« Malgré la chaleur de la saison sèche qui rendait l’atmosphère difficilement supportable, Calec referma à regret « Une saison en enfer » d’Arthur Rimbaud. C’était l’heure… »
Jean-Charles Kraehn, Patrick Jusseaume, Tramp – T.2 Le bras de fer, Dargaud Éditeurs, 1996, p. 9.
Auteur : Ô grimoire !
Les pièges de l’exil
« Elle me laissa lui en allumer une. Elle fumait comme une collégienne, aspirant à peine, et cela me fit sourire, mais pas trop, de crainte qu’elle ne pense que je me moquais d’elle, ce qui aurait été grossier et stupide. La plupart des femmes aiment à penser qu’elles sont raffinées, même quand vous êtes ravi qu’elles ne le soient pas. »
Philip Kerr, Les pièges de l’exil, Éditions du Seuil, 2017, p. 147.
La passe-miroir – T.3
« Je vous aime, répéta-t-elle d’un ton inflexible. C’est ce que j’aurais dû vous répondre quand vous vouliez connaître la raison de ma présence à Babel. C’est ce que j’aurais dû vous répondre chaque fois que vous vouliez savoir ce que j’avais vraiment à vous dire. »
Christelle Dabos, La passe-miroir, T.3, Gallimard jeunesse, 2017, p.420.
Fabien Cerutti
Fabien Cerutti avait accepté, voilà plusieurs semaines, de se livrer à l’exercice de l’interview. Mais, plongé qu’il était dans le 4e opus des aventures du Bâtard de Kosigan, il n’avait pas encore eu le temps d’y consacrer le temps nécessaire, mais c’est désormais chose faite, et nous l’en remercions encore ! Lire la suite « Fabien Cerutti »
Le passage
« La porte une fois close, il est un instant cruel et redouté : spectateur impassible de la nudité d’autrui, le médecin doit se dévêtir à son tour et cet acte, plus encore que celui qui va suivre, l’épouvante et le rend maladroit ; mais la honte est bue, les gestes nécessaires sont accomplis ; et comme un vieux gymnaste aux jointures ankylosées, s’essayant maladroitement aux exercices de barre et de trapèze de sa jeunesse, le médecin se démène gauchement sur le divan d’un hôtel borgne. »
Jean Reverzy, Le passage, Les Éditions du Sonneur, 2014, p. 22-23.
Phobos 4
« Vous êtes douze. Douze, comme les jeunes gens catapultés voici trois ans à l’autre bout de l’espace, avec leur espoir comme seul bagage. Vous êtes seuls. Seuls, comme les pionniers isolés sous leur bulle de verre martienne, avec leur conscience pour seule boussole. Comme eux, vous allez devoir prendre une décision collective cruciale. Comme eux, vous allez devoir choisir ce qui est juste. »
Victor Dixen, Phobos 4, Robert Laffont, 2017, p. 294.
Jeu de massacre à Berlin
« Poussé par une impulsion inexplicable, je l’examinai plus attentivement. Et c’est alors que je le découvris : un symbole était dessiné sous le siège de la chaise. Je la retournai . C’était une couronne noire. Je regardai sous la chaise de Maximiliane : le même dessin, une couronne noire que quelqu’un avait gribouillée hâtivement avec un pastel noir. »
Elisabeth Herrmann, Jeu de massacre à Berlin, Slatkine & Cie, 2018, p. 120.
Bonne année 2018 !
Après quelques jours de repos – bien mérité -, les Ô Grimoiriens sont de retour. Gavés d’air iodé, ils sont prêts à reprendre le rythme. Lire la suite « Bonne année 2018 ! »
Chroniques des temps obscurs – T. 2 Fils de l’eau
« Cependant, ce n’est qu’au sommet du Rocher que le garçon trouva ce qu’il cherchait et redoutait à la fois. Une autre paire d’empreintes. Beaucoup plus petites que celles d’Oslak. Elles étaient à peine visibles. La créature à laquelle elles appartenaient n’avait pas couru, elle. Elle était restée immobile. À une faible distance du bord. Elle n’avait pas essayé de retenir le géant. Au contraire. Elle l’avait regardé basculer dans le vide. Droit vers la mort. »
Michelle Paver, Chroniques des temps obscurs, T. 2, Le Livre de poche jeunesse, 2010, p. 53.
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