Policiers

Meurtre en Mésopotamie

Chronique de Meurtre en Mésopotamie, de Agatha Christie.

« Bismillahi ar rahman ar rahim. C’est cette phrase rituelle que tout Arabe prononce avant de se mettre en route. Eh bien, nous aussi, nous allons nous mettre en route. Nous allons commencer un voyage. Un voyage dans le passé. Un voyage dans les étranges replis de l’âme humaine. »

Agatha Christie, Meurtre en Mésopotamie, Le Livre de Poche, 2019, p. 191.

Motivations initiales

Dans le cadre du challenge #JelisAgathaChristie auquel Le Livre de Poche m’a proposé de participer, voici le deuxième livre de la série… Alors, à nous deux, Monsieur Hercule Poirot !

Synopsis

Amy Leatheran, jeune infirmière anglaise, travaille à domicile, auprès d’une famille, qu’elle accompagne pour le voyage lorsque celle-ci part s’installer en Irak. Sur place, elle est sollicitée pour rejoindre une mission archéologique, dirigée par un professeur américain, le professeur Leidner. Celui-ci, en effet, recherche une dame de compagnie pour prendre soin de son épouse, dont les nerfs fragiles sont mis à rude épreuve.

Mais Amy Leatheran constate vite que de sérieuses dissenssions existent entre les dix membres qui composent l’équipe de fouille. Quelles en sont exactement les causes ? Mrs Leidner en est-elle responsable ?

La question devient d’autant plus cruciale lorsqu’un après-midi, après la sieste, cette dernière est retrouvée morte dans sa chambre. Hercule Poirot, de passage dans le pays, vient mener l’enquête. Qui est l’auteur des lettres anonymes que recevait Mrs Leidner ? Il faudra toute l’ingéniosité de Poirot pour démêler les fils de l’intrigue…

Avis

> L’avis de C

Avantage ou inconvénient, c’est selon : les romans d’Agatha Christie constituent, en quelque sorte, le prototype du roman policier le plus classique. Et, parce qu’elle aimait brouiller les pistes et tenir ses lecteurs en haleine, on retrouve en général, dans ces livres, un petit groupe de personnes, souvent placé dans une situation d’isolement – au moins relatif, dans un train, dans un manoir isolé, ou, ici, dans un pays étranger -, ce qui permet à Agatha Christie de jouer sur la psychologie et les archétypes.

Ce Meurtre en Mésopotamie ne déroge pas à la règle. L’essentiel de l’action se déroule dans le lieu de résidence de la mission archéologique. Les serviteurs locaux ne sont que des faire-valoir, les seuls acteurs de l’intrigue étant les neuf membres de la mission, Amy Leatheran – qui est aussi la narratrice -, le Docteur Reilly, et sa fille, qui gravitent en périphérie de l’équipe, et Hercule Poirot.

Comme souvent, le narrateur – ici, la narratrice – nous fait part de ce qu’il sait, comprend et entend de l’histoire, ce qui permet à Hercule Poirot – et à Agatha Christie ! – d’effectuer, dans les dernières pages, son tour de force habituel, qui consiste à raconter l’histoire que personne, sauf eux, n’a totalement décrypté.

Ici, j’avais deviné le (ou la, pas de spoil !) coupable, mais pas ses motivations… ce qui n’est déjà pas si mal 🙂

Alors, évidemment, pour tous les amateurs de policiers bien ficelés et dans lesquels la dimension psychologique joue une bonne part, c’est un incontournable !

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