Policiers, Psychologique, Roman, Thrillers

Les yeux fermés

Chronique de Les yeux fermés, de Chris Bohjalian.

« Mon père faisait partie d’une longue lignée d’écrivains de Nouvelle-Angleterre à entretenir une vision romantique des Red Sox. Lorsque j’étais au lycée, il m’avait expliqué que cet amour venait du rêve chimérique que caressait cette équipe de battre un jour celle des Yankees et d’ainsi remporter la World Series ; le fait qu’ils soient si souvent près du but ne faisait que renforcer leur attrait. »

Chris Bohjalian, Les yeux fermés, le cherche midi, 2021, p. 75.

Motivations initiales

Grâce à la TeamThriller et à Benoît, du cherche midi, occasion nous est offerte, une fois encore, de découvrir un nouvel auteur, Chris Bohjalian, que certains connaissent peut-être, l’un de ses romans, pas encore traduit en français, servant de base à la série The flight attendant. En route, donc, en fermant les yeux, mais pas totalement quand même…

Synopsis

Bartlett, New Hampshire (au Nord-Est des États-Unis, près de la frontière canadienne. Annalee Ahlberg, architecte indépendante, mariée à un professeur de littérature américaine exerçant à l’université et mère de deux filles – Lianna, 21 ans, et Paige, 12 ans – a disparu. Traitée pour somnambulisme depuis plusieurs années, les crises avaient paru s’atténuer ; pour la première fois depuis tout ce temps, Warren, son mari, s’était absenté pour participer à une rencontre de poésie.

Accident ? Disparition volontaire ? Enlèvement ? Crime de rôdeur ? La pauvreté des indices fait que, rapidement, l’enquête tourne en rond, abandonnant à leur sort Warren, Lianna et Paige.

Mais qu’y a-t-il donc derrière la photographie lisse de carte postale ? Chacun a ses petits secrets, plus ou moins avouables…

Avis

Ce livre coche pas mal de cases de la série « thriller qui pourrait me laisser sur le bord du chemin ». Une disparition, certes, mais une seule – même pas l’ombre crédible d’un tueur en série, a priori ! -. C’est cru, mais pas sanglant. Et, pour l’essentiel, on hante les pensées de la narratrice, Lianna qui cherche à reconstruire l’image de sa mère, à comprendre qui était cette femme qu’elle connaissait si bien tout en en ignorant tant de facettes. Et, alors qu’elle même est à l’âge de s’engager dans une aventure sentimentale, elle découvre qu’elle ignore également beaucoup de choses sur le couple formé par ses parents.

Bref, tout cela pourrait être mièvre, un peu sirupeux. Mais non, c’est plutôt efficace.

Pourtant, dès la page 113, j’ai commencé à me douter des deux ou trois lignes de force de l’histoire, mais ce n’est pas vraiment dérangeant. La construction de l’histoire fait que cela n’est pas vraiment gênant que les lecteurs puissent deviner certains éléments.

En y réfléchissant une fois le livre refermé, je réalise même que, contrairement à ce que j’ai pu penser longtemps, je n’ai pas forcément besoin de m’attacher à un personnage. En revanche, il est indispensable que les personnages me paraissent crédibles. Pas qu’ils soient intéressants ou attachants ou séduisants, mais crédibles. Crédibles dans leur humanité, crédibles dans leurs actes, crédibles dans leur noirceur, aussi, pour certains.

Et, dans ce roman, j’ai trouvé cela. Une histoire solide, des informations que j’ignorais – c’est toujours agréable d’apprendre des choses à l’occasion d’une lecture -. Largement de quoi passer un agréable moment de lecture !

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