Drame, Roman

Autochtones

Chronique de Autochtones, de Maria Galina.

« Ce n’est pas pour rien que les revenants, les tueurs psychopathes et les auteurs de romans policiers aiment autant le théâtre. Un meurtrier se cache sous un masque, larme du crime disparaît parmi les accessoires. Et, bien sûr, il y a les labyrinthes, les loges, les arrière-cours, le plateau tournant, d’étranges mécanismes, les débarras, les accessoires poussiéreux… Des cordages, des grilles… L’envers du monde. L’envers de la fête. »

Maria Galina, Autochtones, Agullo Éditions, 2020, p. 154.

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Roman noir

Prémices de la chute

Chronique de Prémices de la chute, de Frédéric Paulin.

« L’histoire se répète inlassablement, aucune leçon n’est jamais retenue. Quand il a alerté sur la possible collusion entre services secrets algériens et islamistes, on lui a ri au nez ; quand il a signalé la présence de Français parmi les combattants de la brigade El Moudjahidin à Zenica, personne ne l’a écouté. S’entêter à jouer ce jeu a-t-il encore un sens ? Ça le démange de refaire le coup de la démission ; maudire ses chefs, mépriser le pouvoir en place, les laisser tous se démerder sans lui. »

Frédéric Paulin, Prémices de la chute, Agullo Éditions, 2019, p. 119.

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Espionnage, Roman noir

La guerre est une ruse

Chronique de La guerre est une ruse, de Frédéric Paulin.

« Elle est en colère contre Tedj et contre les français. Peut-être parce qu’elle leur doit la possibilité de reprendre son souffle à la terrasse d’un café. Elle leur doit cette chance, mais elle ne leur a rien demandé et ne veut rien leur devoir. »

Frédéric Paulin, La guerre est une ruse, Agullo Éditions, 2018, p. 323.

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Drame, Roman

Prodiges et miracles

« En général, la place demeurait déserte, hormis les oiseaux gris et mauves, une petite volée agglutinée sur l’unique banc, une espèce dont le chant évoquait tout à fait la mélodie qu’un vétéran de la guerre de Sécession pourrait fredonner machinalement. Les boutiques donnant sur la place observaient le même air endeuillé, leurs vitrines sombres masqués par des stores crasseux, les commerces vidés de toute vie ; il y avait un troquet où trois clients s’étaient fait descendre près d’une décennie plus tôt, les taches de sang et les silhouettes des corps tracés à la craie étaient devenues indélébiles et marquaient à jamais la gargote du sceau de ce drame sordide digne d’un polar au rabais… »

Joe Meno, Prodiges et miracles, Agullo Éditions, 2018, p. 45.

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