Historiques, Policiers

Le cœur et la chair

Chronique de Le cœur et la chair, d’Ambrose Parry.

« Elle ne le connaissait que depuis peu de temps, mais cela lui avait suffi pour le cataloguer comme un digne représentant de ses semblables : égocentrique, enclin à la grandiloquence et persuadé que son instruction le plaçait au-dessus de ceux qui n’avaient pas bénéficié des mêmes chances que lui. Elle repensa à son arrogance, quand il avait repoussé son conseil dans la salle d’attente. Il découvrirait rapidement qu’il valait mieux l’avoir comme amie que comme ennemie, mais elle était prête à être l’une ou l’autre – cela dépendrait de lui. »

Ambrose Parry, Le cœur et la chair, Éditions Points, 2020, p. 94.

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Policiers, Roman noir

Les effarés

Chronique de Les effarés, de Hervé Le Corre.

« À genoux, Richard pleure avec une voix de môme et avance comme un pénitent vers le corps qui ne bouge plus et il le secoue en lui ordonnant de cesser de faire le con, de se réveiller, un costaud pareil descendu par un petit mec qui lui rend vingt centimètres et trente kilos, on croirait un manager qui tente de remettre son poulain sur pieds pour la quinzième reprise, merde, merde, tu dormiras plus tard. »

Hervé le Corre, Les effarés, Éditions Points, 2020, p. 24.

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Aventures, Médiéval fantasy

Le royaume de Pierre d’Angle – T. 3 Les adieux

Chronique de Le royaume de Pierre d’Angle – T. 3 Les adieux, de Pascale Quiviger.

« La route était belle et les dorures de l’automne donnaient à Ema l’impression d’avancer dans une enluminure. Le terrain accidenté, les cimes agitées, l’empreinte des sabots dans le sol argileux : tout l’invitait à revenir habiter le monde. L’air vif qui lui mordait le visage allégeait sa peine pourtant si profonde. »

Pascale Quiviger, Le royaume de Pierre d’Angle – T. 3 Les adieux, Éditions du Rouergue, 2020, p. 61.

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Roman noir

Le goût de la viande

Chronique de Le goût de la viande, de Gildas Guyot.

« Je n’étais ni une veuve, ni un orphelin, je ne demandais ni grâce, ni pitié, je voulais simplement qu’on me bousille. Comment ce paladin de mes deux avait-il pu se méprendre à ce point ? Pourquoi avait-il foutu ses godillots dans ce trou ? Ses pieds dans mon plat ? Il avait l’air malin maintenant de s’être mêlé de choses qui ne le regardaient pas : une jolie fleur de coquelicot au milieu du visage. Ça lui apprendra à ne pas savoir faire la différence entre une juste cause et une cause perdue. Bravo, mon salaud ! »

Gildas Guyot, Le goût de la viande, Éditions Points, 2020, p. 38.

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Policiers

La dame de Reykjavik

Chronique de La dame de Reykjavik, de Ragnar Jonasson.

« Ce n’était pas l’indifférence des médias qui la gênait, mais l’impression tenace que son collègue avait été négligent. Alexander. Elle n’avait jamais vraiment cru en ses capacités. Il n’était ni consciencieux ni particulièrement brillant, et s’il était parvenue à garder son poste au sein de la brigade criminelle, il le devait seulement à un mélange d’obstination et de relations soigneusement entretenues. Dans un monde plus juste, elle aurait été sa supérieure – plus intelligente, plus scrupuleuse, plus expérimentée… »

Ragnar Jonasson, La dame de Reykjavik, Éditions Points, 2020, p. 35.

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Policiers, Roman noir

Les mains vides

Chronique de Les mains vides, de Valerio Varesi.

« – Un conseil, reprit sérieusement Gerlanda, ne jouez pas les Don Quichotte. Que vous le vouliez ou non, vous faites partie de la police et la police a toujours été du côté des puissants. Depuis quand la police change le monde ? Dites plutôt qu’elle a empêché que ça change !

Il y avait un mélange de cynisme et d’amertume dans les propos de Roger, mais ce qui blessait surtout le commissaire, c’était d’être obligé d’admettre, une fois encore, un fond de vérité à ses propos. »

Valerio Varesi, Les mains vides, Éditions Points, 2020, p. 137.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Haine pour haine

Chronique de Haine pour haine, d’Eva Dolan.

« Les images haute résolution sur papier brillant montraient le cadavre en gros plan. Ça n’avait déjà pas été agréable à voir sur la scène de crime, dans l’obscurité, mais les flashs faisaient ressortir tous les détails, révélant la férocité absolue de l’attaque. Les traces de semelles sur la peau hâlée de l’homme, une paupière déchirée, une éclaboussure de cervelle, la vision abominable de sa colonne vertébrale qui faisait saillie d’un côté de la nuque. »

Eva Dolan, Haine pour haine, Éditions Points, 2020, p. 185.

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Historiques, Policiers

L’affaire écossaise

Chronique de L’affaire écossaise, de Stéphane Genêt.

« Dans un horizon constellé d’îles, la ville apparut comme appuyée sur les rochers. La partie basse reposait sur des pilotis avec des canaux qui rappelaient ceux de Hollande. Dans la cité haute, les maisons se serraient les unes sur les autres en amphithéâtre, très peu en brique, la plupart d’un bois peint en rouge. »

Stéphane Genêt, L’affaire écossaise, auto-édité, 2020, p. 53.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

De bonnes raisons de mourir

Chronique de De bonnes raisons de mourir, de Morgan Audic.

« Peut-être avait-elle finalement compris qu’elle ne pouvait pas le réparer. Les femmes aiment croire qu’elles peuvent changer les hommes. Les rendre meilleurs. Lui était un bel exemple de mâle fracturé. La mort de son père, de sa mère, le traumatisme de l’expulsion de Tchernobyl, la guerre en Tchétchénie, il en avait tant et tant, de plaies à panser. Elle avait cru que créer un foyer stable suffirait à apaiser son mal-être. Mais lui avait besoin de se frotter au mal pour avancer. »

Morgan Audic, De bonnes raisons de mourir, Le Livre de Poche, 2020, p. 57.

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Policiers, Thrillers

Cari Mora

Chronique de Cari Mora, de Thomas Harris.

« Hans-Peter est très fier de son système de liquéfaction. Il a dû débourser une coquette somme, ce procédé étant très recherché par les fervents écologistes soucieux d’éviter les émissions de gaz carbonique produites par la crémation. La méthode liquide n’a aucun impact sur l’environnement, et ne laisse d’ailleurs aucune trace : si une fille se révèle décevante, Hans-Peter peut se débarrasser d’elle d’un simple coup de chasse d’eau, et ce sans polluer la nappe phréatique. »

Thomas Harris, Cari Mora, Le Livre de Poche, 2020, p. 24.

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