« Ils jetèrent des pelletées de terre sur les cadavres, et, à chaque nouvelle pelletée, c’était sa vision de l’homme qu’il enterrait. Quelque chose de nouveau, de monstrueux et de terrifiant prenait sa place. Ce quelque chose était en train de changer irrémédiablement sa représentation de lui-même, sa foi dans la civilisation et dans la dignité humaine. »
Mechtild Borrmann, Le violoniste, Le livre de poche, 2016, p. 105.
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Le siècle T. 1 – La chute des géants
« Il en était allé ainsi constamment au cours de ces deux dernières semaines, songea Maud avec tristesse. Dans tous les pays, les adversaires de la guerre avaient perdu la partie : les Autrichiens avaient attaqué la Serbie alors qu’ils auraient encore pu s’en abstenir ; les Russes avaient préféré la mobilisation à la négociation ; les Allemands avaient refusé de participé à une conférence internationale qui aurait pu régler la crise ; les Français s’étaient vu offrir une chance de rester neutres et ils l’avaient laissé passer ; et voilà que les Anglais allaient intervenir dans le conflit alors qu’ils auraient pu conserver un rôle d’observateur. »
Ken Follett, Le siècle T. 1, La chute des géants, Le livre de poche, 17e édition, 2016, p. 327.
En voiture, Simone !
« Même ta mère est invitée chez ton fils, alors que nous non ! A force de vexer tes belles-filles, tout le monde nous tourne le dos. J’en parlais au futur, mais c’est déjà le cas ! Le pire, c’est que je me sens coupable d’aller chez mon fils sans y être conviée. Mais, je te préviens, tes erreurs ne m’empêcheront pas de profiter de mes petits-enfants. Et ne pense même pas à t’imposer ! »
Aurélie Valognes, En voiture, Simone !, Le livre de poche, p.67, 2017.
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Mémé dans les orties
« Ferdinand Brun est né un vendredi 13. Sa mère a fait tout ce qu’elle a pu pour le retenir quelques heures de plus, mais c’est en avance de vingt minutes qu’elle a pu constater la décevante masculinité de sa progéniture non désirée. »
Aurélie Valognes, Mémé dans les orties, Le Livre de Poche, p. 23, 2016.
Les conjurés de la pierre
« Dans le silence de mort, le son qui se répercutait au long du couloir et à travers la cour semblait déplacé. Il avait quelque chose de lugubre, comme s’il annonçait des funérailles. »
David Morrell, Les conjurés de la pierre, Le Livre de Poche, 1991.
La part de l’autre
« Un jury de peintres, graveurs, dessinateurs et architectes avait tranché sans hésiter le cas du jeune homme. Trait malhabile. Composition confuse. Ignorance des techniques . Imagination conventionnelle. Cela ne leur avait pris qu’une minute et ils s’étaient prononcés sans scrupules : cet Adolf Hitler n’avait aucun avenir. »
Eric-Emmanuel Schmitt, La part de l’autre, Le Livre de Poche, p. 11, 2005 (Ed. 09).
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Vernon Subutex
« Face à la débâcle, Vernon garde une ligne de conduite : il fait le mec qui ne remarque rien de particulier. Il a contemplé les choses s’affaisser au ralenti, puis l’effondrement s’est accéléré. Mais Vernon n’a cédé ni sur l’indifférence, ni sur l’élégance. »
Virginie Despentes, Vernon Subutex 1, Le Livre de Poche, p. 9, 2016.
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La trilogie berlinoise
« Ce soir-là, on eût dit que tout Berlin s’était donné rendez-vous à Neukölln, où Goebbels devait parler. Comme à son habitude, il jouerait de sa voix en chef d’orchestre accompli, faisant alterner la douceur persuasive du violon et le son alerte et moqueur de la trompette. »
Philip Kerr, La trilogie berlinoise, Le Livre de Poche, p. 85, 2010.
Des noeuds d’acier
« Il n’y a pas de perspective, pas d’espoir. Même plus celui de m’enfuir. Vraiment, ils ont bien joué ces fumiers. Bon Dieu, ils ne sont que deux pourtant. »
Sandrine Collette, Des noeuds d’acier, Le Livre de Poche, p. 162, 2014.
No et moi
« Je vais retracer l’itinéraire d’une jeune femme sans abri, sa vie, enfin… son histoire. Je veux dire… comment elle se retrouve dans la rue. »
Delphine de Vigan, No et moi, Edition Le Livre de Poche, p. 12, 2016.
