Drame, Roman

La fin de la solitude

« Tu as un bon coup d’oeil, Jules. Ça me ferait plaisir que tu fasses de la photo plus tard, dit mon père. Et ces mots-là non plus, je ne les ai pas oubliés. »

Benedict Wells, La fin de la solitude, Slatkine & Cie, 2017, p. 40.

Motivations initiales

L’équipe de chez Slatkine & Cie nous l’a envoyé. Je n’en avais pas du tout entendu parler, je ne savais pas à quoi m’attendre, jusqu’au moment où, à l’occasion d’une discussion sur un post, le nom de l’auteur a surgi…

Synopsis

Été 1980. On découvre une famille, avec ses trois enfants : la sœur aînée, Liz, 11 ans, Martin, 11 ans et Jules, 7 ans. Ils habitent en Allemagne, mais, le père étant d’origine française, ils viennent passer les vacances dans le sud de la France.

Trois ans et demi plus tard, les fêtes de Noël 1983 viennent de se passer. Un week-end, les parents sont en voiture. Un virage, une Toyota conduite par une avocate trop pressée en face. L’accident. Les trois enfants se retrouvent orphelins.

Ils se retrouvent dans un internat. Et chacun des trois réagi à sa façon. Liz, en brûlant la vie par tous les bouts ; Martin, en se construisant une vie raisonnable ; Jules, en se renfermant sur lui-même.

Il rencontre alors Alva, qui devient sa meilleure amie, avec qui il se construit. Une fois le bac passé, alors qu’il s’apprête à partir pour Munich, il réalise que cette amitié a peut être évolué vers autre chose. En tout cas, il invite Alva a venir s’installer avec lui, à partager un appartement… mais il la trouve avec un autre. Et ils se perdent de vue sur cet épisode.

Comment avance-t-on dans la vie quand on débute ainsi ? De quoi sont faits les rêves ? De quoi se tisse l’existence ?

Avis

> L’avis de T

Lorsque l’on a refermé ce livre, qu’en reste-t-il ? Une sensation douce-amère, le goût de la vie.

Le livre est construit en deux parties. La première partie, qui couvre la période allant de 1980 à 1998, est consacrée à l’éclatement. Éclatement de la cellule familiale, d’abord avec la mort des parents, puis avec l’éloignement progressif des frères et sœurs, qui essayent, avec leurs moyens, leurs blessures, leurs tempéraments respectifs, de se construire. Et tout cela se clôt sur une soirée partagée, à l’occasion de laquelle, pour mieux se comprendre – en tout cas, pour mieux comprendre ce que Liz a expérimenté – ils prennent tous les trois du LSD.

Dans la deuxième partie, c’est le regroupement. Un regroupement partiel, mais un regroupement tout de même. Avec une certaine maturité, ils ont tous les trois appris à accepter les imperfections des autres. Ils ont découvert que chacun à des zones d’ombre, mais aussi que chacun peut être lumineux. Ils acceptent les faiblesses des autres, parce qu’ils acceptent leur propres faiblesses.

Jules retrouve une première fois Alva, pour mieux la reperdre. Parce que les histoires, aussi fort que puisse être l’amour, peuvent parfois être dépendantes du moment, de l’instant. Ils se sont manqués des années plus tôt, se manqueront-ils encore ? (je ne veux pas spoiler !).

Ce livre est très joliment écrit. Je ne vous parle même pas des moments les plus émouvants, certaines pages m’ont fait verser toutes les larmes de mon corps. Et puis il fait réfléchir, il fait s’interroger, il fait se poser des questions.

Alors qu’est-ce qu’il faut faire, et vite ? Aller chercher ce livre en librairie, et le dévorer, très rapidement ! Il parle remarquablement de la vie, de ses difficultés, de ses écueils, mais aussi de ses fulgurances.IMG_0461

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