bémol mais une lecture rapide et agréable !

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