Drame, Historiques

Le siècle T. 1 – La chute des géants

« Il en était allé ainsi constamment au cours de ces deux dernières semaines, songea Maud avec tristesse. Dans tous les pays, les adversaires de la guerre avaient perdu la partie : les Autrichiens avaient attaqué la Serbie alors qu’ils auraient encore pu s’en abstenir ; les Russes avaient préféré la mobilisation à la négociation ; les Allemands avaient refusé de participé à une conférence internationale qui aurait pu régler la crise ; les Français s’étaient vu offrir une chance de rester neutres et ils l’avaient laissé passer ; et voilà que les Anglais allaient intervenir dans le conflit alors qu’ils auraient pu conserver un rôle d’observateur. »

Ken Follett, Le siècle T. 1, La chute des géants, Le livre de poche, 17e édition, 2016, p. 327.

Motivations initiales

L’envie de relever un défi… Depuis longtemps, cette série me tente… Mais à chaque fois, je repousse mon achat parce que les mille et quelques pages m’effrayent !

Synopsis

Ken Follett n’en est pas à son coup d’essai en matière de saga : Les piliers de la terre avaient, s’il le fallait, établi sa réputation en la matière. Alors, quand il s’attaque, dans Le Siècle, à l’histoire du monde occidental au XXe siècle, on peut s’attendre à en prendre plein les yeux…

Lorsque le premier tome débute, en 1911, les tensions sont fortes, mais tous croient que la diplomatie en viendra à bout. Pourtant la guerre va très bientôt déferler sur le monde… Dans cinq pays – Amérique, Russie, Allemagne, Angleterre et Pays de Galles -, au travers de cinq familles, c’est cette histoire que Ken Follett nous raconte. La Première Guerre mondiale, la Révolution bolchevique, et, dans les tomes suivants, la Deuxième Guerre mondiale et la Guerre froide, sont le décor de leurs aventures, entre histoire d’amour et lutte des classes.

Avis

> L’avis de C

Ce livre est tellement dense que je vais forcément oublier des tonnes de détails, je ne pourrais pas parler de chaque personnage… Mais j’espère vraiment vous donner envie d’ouvrir ce livre, même s’il est juste énorme !

Je ne vais pas vous mentir, les premiers chapitres nous donnent le tournis, avec une avalanche de – trop ? – nombreux personnages, qui donne presque envie de lâcher le livre… Mais si vous avez cette tentation, accrochez-vous, le jeu en vaut vraiment la chandelle ! In fine, tous ces personnages vont se croiser, s’apprivoiser, s’aimer, se trahir, se battre, se venger… et même se tuer. Somme toute, cette multitude de personnages finit par avoir sa propre logique !

Chacune des cinq familles a droit à son chapitre, dans lequel les bases de l’intrigue vont être posées. A l’occasion de cette découverte, chacun peut s’attacher à l’un ou l’autre. Pour ma part c’est Maud, Maud issue d’un milieu aisé mais qui reste d’une immense simplicité, courageuse, pleine de bravoure, obstinée, féministe et militant pour la paix…

Petit bémol : cette période de l’avant-guerre aurait peut-être pu être plus resserrée. Certes, il y a toujours une phase de découverte, il faut rentrer dans l’univers, explorer les personnages et leurs histoires mais là,  on a parfois l’impression que l’auteur est tiraillé entre l’envie de retranscrire parfaitement l’Histoire dans tous ses détails – vie diplomatique, situation économique et sociale… – et celle de laisser libre cours à son talent de conteur…

Parce que Ken Follett est un grand conteur ! Quand il relate le célèbre épisode des taxis de la Marne qui emmènent les hommes au front, on y est, littéralement, et on a le cœur qui palpite devant cet élan patriotique des chauffeurs de taxi. Ken Follett décrit de façon magistrale cette guerre barbare et sanglante, les pays européens qui se déchirent.

Cela nous fait d’ailleurs regretter que certaines situations soient un peu artificielles. On n’arrive pas totalement à croire au hasard qui amène certains des personnages à se retrouver au milieu d’une tranchée à Verdun, dans le hall d’un hôtel berlinois, ou dans la lunette de visée d’un fusil…

Ce premier tome est audacieux, plein de promesse pour la suite – car oui, j’ai tellement aimé que j’ai déjà acheté les tomes suivants !!! -, qui tient en haleine le lecteur pendant ses mille pages… La fin du premier tome est excellente, subtile, mais je n’en dirais par plus, à vous d’aller voir !!!

Enfin, message personnel : Monsieur Follett, merci : je ne regarderai plus jamais les livres ressemblant à des pavés de la même façon !

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