Biographies & autobiographies, Historiques, Témoignages

Nous étions résistantes

Chronique de Nous étions résistantes, de Odile Benoist-Lucy, Michèle Agniel et Sophie Carquain.

« Nous nous sommes rapidement retrouvées totalement nues, sous les cris démoniaques des gardiennes. Le camp tout entier résonnait de glapissements : « Schnell, schnell ! Raus, raus ! ». On nous a poussées sous les douches, avec un morceau de savon noir. La plupart d’entre nous, celles, du moins, qui étaient déportées en famille, voyaient leur mère nue pour la toute première fois. »

Odile Benoist-Lucy, Michèle Agniel et Sophie Carquain, Nous étions résistantes, Alisio, 2020, p.97.

Motivations initiales

Lorsque les éditions Alisio m’ont gentiment proposé de recevoir cet ouvrage, vous vous doutez bien que je n’allais pas refuser ! Pour moi, ces ouvrages sont des vecteurs de mémoire, des paroles que l’on devrait tous lire et se remémorer pour ne jamais oublier et surtout pour que jamais nous revivions cela…

Synopsis

Sophie Carquain donne la parole à deux femmes de l’ombre sous forme de question/réponse.

Deux femmes que la guerre a précipité dans l’abîme. Deux femmes qui n’ont jamais renoncé à la vie, deux femmes qui ont toujours transgressé les règles de leurs bourreaux et qui ont résisté jusqu’à retrouver la liberté. 

Sous forme d’un long entretien, Sophie Carquain retrace la vie d’Odile Benoist-Lucy et de Michèle Agniel, de leur enfance à leur complexe réinsertion dans la vie d’après-guerre. 

Avis

Si je devais résumer en un mot ma lecture, c’est sûrement le mot humilité qui collerait le mieux.

Qui ne serait pas profondément touché par cette ode à la vie que met en lumière Sophie Carquain ? Cela peut paraitre complètement dingue de parler d’ode à la vie, dans un tel contexte et c’est pourtant bien le cas ! Ces deux femmes ne se plaignent pas, elles évoquent de terribles souvenirs et par moment on les imagine en train de sourire. C’est perturbant et ça remue les tripes…

Les deux héroïnes de ce témoignage sont extrêmement touchantes, par leur simplicité, leur force de caractère et leur envie de vivre. Pour elles, ne rien lâcher face à leurs bourreaux et, parfois, simplement respirer devient un véritable acte de résistance. 

On prend une belle leçon de vie, de courage et d’audace également. J’avoue que j’ai trouvé cela complètement surréaliste et d’une incroyable hardiesse qu’une jeune écolière aille chercher des tracts de résistances pour lutter contre les allemands et les cache dans son cartable. Je reste sans voix face à tant de sang froid ! 

Bien entendu, les passages évoquant les camps sont terribles, la nausée monte face aux horreurs que relatent les jeunes femmes, face à la cruauté de leurs bourreaux. 

Pour moi, c’est le type d’ouvrage que l’on doit absolument lire, absolument transmettre aux générations futures. Nous sommes des « passeurs de mémoire » et c’est à nous de faire vivre des destins hors normes comme ceux de ces deux femmes ! Alors lisez ce livre, parlez-en, offrez-le…

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