Aventures

Le Paris des Merveilles – T. 1 Les enchantements d’Ambremer

Chronique de Le Paris des Merveilles – T. 1 Les enchantements d’Ambremer, de Pierre Pevel.

« – Un sort produit un effet, souvent immédiat. Un enchantement, lui, modifie plus ou moins longtemps la nature d’un être ou d’un objet. Si je génère un souffle d’air pour fermer une porte, par exemple, je provoque un effet : c’est un sort. Mais si je change par magie la couleur d’un objet, ou si je le rends plus léger, je le modifie.

– C’est donc un enchantement.

– Voilà. Les sorts agissent sur le monde et les enchantements essayent de le changer. Et j’ajouterai que les enchantements les plus puissants le changent à jamais. »

Pierre Pevel, Le Paris des Merveilles – T. 1 Les enchantements d’Ambremer, Folio SF, 2019, p. 148.

Motivations initiales

L’un des membres du duo Ô Grimoire a participé, pendant le confinement, à un appel à textes coordonné par Pierre Pevel, dans le monde du Paris des Merveilles. C’était l’occasion de découvrir cette trilogie. Aussitôt dit, aussitôt fait, et il a suffi, après, du temps habituel pour entrer et ressortir de la PAL…

Synopsis

Paris, 1909. Louis Denizart Hippolyte Griffont est un mage du cercle Cyan. Sollicité par une amie, Cécile de Brescieux, il emprunte à la place de cette dernière un ouvrage rare à la bibliothèque d’Ambremer… et met, du même coup, le doigt dans un engrenage dont il ignore tout. Et, surtout, dont il ne sait pas que cela va l’amener à devoir s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée qu’il connait bien… trop bien !

Gargouilles, dragons, licornes, fées, dans un Paris qui ressemble à celui que nous connaissons mais pas tout à fait…

Avis

Disons-le tout de suite, j’ai acheté le deuxième tome ce dimanche. Autant dire que la question de savoir si j’ai apprécié ne se pose plus une fois que j’ai dit cela.

L’histoire est bien fichue, l’univers nous est révélé petit à petit, touche après touche. Mais, surtout, il y a tellement d’humour ! Notre ami Louis Griffont, bien qu’il soit visiblement un mage puissant, se débat avec les mêmes souci qui sont les nôtres tous les jours : il est casanier, il peine à affronter les événements du quotidien – comme la crue de la Seine de 1910. Et, surtout, il galère dans sa vie privée, ce qui le rend très humain… et très sympathique !

Mais là où ce livre est vraiment plaisant, c’est dans la façon – dont je ne révèlerai naturellement rien – dont l’histoire du monde est convoquée, et y compris la véritable histoire. Retrouver Méliès, par exemple, est tellement amusant. Plusieurs fois, j’ai éclaté de rire, plusieurs fois j’ai fait le parallèle avec des épisodes de notre histoire nationale…

Je vais donc lire l’ensemble de la trilogie, et je me fais déjà une joie de retrouver Louis Denizart Hippolyte Griffont, et, probablement, Isabel de Saint-Gil et Cécile de Brescieux.

Un dernier mot. Cette trilogie se rattache au style « steampunk », un genre souvent mal connu, mal perçu, mais qui, plus qu’un genre littéraire, est, à mon sens, une façon de regarder la vie. En quatrième de couverture, sont évoqués Arsène Lupin et Rouletabille, moi j’avais davantage Adèle Blanc-Sec en tête pendant ma lecture… Mais, quoi qu’il en soit, si vous aimez le steampunk, n’hésitez pas. Et si vous ne connaissez pas, eh bien pourquoi ne pas donner une chance à ce livre, et vous laisser porter ?

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