Classique, Drame, Roman

Sur les falaises de marbre

Chronique de Sur les falaises de marbre, d’Ernst Jünger.

« J’entendis plus tard frère Othon dire de nos jours passés chez les Maurétaniens, qu’une erreur ne devient une faute que si l’on persiste en elle. Ce propos me semblait encore plus vrai, quand je songeais à la situation où nous nous trouvions alors, à l’époque où cet ordre nous attirait. Il est des temps de décadence, où s’efface la forme profonde en laquelle notre vie profonde doit s’accomplir. »

Ernst Jünger, Sur les falaises de marbre, Éditions Gallimard, 1942, p. 35.

Lire la suite « Sur les falaises de marbre »

Classique, Roman

Au bonheur des Dames

Chronique de Au bonheur des Dames, d’Émile Zola.

« – La maison, pas de danger !… Ils parlaient de l’acheter l’année dernière, ils en donnaient quatre-vingt mille francs, le double de ce qu’elle vaut aujourd’hui. Mais le propriétaire, un ancien fruitier, un gredin comme eux, a voulu les faire chanter. Et d’ailleurs, il se méfie de moi, ils savent bien que je céderais encore moins… Non ! non ! j’y suis, j’y reste ! L’empereur, avec tous ses canons ne m’en délogerait pas. »

Émile Zola, Au Bonheur des Dames, Le Livre de Poche, 1883, page 212. 

Lire la suite « Au bonheur des Dames »

Classique, Drame, Non classé

Nana

Chronique de Nana, d’Émile Zola.

« Sommes-nous bêtes, hein ? finissait-elle par dire. Tu n’as pas idée comme tu es laid mon chat ! Ah bien ! si on te voyait au Tuileries ! »

Emile Zola, Nana, Classiques Français, 1993, texte de 1879, page 385.

Lire la suite « Nana »

Classique, Roman

Le ventre de Paris

Chronique de Le ventre de Paris, d’Émile Zola.

« C’était un monde de bonnes choses, de choses fondantes, de choses grasses. D’abord tout en bas contre la glace, il y avait une rangée de pots de rillettes, entremêlés de pots de moutarde. Les jambonneaux désossés venaient au-dessus, avec leur bonne figure ronde, jaune de chapelure, leur manche terminé par un pompon vert. Ensuite arrivaient les grands plats : les langues fourrées de Strasbourg, rouges et vernies, saignantes à côté de la pâleur des saucisses et des pieds de cochon ; les boudins, noirs, roulés comme des couleuvres bonnes filles ; les andouilles, empilées deux à deux, crevant de santé ; les saucissons pareils à des échines de chantre, dans leurs chapes d’argent ; les pâtés, tout chauds, portant les petits drapeaux de leurs étiquettes ; les gros jambons, les grosses pièces de veau et de porc, glacées, et dont la gelée avait des limpidités de sucre candi. »

Émile Zola, Le Ventre de Paris, Folio classique, 2018, p. 82.

Lire la suite « Le ventre de Paris »