« Tu as un bon coup d’oeil, Jules. Ça me ferait plaisir que tu fasses de la photo plus tard, dit mon père. Et ces mots-là non plus, je ne les ai pas oubliés. »
Benedict Wells, La fin de la solitude, Slatkine & Cie, 2017, p. 40.
L’ordre du jour
« On dirait que la puissance ne leur suffit pas, et qu’ils prennent un plaisir supplémentaire à forcer leurs ennemis d’accomplir, une dernière fois, en leur faveur, les rituels du pouvoir qu’ils sont en train d’abattre. »
Éric Vuillard, L’ordre du jour, Actes de Sud, 2017, p. 79.
Frappe-toi le cœur
« C’est une phrase d’Alfred de Musset qui m’a impressionnée : « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » »
Amélie Nothomb, Frappe-toi le cœur, Albin Michel, 2017, p.93.
Maharajah
« Si les bizarreries de M. Blake contribuaient à me divertir, il était également l’ombre qui obscurcissait ma belle humeur renaissante. J’avais prévu de m’excuser de ma conduite du premier jour, mais son entêtement à m’ignorer et à employer l’hindoustani pour m’isoler avait eu tôt fait d’étouffer chez moi toute velléité pacificatrice. »
Miranda J. Carter, Maharajah, le cherche midi, 2017, p. 86.
Fouché – T. 2 Le policier
« Je compte profondément revoir le rôle de la police, Monsieur Dubois… Tant sur le plan du crime crapuleux que sur celui des renseignements. Une bonne police se mêle de ce qui la regarde… et, surtout, de ce qui ne la regarde pas. Vous porterez vos efforts dans cette direction. Notre police doit tout voir, tout savoir… »
Nicolas Juncker, Patrick Mallet, Fouché – T. 2, Les Arènes BD, 2017, p. 20.
L’apprenti d’Araluen – T. 1 L’ordre des rôdeurs
« Halt se tenait maintenant derrière le fauteuil du Baron, légèrement en retrait, vêtu, comme à l’accoutumée, de brun et de gris, enveloppé dans la longue cape des Rôdeurs, d’un gris-vert moucheté. Halt était un homme troublant. Il avait pour habitude de surgir près de vous au moment où vous vous y attendiez le moins, et vous ne l’entendiez jamais approcher. »
John Flanagan, L’apprenti d’Araluen – T. 1 L’ordre des rôdeurs, Hachette Jeunesse, 2004, p. 38.
Lire la suite « L’apprenti d’Araluen – T. 1 L’ordre des rôdeurs »
Mon suicide
« Les richesses sociales sont limitées en quantité ; le travail est fatigant ; l’être humain est condamné à vieillir et à s’affaiblir. Cela, on ne le changera pas. Ces trois conditions expliquent les convoitises du Pauvre et les précautions que prend le Riche pour que son coffre-fort ne soit pas ouvert avec effraction. Elles expliquent les lois que les hommes ont faites pour qu’il y ait dans la société un ordre durable. »
Henri Roorda van Eysinga, Mon suicide, Éditions de l’Aire, 1992, p. 21.
Militaires en verve
« Un comte allemand : « Les Français se battent pour le butin, tandis que les Allemands ne veulent que la gloire. »
René Duguay-Trouin : « Oui Monsieur le comte, nous nous battons chacun afin de conquérir ce qui nous manque. »
Dialogue entre René Duguay-Trouin (1673-1736, capitaine-corsaire) et un comte allemand. Ce dialogue a également été prêté à Robert Surcouf. »
Militaires en verve, Éditions Pierre de Taillac, 2017, p. 55.
Undertaker – T.4 L’ombre d’Hippocrate
« On veut jouer au docteur ? Prescription de l’Undertaker : calibre 12 et 45… Quatre le matin… Plus personne le soir. »
Ralph Meyer, Caroline Delabie, Xavier Dorison, Undertaker – T.4 L’ombre d’Hippocrate, Dargaud Éditeurs, 2017, p.47.
Le dragon du Muveran
« Sur la table de communion, un cadavre était allongé, nu. Les bras étendus étaient perpendiculaires au corps. Les jambes, attachées ensemble à l’aide d’une corde. C’était l’image du Christ crucifié. Un homme. La cinquantaine probablement. Un énorme couteau était planté dans son cœur. »
Marc Voltenauer, Le dragon du Muveran, Pocket (Slatkine & Cie), 2016, p. 31.
