« Je transcris ici l’enchaînement des faits tel qu’il s’est déroulé. Je ne commenterai pas l’irresponsabilité de mon désir – elle est sans doute à chercher du côté du sacré.
Je veux juste essayer de démonter la mécanique du désastre. De comprendre pourquoi, plus tard, j’ai incisé à jamais le cœur de ceux que j’aimais. »
Grégoire Delacourt, Danser au bord de l’abîme, Le Livre de Poche, p. 24.
Étiquette : Mort
L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard
« Le cabinet Joulia-Renard prend soin de votre tournure pour réussir l’épreuve du passage des portes du Paradis : habillage, fardage, camouflage des plaies, vos défunts sont présentés coquets et gracieux devant l’éternel. »
Isabelle Duquesnoy, L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard, Éditions de La Martinière, 2017, p. 397.
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Hippocrate aux enfers
« Moi, j’expérimente sur des hommes, et non sur des cobayes et des souris. »
Michel Cymes, Hippocrate aux enfers, Le Livre de Poche, 2017, p.39.
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Le passage
« La porte une fois close, il est un instant cruel et redouté : spectateur impassible de la nudité d’autrui, le médecin doit se dévêtir à son tour et cet acte, plus encore que celui qui va suivre, l’épouvante et le rend maladroit ; mais la honte est bue, les gestes nécessaires sont accomplis ; et comme un vieux gymnaste aux jointures ankylosées, s’essayant maladroitement aux exercices de barre et de trapèze de sa jeunesse, le médecin se démène gauchement sur le divan d’un hôtel borgne. »
Jean Reverzy, Le passage, Les Éditions du Sonneur, 2014, p. 22-23.
La fin de la solitude
« Tu as un bon coup d’oeil, Jules. Ça me ferait plaisir que tu fasses de la photo plus tard, dit mon père. Et ces mots-là non plus, je ne les ai pas oubliés. »
Benedict Wells, La fin de la solitude, Slatkine & Cie, 2017, p. 40.
Quelques minutes après minuit
« On n’écrit pas sa vie avec des mots. On l’écrit avec des actes. Ce que tu penses n’est pas important. C’est ce que tu fais qui compte. »
Patrick Ness, Quelques minutes après minuit, Folio Junior, 2016, p. 184.
À chaque aube je meurs
« Un homme pieux d’anxieux heaumes brièvement saufs fors l’appréhension des préjudices préhensiles parut ; c’était un vieux serviteur auprès de son seigneurial maître épris du devoir sincère de s’acquitter des tâches souvent ingrates que celui-ci donnait dans l’ignorance des faits, puisque jamais à l’avis d’autrui il n’avait eu recours […]. »
Philippe de Blandère, À chaque aube je meurs, Éditions Baudelaire, 2017, p. 85.
Death note – T.1
« Death note. Traduit littéralement, ça donne le cahier de la mort… »
Tsugumi Ohba & Takeshi Obata, Death note, T.1, Kana, 2007, p.12.
Simone, éternelle rebelle
« … L’adolescente qui aimait lire, la jeune déportée qui n’a cessé de lutter, l’épouse, la mère, la grand-mère, l’amie, la ministre, la présidente du Parlement européen, la discrète, la combattante, la passionnée, l’éternelle rebelle, est accueillie sous la Coupole. Comme le dira Paul, le jeune garçon connu en déportation qui est depuis devenu son ami « celle qui était condamnée à mourir et donc fatalement mortelle, est devenue Immortelle ». »
Sarah Briand, Simone, éternelle rebelle, Éditions Points, 2017, p. 167.
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Tous nos jours parfaits
« Finch est juste derrière moi. Si près que je sens son souffle. Il se penche et ajoute : Avant de mourir, je veux un jour parfait. »
Jennifer Niven, Tous nos jours parfaits, Gallimard, p.141, 2016.
