Policiers

Regrets éternels

Chronique de Regrets éternels, de Pieter Aspe.

« Il laissa ses pensées le ramener vers le passé et ces temps héroïques qu’il avait connus. Mais les choses étaient allées de mal en pis : rien d’étonnant, avec des dirigeants aussi mous… Comment les citoyens pouvaient-ils l’être moins ? L’Empire romain, jadis si puissant, avait fini par péricliter. Il en irait de même de la civilisation occidentale… Les gens avaient besoin d’un exécutif fort… »

Pieter Aspe, Regrets éternels, Le Livre de Poche, 2019, p. 32.

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Policiers

La dame de Reykjavik

Chronique de La dame de Reykjavik, de Ragnar Jonasson.

« Ce n’était pas l’indifférence des médias qui la gênait, mais l’impression tenace que son collègue avait été négligent. Alexander. Elle n’avait jamais vraiment cru en ses capacités. Il n’était ni consciencieux ni particulièrement brillant, et s’il était parvenue à garder son poste au sein de la brigade criminelle, il le devait seulement à un mélange d’obstination et de relations soigneusement entretenues. Dans un monde plus juste, elle aurait été sa supérieure – plus intelligente, plus scrupuleuse, plus expérimentée… »

Ragnar Jonasson, La dame de Reykjavik, Éditions Points, 2020, p. 35.

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Policiers, Roman noir

Les mains vides

Chronique de Les mains vides, de Valerio Varesi.

« – Un conseil, reprit sérieusement Gerlanda, ne jouez pas les Don Quichotte. Que vous le vouliez ou non, vous faites partie de la police et la police a toujours été du côté des puissants. Depuis quand la police change le monde ? Dites plutôt qu’elle a empêché que ça change !

Il y avait un mélange de cynisme et d’amertume dans les propos de Roger, mais ce qui blessait surtout le commissaire, c’était d’être obligé d’admettre, une fois encore, un fond de vérité à ses propos. »

Valerio Varesi, Les mains vides, Éditions Points, 2020, p. 137.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Haine pour haine

Chronique de Haine pour haine, d’Eva Dolan.

« Les images haute résolution sur papier brillant montraient le cadavre en gros plan. Ça n’avait déjà pas été agréable à voir sur la scène de crime, dans l’obscurité, mais les flashs faisaient ressortir tous les détails, révélant la férocité absolue de l’attaque. Les traces de semelles sur la peau hâlée de l’homme, une paupière déchirée, une éclaboussure de cervelle, la vision abominable de sa colonne vertébrale qui faisait saillie d’un côté de la nuque. »

Eva Dolan, Haine pour haine, Éditions Points, 2020, p. 185.

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Historiques, Policiers

L’affaire écossaise

Chronique de L’affaire écossaise, de Stéphane Genêt.

« Dans un horizon constellé d’îles, la ville apparut comme appuyée sur les rochers. La partie basse reposait sur des pilotis avec des canaux qui rappelaient ceux de Hollande. Dans la cité haute, les maisons se serraient les unes sur les autres en amphithéâtre, très peu en brique, la plupart d’un bois peint en rouge. »

Stéphane Genêt, L’affaire écossaise, auto-édité, 2020, p. 53.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

De bonnes raisons de mourir

Chronique de De bonnes raisons de mourir, de Morgan Audic.

« Peut-être avait-elle finalement compris qu’elle ne pouvait pas le réparer. Les femmes aiment croire qu’elles peuvent changer les hommes. Les rendre meilleurs. Lui était un bel exemple de mâle fracturé. La mort de son père, de sa mère, le traumatisme de l’expulsion de Tchernobyl, la guerre en Tchétchénie, il en avait tant et tant, de plaies à panser. Elle avait cru que créer un foyer stable suffirait à apaiser son mal-être. Mais lui avait besoin de se frotter au mal pour avancer. »

Morgan Audic, De bonnes raisons de mourir, Le Livre de Poche, 2020, p. 57.

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Policiers, Thrillers

Cari Mora

Chronique de Cari Mora, de Thomas Harris.

« Hans-Peter est très fier de son système de liquéfaction. Il a dû débourser une coquette somme, ce procédé étant très recherché par les fervents écologistes soucieux d’éviter les émissions de gaz carbonique produites par la crémation. La méthode liquide n’a aucun impact sur l’environnement, et ne laisse d’ailleurs aucune trace : si une fille se révèle décevante, Hans-Peter peut se débarrasser d’elle d’un simple coup de chasse d’eau, et ce sans polluer la nappe phréatique. »

Thomas Harris, Cari Mora, Le Livre de Poche, 2020, p. 24.

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Policiers, Psychologique, Thrillers

L’empathie

Chronique de L’empathie, de Antoine Renand.

« Je suis pour ma part spécialisé dans les violeurs en série mais je les inclus dans un cheminement psychique semblable à celui des serial killers. Beaucoup de tueurs en série ont commencé par violer, puis ont tué pour ne pas laisser derrière eux une victime susceptible de les identifier. Ensuite ils ont pris goût au meurtre, à la mise à mort, au sentiment de domination sur un autre être humain au point d’y devenir addict et que ça représente pour eux le comble du plaisir. »

Antoine Renand, L’empathie, Éditions Pocket, 2020, p. 188.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Octobre

Chronique de Octobre, de Soren Sveistrup.

« Avant d’aller jusqu’au bout de sa pensée, il perçoit un mouvement derrière lui, du côté du placard, et reçoit un premier coup sur la tête, suivi de plusieurs autres. Il fait tomber la lampe torche, des rais de lumière strient le plafond, qui se divise en une multitude d’images, comme lorsqu’on regarde dans un kaléïdoscope, tandis que les coups continuent de pleuvoir sur son visage et emplissent sa bouche de sang. »

Soren Sveistrup, Octobre, Le Livre de Poche, 2020, p. 282.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Sur le toit de l’enfer

Chronique de Sur le toit de l’enfer, d’Ilaria Tuti.

« Son portable vibra sur la table de nuit. Elle dut consulter à plusieurs reprises le nom sur l’écran avant de parvenir à le lire nettement. Elle se redressa en position assise, se racla la gorge pour retrouver sa voix.

– Ce n’est pas toi que j’attendais, fit-elle sans préambule.

– Ça, vous me le dites souvent, mais ensuite vous changez d’avis.

Marini avait au moins le sens de la repartie. »

Ilaria Tuti, Sur le toit de l’enfer, Pocket, 2020, p. 160.

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