Drame, Psychologique, Roman

Presque génial

Chronique de Presque génial, de Benedict Wells.

« Nous les mères ne savions pas en principe de qui venait le sperme. Tous les donneurs, nous disait-on, étaient beaux, en bonne santé et athlétiques. Ils avaient des pseudonymes tels que Donor Brian ou Donor Michael, et nous disposions de vagues informations sur leur profession, leur QI et leurs centres d’intérêt. On n’en savait pas davantage. […] Mais Monroe avait un assistant, un type falot appelé Andy, qui était amoureux de moi. Il a dérobé le dossier de ton père dans le bureau de Monroe. Ton père était diplômé de Harvard, il jouait du violon et avait un QI de 170. »

Benedict Wells, Presque génial, Slatkine & Cie, 2020, p. 102.

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Aventures, Heroic fantasy, Médiéval fantasy

Le chant des cavalières

Chronique de Le chant des cavalières, de Jeanne Mariem Correze.

« Il ne sert à rien de s’inquiéter des choses sur lesquelles tu n’as aucune emprise, bel arbrisseau. Rage et tempête tout ton saoul contre la course du soleil dans le ciel, personne n’arrête l’astre du jour. La roue des saisons tourne, immuable, sans daigner ralentir pour les mortelles que nous sommes. Nous nous angoisserons pour le voyage du retour le temps venu, en attendant, Zinia possède bien des secrets et des trésors qui valent la peine d’être vus, au moins une fois. »

Jeanne Mariem Correze, Le chant des cavalières, Les moutons électriques, 2020, p. 193.

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Aventures, Heroic fantasy

L’enfant de poussière

« Si les dieux existent et qu’ils sont ce que les hommes en disent, j’aurais dû mourir aujourd’hui. Alors, soit les dieux ne sont pas ce que les hommes en disent, soit ils n’existent pas du tout. La seule sagesse qui peut exister ici, c’est de dire que nous ne savons pas. Les premiers-penseurs dont je te parlais plus tôt l’avaient compris. Nous appelons leur philosophie la Pradekke, et c’est le ciment du pays var tel qu’il existe aujourd’hui. La Pradekke, c’est la différence entre le savoir et la croyance. Croire que l’on sait est ignorant. Savoir que l’on croit ne l’est pas. L’homme sage est capable de discerner les nuances entre ce qu’il sait et ce qu’il croit, parce que la croyance est la plus dangereuse des ignorances. »

Patrick K. Dewdney, L’enfant de poussière, Éditions Au diable vauvert, 2018, p. 371.

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