Aventures, Livres jeunesses

Les aventuriers de l’Autre Monde

Chronique de Les aventuriers de l’Autre Monde, de Luca di Fulvio.

« Les trois compagnons reprirent leur exploration. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les buissons et les arbustes devenaient plus denses. Les branches sèches et épineuses rendaient leur progression difficile. Il y eut des t-shirts accrochés, des jambes et des bras égratignés.

– « Mais il n’y a rien ici ! finit par râler Max, épuisé. C’est pour ça qu’on l’appelle le Néant, il n’y a que dalle ! Allez, on rentre… » »

Luca di Fulvio, Les aventuriers de l’Autre Monde, Slatkine & Cie, 2020, p. 66-67.

Motivations initiales

Chez Ô Grimoire, nous avons lu tous les Luca di Fulvio publiés chez Slatkine & Cie, et nous avons adoré. Nous avons également eu le bonheur de le rencontrer à Quais du Polar, voilà deux ans, et nous avons apprécié le personnage. Alors quel plaisir lorsque, chez Slatkine, ils nous ont envoyé ce roman jeunesse de cet auteur à l’enthousiasme communicatif.

Synopsis

Lily, Red et Max sont amis depuis que les deux garçons sont arrivés dans leur nouvelle école. Plutôt mal reçus par les autres élèves, seule Lily a su voir derrière les apparences.

Les week-ends, ils jouent ensemble sur la plage, à la limite du Néant. Le Néant ? C’est une zone interdite, dont la légende dit que ceux qui y rentrent n’en ressortent pas. C’est d’ailleurs ce que leur confirme une vieille femme, qui leur dit attendre son mari parti 300 ans plus tôt. Puis elle disparait, ainsi que l’arbre sur lequel elle était installée… Est-ce une porte d’entrée vers l’Autre Monde, où tout est inversé par rapport à notre monde ?

Les trois amis sont évidemment tentés. Vivre une grande aventure, ce serait fabuleux. Prendront-ils le risque ?

Avis

Nous lisons de temps en temps des romans jeunesse, parce que c’est agréable, et parce que roman jeunesse ne veut pas forcément dire « niaiseux ». Évidemment, dans le lot, cela arrive également que l’on soit déçu.

La différence entre un bon et un mauvais roman jeunesse, de mon point de vue, tient notamment à la façon dont l’auteur s’autorise – ou non – davantage de facilités que s’il écrivait pour des adultes. Les thèmes peuvent être identiques, mais parfois certains s’accordent des marges de manoeuvre, comme si « des jeunes, ils n’y verront que du feu ». Au contraire, de mon point de vue, écrire un roman jeunesse est encore plus compliqué qu’un roman pour adultes, parce qu’il faut la même exigence, mais en simplifiant encore l’expression.

Mais alors, Luca di Fulvio, comment s’en sort-il, de cet exercice ? Eh bien, pas mal du tout ! Lily, Red et Max ont de l’épaisseur – ceci n’est pas un mauvais jeu de mot au sujet de Max, qui est certes un petit génie, mais a tendance à se venger souvent sur la nourriture -, ce sont de vrais personnages. Ils sont confrontés à une situation qui les sort de leur ordinaire et, clairement, de leur zone de confort. L’amitié – et, peut-être, les prémices de l’amour ; l’affrontement entre le bien et le mal ; la force de l’imagination et de la curiosité : autant de thèmes que l’on trouvait déjà dans les romans précédents de l’auteur, et qui s’adaptent parfaitement ici aussi.

Nous ne sommes pas forcément le public ciblé en priorité, mais cette lecture est très agréable, et franchement intelligente, ce qui ne gâte rien. Alors n’hésitez pas à faire découvrir cet auteur à vos enfants et adolescents : ils en sortiront grandis !

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