Policiers, Roman noir

La fabrique de la terreur

Chronique de La fabrique de la terreur, de Frédéric Paulin.

« La Turquie est un acteur incontournable dans la région, les Occidentaux sont bien obligés de faire avec. Pantani sent venir le moment où les Kurdes, fêtés en Europe comme des héros, seront lâchés par ceux-là même qui les encensent aujourd’hui. »

Frédéric Paulin, La fabrique de la terreur, Agullo Éditions, 2020, p. 280.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

La loi des hommes

Chronique de La loi des hommes, de Wendall Utroi.

« Les hommes sont lâches. Le cocher m’a expédiée sans un regard dans une ruelle des bas-fonds de la ville. Les boyaux de pavés grouillaient de mendiants, d’ouvriers tous aussi pauvres que moi. Ça sentait la misère, l’urine, les excréments, les relents d’alcool et de mauvais tabac. J’ai erré plusieurs jours, avec mon châle, mon baluchon et Timothy, emmitouflé dans un panier d’osier, avec ce qu’il me restait de nourriture. »

Wendall Utroi, La loi des hommes, Slatkine & Cie, 2020, p. 68.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

L’artiste

Chronique de L’artiste, d’Antonin Varenne.

« Le cadavre était assis sur une chaise de la cuisine, face à la table, tête en arrière. Dans sa gorge s’ouvraient plusieurs petites bouches rouges, façon Rolling Stones. De la verrière, le soleil tombait avec un angle tendre sur le corps raide. Le parquet avait déjà absorbé l’eau, sauf sous la table où il fléchissait et formait une cuvette. La surface lumineuse de l’eau, mélangée à du sang, reflétait le mort et la table en une symétrie sépia et rosée. »

Antonin Varenne, L’artiste, Éditions Points, 2020, p. 38-39.

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Historiques, Policiers, Roman noir

Metropolis

Chronique de Metropolis, de Philip Kerr.

« Ce qu’il ressortait de cet entretien de la Wilhelmstrasse, c’était que tout le monde, ou presque, au sein du gouvernement se fichait pas mal du sort de quelques prostituées alors que sévissait un meurtrier jugé beaucoup plus nocif au niveau politique. Nos dirigeants estimaient que les agissements du Dr Gnadenschuss faisaient honte à la République et que son arrestation était désormais une priorité absolue. Parallèlement, le colonel Magnus Heimannsberg, qui avait assisté lui aussi à cette réunion, chargea ses agents en uniforme de la Schupo de conseiller aux prostituées de Berlin de ne pas traîner dans les rues, sinon à leurs risques et périls. »

Philip Kerr, Metropolis, Éditions du Seuil, 2020, p. 141.

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Policiers, Roman noir

Il était une fois dans l’Est

Chronique de Il était une fois dans l’Est, d’Arpad Soltész.

« Miko regarde autour de lui, plein de confusion. Il est tout habillé. Dans un lit. Le sien. Çà c’est bien. Mieux que tout nu dans un lit étranger. Il y a beaucoup de lits au monde plus propres que le sien. Moins en vrac. Qui ne grincent pas tant. Mais celui-ci, c’est le sien. »

Arpad Soltész, Il était une fois dans l’Est, Éditions Points, 2020, p. 57.

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Bandes dessinées, Historiques, Policiers

Les enquêtes de Nicolas Le Floch – T. 3 Le fantôme de la rue Royale

Chronique de Les enquêtes de Nicolas Le Floch – T. 3 Le fantôme de la rue Royale, de Corbeyran & Chaiko.

« – La cohue a permis aux voleurs d’assouvir leurs instincts et aux bretteurs de se frayer un passage à la pointe de l’épée… Mais, en fin de compte, les morts appartiennent tous à la classe la plus modeste !

– Doit-on s’en étonner ? »

Corbeyran & Chaiko, Les enquêtes de Nicolas Le Floch – T. 3 Le fantôme de la rue Royale, Robinson – Hachette Livres, 2020, p. 12.

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Drame, Policiers

Les protégés de Sainte Kinga

Chronique de Les protégés de Sainte Kinga, de Marc Voltenauer.

« Les croyances et les convictions étaient pour lui les principaux dangers qui guettaient l’humanité. Persuadé de détenir la vérité, chacun s’enlisait dans ses propres certitudes, renforçant ainsi sa propre ignorance. Hugo aimait bien la sentence socratique, « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Reconnaître son ignorance comme postulat de base était l’attitude nécessaire pour s’ouvrir à une quête du savoir intelligente et demeurer critique à l’égard de soi-même.

Pour Hugo, les membres du Bloc identitaire suisse illustraient à merveille le concept de savants ignorants qui pensaient tout savoir. Plus ils s’enfermaient dans leurs convictions, plus leur ignorance des choses de ce monde se renforçait. »

Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga, Slatkine & Cie, 2020, p. 379.

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Aventures, Bandes dessinées, Policiers

New York Cannibals

Chronique de New York Cannibals, de Jerome Charyn (récit) et François Boucq (adaptation).

« – Pas besoin de vous faire un dessin, sergent, vous avez compris qu’on m’a mis dans l’obligation de relâcher Quinto et sa ribambelle de nymphettes.

– Après des mois à enquêter sur cet enfoiré, voilà comment on se le fait souffler. Il vous a donné les raisons, au moins ??

– Non, mais sans le savoir, on aurait marché sur les plates-bandes d’une opération en cours… Laquelle ? Il ne m’en a pas dit plus. Alors notre histoire de trafic de came, on peut joyeusement s’asseoir dessus ! »

Jerome Charyn et François Boucq, New York Cannibals, Les Éditions du Lombard, 2020, p. 49.

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Historiques, Policiers

Le cœur et la chair

Chronique de Le cœur et la chair, d’Ambrose Parry.

« Elle ne le connaissait que depuis peu de temps, mais cela lui avait suffi pour le cataloguer comme un digne représentant de ses semblables : égocentrique, enclin à la grandiloquence et persuadé que son instruction le plaçait au-dessus de ceux qui n’avaient pas bénéficié des mêmes chances que lui. Elle repensa à son arrogance, quand il avait repoussé son conseil dans la salle d’attente. Il découvrirait rapidement qu’il valait mieux l’avoir comme amie que comme ennemie, mais elle était prête à être l’une ou l’autre – cela dépendrait de lui. »

Ambrose Parry, Le cœur et la chair, Éditions Points, 2020, p. 94.

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Policiers, Roman noir

Les effarés

Chronique de Les effarés, de Hervé Le Corre.

« À genoux, Richard pleure avec une voix de môme et avance comme un pénitent vers le corps qui ne bouge plus et il le secoue en lui ordonnant de cesser de faire le con, de se réveiller, un costaud pareil descendu par un petit mec qui lui rend vingt centimètres et trente kilos, on croirait un manager qui tente de remettre son poulain sur pieds pour la quinzième reprise, merde, merde, tu dormiras plus tard. »

Hervé le Corre, Les effarés, Éditions Points, 2020, p. 24.

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