Il y a des personnes dont le destin sort de l’ordinaire. Régis Messac fait partie de ces personnes. Lire la suite « Régis Messac »
Saint-Germain-des-Prés
« C’est peu dire que de ce côté-ci de la Seine, l’air que l’on respire fleure bon la littérature, l’amour des livres et des grands écrivains. »
Jean-Paul Caracalla, Saint-Germain-des-Prés, Éditions de la Table Ronde, 2017, p. 17.
Churchill m’a menti
« Churchill le fusille du regard. Les Allemands livrent la bataille d’Angleterre, progressent partout, bombardent Londres. Sa mission est d’abord de protéger son pays. Sa mission est de gagner la guerre ! De faire bouffer ses c… à Hitler !
Le père de Victoire sort du bureau du Premier Ministre atterré : les îliens sont sacrifiés. »
Caroline Grimm, Churchill m’a menti, Le Livre de Poche, 2016, p. 48.
On n’a pas toujours du caviar
« D’abord l’Abwehr allemande. Puis, le Secret Service. Maintenant, le Deuxième Bureau. Tout cela, en l’espace de 96 heures. Il y a quatre jours encore, pensait Thomas, je vivais à Londres. J’étais un homme considéré, un banquier en pleine réussite. Qui va encaisser cette histoire ? Qui va me croire, au club ? »
Johannes Mario Simmel, On n’a pas toujours du caviar, Le Livre de Poche, 1977, p. 59.
Le carré de la vengeance
« Léo Vanmaele rechaussa ses lunettes pour indiquer qu’il avait terminé son exposé. Il observa le couple de tourtereaux à travers ses verres épais. Pour lui, la situation était claire comme de l’eau de roche : une idylle était en train de naître entre ces deux là. Mais il ne parvenait pas à comprendre comment une femme comme Hannelore pouvait tomber sous le charme d’un type comme Van In. Son ami avait quarante et un an, il fumait comme une usine du dix-neuvième siècle et il consommait autant qu’une Land Rover en régime tout-terrain ! »
Pieter Aspe, Le carré de la vengeance, Le livre de poche, 2009, p. 70-71.
Lune
S’il y a bien un thème universel dans les mythologies – qui ne sont rien d’autre que la façon dont les hommes, confrontés à des phénomènes naturels qu’ils ne pouvaient expliquer, construisaient une « histoire » permettant de les rendre accessibles -, c’est celui de la Lune, qui devenait visible tous les soirs, et dont le cycle restait assez incompréhensible. Naturellement, la plupart des civilisations l’ont mise en parallèle, comparée ou opposée au Soleil… Lire la suite « Lune »
L’alouette
« Tu dis ! « Bon, ils sont plus nombreux, ils ont de gros murs, des canons, de grosses réserves de flèches, ils sont toujours les plus forts. Soit. J’ai peur. Un bon coup. Là. Voilà. Maintenant que j’ai eu bien peur, allons-y ! » Et les autres sont si étonnés que tu n’aies pas peur que, du coup, ils se mettent à avoir peur, eux, et tu passes ! Tu passes, parce que comme tu es le plus intelligent, que tu as plus d’imagination, toi, tu as eu peur avant. Voilà tout le secret. »
Jean Anouilh, L’alouette, Éditions de la Table Ronde, 2004.
Comédie française
« Le journalisme a une manière de poser les questions qui, le plus souvent, ne reflète pas les préoccupations qui ont été les nôtres. La réponse, en outre, ne compte pas. L’époque de l’image ne permet pas la nuance, puisque tout va extrêmement vite et finit par s’annuler ».
Fabrice Luchini, Comédie française, Éditions J’ai lu, 2017, p. 198.
Tristesse et beauté
« À dix-sept ans, deux mois environ après son accouchement prématuré et sa tentative de suicide, Otoko avait été internée dans un hôpital psychiatrique et enfermée dans une chambre dont la fenêtre portait des barreaux de fer. Oki avait appris la nouvelle par la mère d’Otoko, mais n’avait pas été autorisé à parler à la jeune fille. »
Yasunari Kawabata, Tristesse et beauté, Éditions Albin Michel, 1981, p. 37-38.
Les enfants de Venise
« Une barque noire, longue et agile, apparut, comme surgie d’entre les roseaux. À bord, un homme dans la trentaine. Grand, maigre, vêtu de noir. Tiré à quatre épingles. Mais ce qui sautait d’abord aux yeux, c’étaient ses longs cheveux lisses, peignés avec soin, noués en chignon sur le côté droit avec un ruban rouge ».
Luca di Fulvio, Les enfants de Venise, Slatkine & Cie, 2017, p. 155.
