Aventures, Bandes dessinées, Historiques

Darnand, le bourreau français – T. 2

« Allons, ne soyez pas condescendant. À force d’élaborer des stratégies alambiquées, vous en oubliez souvent les hommes censés les exécuter. Servaz n’a aucune chance de s’en sortir. »

Patrice Perna, Fabien Bedouel, Darnand, le bourreau français – T. 2, Rue de Sèvres, 2018, p. 7.

Motivations initiales

La conclusion de la chronique du tome 1 se terminait par « vivement le tome 2 ». Alors, évidemment, il n’y avait pas à hésiter…

Synopsis

Servaz est désormais rattaché au Special Operation Executive (SOE), service secret britannique chargé de soutenir la Résistance. Monsieur Paul, son contact, suggère de l’utiliser pour tenter de convaincre Darnand de rejoindre les forces britanniques, mais tous restent convaincus que celui-ci ne trahira pas ses convictions. Malgré l’insistance de Monsieur Paul, le choix est finalement arrêté : Servaz doit éliminer Darnand… mission ô combien périlleuse.

Servaz se rapproche donc de Darnand, et se heurte à l’hostilité déclarée de l’un de ses proches, Marcel Gombert, un homme brutal. Il faut donner des gages, alors Servaz participe aux opérations de la Milice.

Parviendra-t-il à mener à bien sa mission ?

Avis

> L’avis de T

Dans ce deuxième tome, on découvre Darnand qui cherche par tous les moyens à asseoir sa domination sur la Milice, en éliminant toutes les voix dissidentes, tous les foyers de déstabilisation. Pour cela, il s’appuie sur Gombert et sur Servaz, montant de véritables opérations punitives contre les dissidents – ou supposés tels.

Mais il fait tout, également, pour décrédibiliser la Résistance. En effet, le calcul qu’il opère est que la bonne image dont cette dernière jouit auprès de la population pourrait s’effriter si les résistants se rendent coupables de tueries. Mise en scène, manipulation, intrigues… tout est bon !

Ce deuxième tome est tout aussi passionnant que le premier, tout aussi efficace. Le scénario est bien ficelé, et donne furieusement envie d’aller creuser sur l’histoire de cette période.

Les dessins sont également parfaits. Peut-être encore un petit peu plus sombres que dans le deuxième tome… à l’aune des événements qui nous sont racontés.

Un des moments de bravoure, dans ce tome, c’est la cérémonie à l’occasion de laquelle Darnand est intronisé dans la S.S. Le plus étonnant est qu’il semble parvenir à se convaincre lui-même que c’est pour la France qu’il le fait. C’est du moins ainsi qu’il le présente : plutôt qu’une France juive ou communiste, il préfère une France qui, en se rapprochant de l’Allemagne nazie, pourrait retrouver un peu de dignité…

Il reste un dernier tome pour boucler cette trilogie. C’est, vous l’aurez compris, avec impatience que nous l’attendrons…

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