Aventures, Bandes dessinées, Historiques, Policiers

Les enquêtes de Nicolas Le Floch – T. 1 L’énigme des Blancs-Manteaux

« Enfant trouvé, sans aïeux et sans fortune, j’ai été recommandé à M. de Sartine par mon parrain, le marquis de Ranreuil. Depuis, tout s’est enchaîné sans que j’intervienne de mon propre chef, sinon par mon zèle à remplir avec soin les tâches que l’on attendait de moi… »

Dobbs, Chaiko, Les enquêtes de Nicolas Le Floch – T. 1 L’énigme des Blancs-Manteaux, Hachette Livre 2018, p. 45.

Motivations initiales

Quand vous avez pratiquement toute la série des livres d’une série, et que le tome 1 sort en bande dessinée, forcément, votre intérêt est éveillé. Alors, le sachant, mon alter ego Ô Grimoirien, trouvant l’objet en librairie, n’a pas hésité. Alors, que vaut-elle, cette adaptation ?

Synopsis

Un mot avant de parler de l’histoire. Ainsi que le signale Dobbs, il s’est inspiré du livre éponyme de Jean-François Parot ; il signale également ne jamais l’avoir rencontré, et le regretter, Jean-François Parot ayant disparu peu avant la sortie de ce tome 1…

Dans cette première enquête, on découvre Nicolas Le Floch, jeune breton monté à Paris avec la recommandation de celui qui l’a adopté, le marquis de Ranreuil. Il s’installe d’abord  chez le commissaire Lardin, où il fait la connaissance de Louise, seconde épouse du commissaire, et de Marie, sa fille née de son premier mariage. Ces premiers éléments ne sont pas repris dans la bande dessinée, qui commence précisément quand M. de Sartine confie à Nicolas la mission d’enquêter sur la disparition de Lardin. Demandant à être associé à l’inspecteur Bourdeau, Nicolas entame ses investigations.

Cette enquête est l’occasion pour Nicolas – et pour nous – d’apprendre à découvrir plusieurs personnages qui apparaitront dans d’autres enquêtes : M. de Noblecourt, qui héberge désormais Nicolas, le docteur Semacgus, Antoinette, plus connue sous le pseudonyme de « la Satin », la Paulet, qui dirige le Dauphin Couronné, mais également Charles-Henri Sanson, bourreau mais également grand connaisseur d’anatomie…

Avis

> L’avis de T

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, il est souvent délicat de lire une adaptation, surtout lorsque vous avez apprécié l’œuvre originale. L’histoire initiale sera-t-elle respectée ? Et le visuel qui lui est désormais associé – qu’il s’agisse, pour le coup, d’un film, d’une série ou d’une bande dessinée – correspondra-t-il à mon imaginaire, à la façon dont je me représente les personnages…

Ici… c’est réussi ! Certes, la façon de représenter certains des personnages ne colle pas avec la façon dont je les avais imaginés – l’inspecteur Bourdeau, par exemple, M. de Sartine, ou le docteur Semacgus, notamment -, mais l’ambiance est bien rendue, de ce Paris du XVIIIe siècle, dans l’Ancien Régime finissant. Les complots, les manipulations, la société déliquescente, la misère crasse des franges les plus défavorisées de la population, abandonnées de tous… Les dessins sont sombres à souhait, un peu glauques, un peu « suintants », tout à fait adaptés.

Respectant la trame du récit initial de Jean-François Parot, on se retrouve aisément dans l’histoire. Pour autant que je m’en souvienne – ma lecture de L’énigme des Blancs-Manteaux remonte à quelques années maintenant -, au-delà des indispensables ellipses, notamment au début du récit, je retrouve bien « mon » Nicolas Le Floch…

Bref, cette bande dessinée est, pour moi, une réussite. Agréable à lire, sans trahir l’original, avec des dessins évocateurs. Vivement la suite !

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