Drame, Historiques, Roman

Les guérir

Chronique de Les guérir, d’Olivier Charneux.

« L’homosexualité s’explique par un manque de testostérone. Si je conçois une glande artificielle qui comble ce déficit par une diffusion constante d’hormone, je pourrai guérir les patients. Il suffira de l’implanter sous la peau et le problème sera réglé. »

Olivier Charneux, Les guérir, Éditions Robert Laffont, 2016, p. 43.

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Aventures, Heroic fantasy

L’enfant de poussière

« Si les dieux existent et qu’ils sont ce que les hommes en disent, j’aurais dû mourir aujourd’hui. Alors, soit les dieux ne sont pas ce que les hommes en disent, soit ils n’existent pas du tout. La seule sagesse qui peut exister ici, c’est de dire que nous ne savons pas. Les premiers-penseurs dont je te parlais plus tôt l’avaient compris. Nous appelons leur philosophie la Pradekke, et c’est le ciment du pays var tel qu’il existe aujourd’hui. La Pradekke, c’est la différence entre le savoir et la croyance. Croire que l’on sait est ignorant. Savoir que l’on croit ne l’est pas. L’homme sage est capable de discerner les nuances entre ce qu’il sait et ce qu’il croit, parce que la croyance est la plus dangereuse des ignorances. »

Patrick K. Dewdney, L’enfant de poussière, Éditions Au diable vauvert, 2018, p. 371.

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Historiques, Policiers, Roman noir

Les suppliciées du Rhône

« N’oubliez toutefois jamais, messieurs, que vous n’êtes pas Dieu, aussi souvenez-vous que votre responsabilité dans une enquête est pleine et entière. Grâce à vous, le meurtrier pourra être arrêté… mais par votre faute l’erreur judiciaire pourra être commise !… Et une tête décollée ne se recolle pas… Soyez vigilants, messieurs ! Apprenez à douter et, par conséquent, à n’avoir aucune idée préconçue. »

Coline Gatel, Les suppliciées du Rhône, Préludes, 2019, p. 35.

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Drame, Prix littéraires

Le passage

« La porte une fois close, il est un instant cruel et redouté : spectateur impassible de la nudité d’autrui, le médecin doit se dévêtir à son tour et cet acte, plus encore que celui qui va suivre, l’épouvante et le rend maladroit ; mais la honte est bue, les gestes nécessaires sont accomplis ; et comme un vieux gymnaste aux jointures ankylosées, s’essayant maladroitement aux exercices de barre et de trapèze de sa jeunesse, le médecin se démène gauchement sur le divan d’un hôtel borgne. »

Jean Reverzy, Le passage, Les Éditions du Sonneur, 2014, p. 22-23.

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