Drame, Roman

Elle voulait juste marcher tout droit

« Dans le wagon, elle s’assit à côté de sa mère. En accrochant son sac, Diane découvrit ses avant-bras, et Alice remarqua quelque chose d’écrit, une sorte de code tatoué, comme pour les vaches. »

Sarah Barukh, Elle voulait juste marcher tout droit, Le Livre de Poche, 2018, p. 91.

Motivations initiales

Lorsque j’achète des livres, c’est souvent sur un coup de tête… Il y a les livres qui font le buzz, il y a ceux qui attirent l’œil et puis il y a ceux qui nous apparaissent comme une évidence et qui finissent par atterrir dans vos mains sans qu’on sache vraiment pourquoi ! Celui-ci, c’est le cas, je suis incapable de dire pourquoi je l’ai acheté – je n’ai même pas lu la quatrième de couverture !

Synopsis

Alice a huit ans en 1946, quand la guerre se termine. Et elle voit soudain réapparaître sa mère dont elle n’a aucun souvenir. Après toutes ces années passées à se cacher à la ferme, auprès de Jeanne, elle est arrachée à cette vie, pour suivre une inconnue.

Qui est cette femme ? Et que signifie le drôle de tatouage qu’elle porte sur le bras ?

Alice se retrouve alors embarquée dans un long voyage, de Paris à New-York, à l’occasion duquel elle devra affronter bien des secrets.

La petite fille trop vite grandie parviendra-t-elle à faire sien un monde qui est encore profondément marqué par la guerre et ses conséquences ?

Avis

> L’avis de C

Ce livre est un diamant brut, une pépite ! C’est un immense coup de cœur ! Une fois ma lecture finie, mon esprit s’est retrouvé tout emmêlé et surtout tout chamboulé !

Très sceptique durant les quinze premières pages, je me suis d’abord dit que ce roman était encore un énième livre traitant de la Seconde Guerre mondiale… Eh bien, tout faux ! Absolument tout faux ! Mais que c’est bien de se tromper à ce point !

Ce roman, ce n’est en réalité pas du tout cela, on ne voit pas le temps passer et les pages s’enchaînent à une vitesse folle – en un petit peu moins de deux heures – le temps d’un trajet en TGV pour rejoindre la capitale -, il ne me restait déjà plus qu’une trentaine de pages à lire !

Avec une sensibilité incroyable, Sarah Barukh arrive à nous faire comprendre les émotions et les tourments que ressent une enfant prise dans l’horreur de la guerre et de l’après-guerre. J’ai tellement aimé les questionnements si profonds d’Alice sur l’ordre des chose et du monde, et la façon qu’elle a de répondre « parce que c’est la guerre » quand on lui pose une question. Certes, elle est parfois capricieuse mais elle ne manque ni de courage ni de détermination.

Ce livre est une quête vers la vérité, une quête sur la construction d’un individu. Bref, je ne peux que vous conseiller cette lecture en espérant que cette jeune fille de huit ans saura vous toucher aussi profondément que moi.

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